Dernière mise à jour : Janvier 2018

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Livre 5 – des Sociétés Commerciales

 

Chapitre Préliminaire  – Dispositions Générales du Warrant 

 

Article 544 : Le caractère commercial d'une société est déterminé par sa forme ou par son objet.

Sont commerciales à raison de leur forme et quel que soit leur objet, les sociétés par actions, les sociétés à responsabilité limitée, les sociétés en nom collectif.

«Art.544 : (Alinéa 2 modifié par l’article 4 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sont commerciales à raison de leur forme, et quel que soit leur objet, les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite, les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés par actions».

 

Article 545 : La société est, à peine de nullité constatée, par acte authentique.

Entre associés, aucun moyen de preuve n'est admis outre et contre le contenu de l'acte de société.

Les tiers peuvent, s'il y a lieu, être admis à prouver par tous les moyens, l'existence de la société. 

 

Article 546 : La forme, la durée qui ne peut excéder 99 ans, la raison ou la dénomination sociale, le siège social, l'objet social et le montant du capital social sont déterminés par les statuts de la société.

 

Article 547 : Le domicile de la société est au siège social.

Les sociétés qui exercent une activité en Algérie sont soumises à la loi algérienne.

 

Article 548 : Les actes constitutifs et les actes modificatifs des sociétés commerciales doivent, à peine de nullité, être publiés au centre  national du registre du commerce, selon les modalités qui sont propres à chaque forme de société.

 

Article 549 : La société ne jouit de la personnalité morale qu'à compter de son immatriculation au registre du commerce. Avant l'accomplissement de cette formalité, les personnes qui auront pris des engagements au nom  et pour le compte de la société, seront tenues solidairement et indéfiniment sur leur patrimoine à moins que la société, après avoir  été régulièrement constituée, ne reprenne à sa charge les engagements pris

Les engagements sont alors réputés avoir été souscrits dès l'origine par la société.

 

Article 550 : La dissolution de la société doit être publiée dans les mêmes conditions et délais que l'acte constitutif lui-même.

 

Titre 1– Règles de Fonctionnement des Diverses Sociétés Commerciales

 

Chapitre 1 – Sociétés en Nom Collectif  

 

Article 551 : Les associés en nom collectif ont tous la qualité de commerçant et répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales.

Les créanciers de la société ne peuvent poursuivre le paiement des dettes sociales contre un associé que quinze jours après une mise en demeure de la société par acte extra-judiciaire.

 

Article 552 : La raison sociale est composée du nom de tous les associés ou du  nom de l'un ou plusieurs d'entre eux suivi des mots “ et Compagnie ”.

 

Article 553 : La gérance appartient à tous les associés, sauf stipulation contraire des statuts qui peuvent désigner un ou plusieurs gérants associés ou nom ou en prévoir la désignation par un acte ultérieur.

 

Article 554 : Dans les rapports entre associés et en l'absence de la détermination de ses pouvoirs par les statuts, le gérant peut faire tous actes de gestion dans l'intérêt de la société.

En cas de pluralité de gérants, ceux-ci détiennent séparément les pouvoirs prévus à l'alinéa précédent, sauf le droit pour chacun de s'opposer à toute opération avant qu'elle soit conclue.

 

Article 555 : Dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par actes entrant dans l'objet social.

En cas de pluralité de gérants, ceux-ci détiennent séparément les pouvoirs prévus à l'alinéa précédent.

L'opposition formée par un gérant aux actes d'un autre gérant est sans effet à l'égard des tiers, à moins qu'il ne soit établi qu'ils en ont eu connaissance.

Les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants qui résultent du présent article, sont inopposables aux tiers.

 

Article 556 : Les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants sont prises à l'unanimité des associés. Toutefois, les statuts peuvent prévoir que certaines décisions sont prises à une majorité qu'ils fixent.

Les statuts peuvent également prévoir que les décisions sont prises par voie de consultation écrite, si la réunion de l'assemblée n'est pas demandée par l'un des associés.

 

Article 557 : Le rapport sur les opérations de l'exercice, l'inventaire, le compte d'exploitation générale, le compte des pertes et profits et le bilan établis par les gérants, sont soumis à l'approbation de l'assemblée des associés, dans le délai de six mois à compter de la clôture dudit exercice.

A cette fin, les documents visés à l'alinéa précédent ainsi que le texte des résolutions proposées, sont adressés aux associés quinze jours avant la réunion de l'assemblée. Toute délibération prise en violation du présent alinéa peut être annulée.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables lorsque tous les associés sont gérants.

Toute clause contraire aux dispositions du présent article est réputée non écrite.

 

Article 558 : Les associés non gérants ont le droit deux fois par an, de prendre par eux-mêmes, au siège social, connaissance des livres de commerce et de comptabilité, des contrats, factures, correspondances, procès-verbaux et plus généralement de tout document établi par la société ou reçu par elle.

Le droit de prendre connaissance emporte celui de prendre copie.

Dans l'exercice de ses droits, l'associé peut se faire assister d'un expert agréé.

 

Article 559 : Si tous les associés sont gérants ou si un ou plusieurs gérants choisis parmi les associés sont désignés dans les statuts, la révocation de l'un d'eux de ses fonctions ne peut être décidée qu'à l'unanimité des autres associés. Elle entraîne la dissolution de la société à moins que sa continuation ne soit prévue par les statuts ou que les autres associés ne la décident à l'unanimité. Le gérant révoqué peut alors décider de se retirer de la société en demandant le remboursement de ses droits sociaux, dont la valeur est déterminée au jour de la décision de révocation par un expert agréé, désigné soit par les parties, soit à défaut d'accord entre elles, par ordonnance du tribunal statuant en la forme des référés. Toute clause contraire est réputée inopposable aux créanciers.

Si un ou plusieurs associés sont gérants et ne sont pas désignés  par les statuts, chacun d'eux peut être révoqué de ses fonctions, dans les conditions prévues par les statuts ou, à défaut, par une décision des autres associés, gérants ou nom, prise à l'unanimité.

Le gérant non associé peut être révoqué dans les conditions prévues par les statuts ou, à défaut, par une décision des associés prise à la majorité. 

Chaque associé conserve le droit de provoquer la révocation judiciaire pour motif légitime.

Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à une réparation du préjudice subi.

 

Article 560 : Les parts sociales ne peuvent être représentées par des titres négociables. Elles ne peuvent être cédées qu'avec le consentement de tous les associés.

Toute clause contraire est réputée non écrite.

 

Article 561 : La cession des parts sociales doit être constatée par acte authentique. Elle est rendue opposable à la société par la notification ou l'acceptation ou par elle dans un acte authentique.

Elle n'est opposable aux tiers qu'après accomplissement de ces formalités et, en outre, après publicité au registre du commerce.

 

Article 562 : La société prend fin par le décès de l'un des associés, sauf stipulation contraire des statuts.

En cas de continuation et si l'un ou plusieurs des héritiers de l'associé sont mineurs, ceux-ci ne répondent des dettes sociales pendant leur incapacité qu'à concurrence des forces de la succession de leur auteur.

 

Article 563 : En cas de faillite, d'interdiction d'exercer une profession commerciale ou d'incapacité frappant l'un des associés, la société est dissoute, à moins que sa continuation ne soit prévue par les statuts ou que les autres associés ne la décident à l'unanimité.

Dans le cas de continuation, la valeur des droits sociaux à rembourser à l'associé qui perd cette qualité, est déterminée conformément à l'alinéa 1er de l'article 559.

 

Chapitre 1 bis – Société en commandite simple

(Chapitre inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

 

Article 563 bis : (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les dispositions relatives aux sociétés en nom collectif sont applicables aux sociétés en commandite simple sous réserve des règles prévues par le présent chapitre.

 

Article 563 bis 1: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les associés commandités ont le statut des associés en nom collectif.

Les associés commanditaires répondent des dettes sociales seulement à concurrence du montant de leur apport. Celui-ci ne peut être un apport en industrie.

 

Article 563 bis 2: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La raison sociale est composée du nom de tous les associés commandités ou du nom de l'un ou plusieurs d'entre eux, suivi dans tous les cas des mots «et compagnie ».

Si la raison sociale comporte le nom d'un associé commanditaire. Celui-ci répond indéfiniment et solidairement des dettes sociales.

 

Article 563 bis 3: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts de la société en commandite simple doivent contenir les indications suivantes:

  • 1°) Le montant ou la valeur des apports de tous les associés,
  • 2°) La part dans ce montant ou cette valeur de chaque associé, commandité ou commanditaire,
  • 3°) La part globale des associés commandités et leur part des bénéfices ainsi que leur part dans le boni de liquidation.

 

Article 563 bis 4: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les décisions sont prises dans les conditions fixées par les statuts.

Toutefois, la réunion d'une assemblée de tous les associés est de droit si elle est demandée soit par un commandité, soit par le quart en capital des commanditaires.

 

Article 563 bis 5 : (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'associé commanditaire ne peut faire aucun acte de gestion externe, même en vertu d'une procuration.

En cas de contravention à ladite prohibition, l'associé commanditaire est tenu solidairement avec les associés commandités des dettes et engagements de la société qui résultent des actes prohibés. Suivant le nombre ou l'importance de ceux-ci, il peut être déclaré solidairement obligé pour tous les engagements de la société ou pour quelques uns seulement.

 

Article 563 bis 6: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les associés commanditaires ont le droit, deux fois par an, d'obtenir communication des livres et documents sociaux et de poser par écrit des questions sur la gestion sociale auxquelles il doit être répondu également par écrit.

 

Article 563 bis 7: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec le consentement de tous les associés.

Toutefois, les statuts peuvent stipuler:

  • 1°) que les parts des associés commanditaires sont librement cessibles entre associés,
  • 2°) que les parts des associés commanditaires peuvent être cédées à des tiers étrangers à la société avec le consentement de tous les commandités et de la majorité en capital des commanditaires,
  • 3°) qu'un associé commandité peut céder une partie de ses parts à un commanditaire ou à un tiers étranger à la société dans les conditions prévues au 2° ci-dessus.

 

Article 563 bis 8: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les modifications des statuts peuvent être décidées avec le consentement de tous les commandités et de la majorité en capital des commanditaires.

 

Article 563 bis 9: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société continue malgré le décès d'un commanditaire. S'il est stipulé que malgré le décès de l'un des commandités, la société continue avec ses héritiers, ceux-ci deviennent commanditaires lorsqu'ils sont mineurs non émancipés.

Si l'associé décédé était le seul commandité et si ses héritiers sont tous mineurs non émancipés, il doit être procédé à son remplacement par un nouvel associé commandité ou à la transformation de la société, dans le délai d'un an à compter de la date du décès. A défaut, la société est dissoute de plein droit à l'expiration de ce délai.

 

Article 563 bis 10: (Article inséré par l’article 5 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de faillite ou de règlement judiciaire d'un des associés commandités, d'interdiction d'exercer une profession commerciale ou d'incapacité frappant  l'un des associés commandités, la société est dissoute.

Toutefois, s'il existe un ou plusieurs autres associés commandités, les associés peuvent décider dans ce cas à l'unanimité la continuation de la société entre eux.

Les dispositions de l'article 563 ci-dessus leur sont applicables».

 

Chapitre 2 – Sociétés à responsabilité limitée

 

Chapitre 2 - Société à responsabilité limitée entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée

(Intitulé modifié par l’article 12 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

 

Article 564 : La société à responsabilité limitée est constituée entre des associés qui ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports.

Elle est désignée par une dénomination sociale, à laquelle peut être incorporée le nom d'un ou plusieurs associés, et qui doit être précédée ou suivie immédiatement des mots “ société à  responsabilité limitée ” ou des initiales “ S. A. R. L ”et de  l'énonciation du capital social.

«Art. 564 : (Article modifié par l’article 13 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

La société à responsabilité limitée est instituée par une ou plusieurs personnes qui ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports.

Lorsque la société à responsabilité limitée instituée conformément à l'alinéa précédent ne comporte qu'une seule personne en tant " qu'associé unique " celle-ci est dénommée " entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée".

L'associé unique exerce les pouvoirs dévolus à l'assemblée des associés par les dispositions du présent chapitre.

( .................... Le reste sans changement ....................)».

 

Article 565 : Tous les associés doivent intervenir à l'acte constitutif de la société en personne ou par mandataires justifiant d'un pouvoir  spécial.

 

Article 566 : Le capital social de la S. A. R. L. ne peut être inférieur à 30.000 DA. Il est divisé en parts sociales d'égale valeur nominale de 100 DA au moins.

Sa réduction à un moment inférieur doit être suivie, dans le délai d'un an, d'une augmentation ayant pour effet de le porter au montant prévu à l'alinéa précédent, à moins que, dans le même délai, la société n'ait été transformée en société d'une autre forme. A défaut, tout intéressé peut demander en justice la dissolution de la société, après avoir mis les représentants de celle-ci en demeure de régulariser la situation.

L'action est éteinte lorsque cette cause de dissolution a cessé d'exister le jour où le tribunal statue sur le fond en première instance.

«Art. 566 : (Article modifié par l’article 6 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital social de la S.A.R.L. ne peut être inférieur à 100.000 DA; il est divisé en parts sociales d'égale valeur nominale de 1.000 DA au moins.

Le reste sans changement .............................................. »

 

Article 567 : Les parts sociales doivent être souscrites en totalité par les associés et intégralement libérées, qu'elles représentent des rapports en nature ou en numéraire. Elles ne peuvent représenter des apports en industrie.

La répartition des parts est mentionnée dans les statuts.

Les fonds provenant de la libération des parts sociales, déposés en l'étude notariale, seront remis au gérant de la société après son inscription au registre du commerce.

 

Article 568 : Les statuts doivent contenir l'évaluation de chaque apport en nature. Il y est procédé au vu d'un rapport annexé aux statuts et établi sous sa responsabilité par un commissaire aux apports désigné par ordonnance du tribunal parmi les experts agréés.

Les associés sont solidairement responsables pendant cinq ans à l'égard des tiers de la valeur attribuée aux apports en nature lors de la constitution de la société.

 

Article 569 : Les parts sociales sont nominatives. Elles ne peuvent être représentées par des titres négociables.

 

Article 570 : Les parts sociales sont librement transmissibles par voie de succession et librement cessibles entre conjoints et entre ascendants et descendants.

 

Article 571 : Les parts sociales ne peuvent être cédées à des tiers étrangers à la société qu'avec le consentement de la majorité des associés représentant au moins le trois-quarts du capital social.

Le projet de cession est notifié à la société et à chacun des associés ; si la société n'a pas fait connaître sa décision dans le délai de trois mois à compter de la dernière des modifications prévues au présent alinéa, le consentement à la cession est réputé acquis.

Si, la société a refusé de consentir à la cession, les associés sont tenus dans le délai de trois mois, à compter de ce refus, d'acquérir ou de faire acquérir les parts au prix fixé par un expert agréé désigné soit par les parties, soit à défaut d'accord entre elles, par ordonnance du président du tribunal rendue sur requête de la partie la plus diligente. A la demande du gérant, ce délai peut être prolongé une seule fois par décision de justice, sans que cette prolongation puisse excéder six mois.

La société peut également avec le consentement de l'associé cédant, décider dans le même délai, de réduire son capital du montant de la valeur des parts de ces associés et de racheter les parts au prix déterminé dans les conditions ci-dessus. Un délai de paiement qui ne saurait excéder un an peut, sur justifications, être accordé à la société par décision de justice.

Si, à l'expiration du délai imparti, aucune des solutions prévues aux alinéas 3 et 4 ci-dessus n'est intervenue, l'associé peut réaliser la cession initialement prévue.

Toute clause contraire aux dispositions du présent article est  réputée non écrite.

«Art. 571 : (Alinéa 2 modifié par l’article 14 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Lorsque la société comporte plus d'un associé, le projet de cession est notifié à la société et à chacun des associés .............

( ...................... Le reste sans changement..................) ».

 

Article 572 : Les cessions de parts sociales ne peuvent être constatées que par acte authentique.

Elles ne sont opposables à la société et aux tiers qu'après leur signification à la société ou leur acceptation par elle dans un acte authentique.

 

Article 573 : En cas d'augmentation du capital par souscription de parts sociales en numéraire, les dispositions de l'article 567 sont applicables.

 

Article 574 : Si l'augmentation du capital est réalisée, soit en totalité, soit en partie, par des apports en nature, les dispositions de l'article 568, alinéa 1, sont applicables.

Les gérants de la société et les personnes ayant souscrit à l'augmentation du capital sont solidairement responsables pendant cinq ans, à l'égard des tiers, de la valeur attribuée aux apports en  nature.

 

Article 575 : La réduction du capital est autorisée par l'assemblée des associés statuant dans les conditions exigées pour la modification des statuts. En aucun cas, elle ne peut porter atteinte à l'égalité des associés.

Lorsque l'assemblée décide d'une réduction de capital non motivée par des pertes, les créanciers dont la créance est antérieure à la date de dépôt au greffe du procès-verbal de délibération, peuvent former opposition à la réduction dans le délai d'un mois à compter du jour de ce dépôt. Une décision de justice rejette l'opposition ou ordonne, soit le remboursement des créances, soit la constitution des garanties, si la société en offre et si elles sont jugées suffisantes. Les opérations de réduction du capital ne peuvent commencer pendant le délai d'opposition.

L'achat de ses propres parts par une société est interdit.

Toutefois, l'assemblée qui a décidé une réduction du capital non  motivée par des pertes peut autoriser le gérant à acheter un nombre déterminé de parts sociales pour les annuler.

 

Article 576 : La société à responsabilité limitée est gérée par une ou plusieurs personnes physiques.

Les gérants peuvent être choisis en dehors des associés.

Ils sont nommés par les associés, dans les statuts ou par un acte postérieur, dans les conditions prévues à l'article 582, alinéa 1er.

 

Article 577 : Dans les rapports entre associés, les pouvoirs des gérants sont déterminés par les statuts, et dans le silence de ceux-ci, par l'article 554 ci-dessus.

Dans les rapports avec les tiers, le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société, sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux associés. La société est engagée même par les actes du gérant qui ne relèvent pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.

Les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants qui  résultent du présent article sont inopposables aux tiers.

En cas de pluralité de gérants, ceux-ci détiennent séparément les pouvoirs prévus au présent article. L'opposition formée par un gérant aux actes d'un autre gérant est sans effet à l'égard des tiers, à  moins qu'il ne soit établi qu'ils en ont eu connaissance.

 

Article 578 : Les gérants sont responsables conformément aux règles de droit commun, individuellement ou solidairement suivant les cas, envers la société et envers les tiers, soit des infractions aux dispositions du présent code, soit des violations des statuts, soit des fautes commises par eux dans leur gestion. 

En outre, si la faillite de la société fait apparaître une insuffisance d'actif, le tribunal peut, à la demande du syndic,  décider que les dettes sociales seront supportées jusqu'à concurrence du montant qu'il déterminera, soit par les gérants, associés ou non,   salariés ou non, soit par les associés, soit par certains des uns aux autres, avec ou sans solidarité, sous condition pour les associés qu'ils aient participé effectivement à la gestion de la société.

Pour dégager leur responsabilité, les gérants et les associés impliqués doivent faire la preuve qu'ils ont apportée à la gestion des affaires sociales, toute l'activité et la diligence d'un mandataire salarié.

 

Article 579 : Le gérant est révocable par décision des associés représentant plus de la moitié du capital social. Toute clause contraire est réputée  non écrite. Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à une réparation du préjudice subi.

En outre, le gérant est révocable par les tribunaux pour cause légitime, à la demande de tout associé.

 

Article 580 : Les décisions des associés sont prises en assemblée.

Toutefois, les statuts peuvent stipuler que toutes les décisions ou certaines d'entre elles pourront être prises par consultations écrites des associés.

Les associés sont convoqués 15 jours au moins avant la réunion de l'assemblée par lettre recommandée portant indication de l'ordre du jour. 

Un ou plusieurs associés représentant au moins le 1/4 en capital social, peuvent demander la réunion d'une assemblée. Toute clause contraire est réputée non écrite.

Tout associé peut demander, en justice, la désignation d'un mandataire chargé de convoquer l'assemblée et de fixer son ordre du jour.

 

Article 581 : Chaque associé a le droit de participer aux décisions et dispose d'un nombre de voix égal à celui des parts sociales qu'il possède.

Un associé peut se faire représenter par un autre associé ou par son conjoint. Il ne peut se faire représenter par une autre personne que si les statuts le permettent.

Un associé ne peut constituer un mandataire pour voter du chef d'une partie de ses parts et voter en personne du chef de l'autre partie.

Toute clause contraire aux dispositions des alinéas 1er , 2 et 4 ci-dessus est réputée non écrite.

 

Article 582 : Dans les assemblées ou lors des consultations écrites, les décisions sont adoptées par un ou plusieurs associés représentant plus de la moitié du capital social.

Sauf stipulation contraire dans les statuts, si la majorité n'est pas atteinte à la première consultation, les associés sont selon les cas, convoqués ou consultés une seconde fois et les décisions sont prises à la majorité des votes émis, quelle que soit la portion du  capital social représentée.

 

Article 583 : L'assemblée des associés est présidée par le gérant.

Toute délibération de l'assemblée des associés est constatée par un procès-verbal.

 

Article 584 : Le rapport sur les opérations de l'exercice, l'inventaire, le compte d'exploitation générale, le compte des pertes et profits et le bilan, établis par les gérants sont soumis à l'approbation des associés réunis en assemblée, dans le délai de six mois à compter de la clôture de l'exercice.

A cette fin, les documents visés à l'alinéa précédent, ainsi que le texte des résolutions proposées et le cas échéant, le rapport des commissaires aux comptes sont communiqués aux associés dans les conditions et délais déterminés ci-dessous. Toute délibération prise en violation des dispositions du présent alinéa peut être annulée.

Toute clause contraire aux dispositions du présent article est réputée non écrite.                                                  

«Art. 584 : (Article complété par l’article 15 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Les alinéas 1, 2 et 3 du présent article et les articles 580, 581, 582, 583 et 586 ne sont pas applicables à l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée.

Dans ce cas, le rapport de gestion, l'inventaire et les comptes annuels sont établis par le gérant. L'associé unique approuve les comptes, dans le délai de six (6) mois à compter de la clôture de l'exercice.

L'associé unique ne peut déléguer ses pouvoirs. Ses décisions, prises aux lieu et place de l'assemblée, sont répertoriées dans un registre.

Les décisions prises en violation des dispositions du présent article peuvent être annulées à la demande de tout intéressé ».

 

Article 585 : Tout associé a le droit :

  • 1. D'obtenir à toute époque, au siège social, la délivrance d'une copie conforme des statuts en vigueur au jour de la demande. La société doit annexer à ce document la liste des gérants et, le cas échéant, des commissaires aux comptes en exercice et ne peut, pour cette délivrance, exiger le paiement d'une somme supérieure à celle fixée par la réglementation en vigueur ;
  • 2. A toute époque, de prendre par lui-même et au siège social,  connaissance des documents suivants : compte d'exploitation générale, compte des pertes et profits, bilans, inventaires, rapports soumis aux assemblées et procès-verbaux de ces assemblées concernant les trois derniers exercices sauf en ce qui concerne l'inventaire ; le droit de prendre connaissance emporte celui de prendre copie.
  • A cette fin, il peut se faire assister d'un expert agréé.
  • 3. De prendre connaissance ou copie pendant le délai de quinze jours qui précède toute assemblée, du texte des résolutions proposées, du rapport de la gérance ainsi que, le cas échéant, du rapport du commissaire aux comptes.

 

Article 586 : Toutes modifications dans les statuts sauf stipulation contraire, sont décidées à la majorité des associés représentant les trois-quarts du capital social. Toutefois, en aucun cas, la majorité ne peut obliger un des associés à augmenter sa part sociale.

 

Article 587 : Sauf en cas de cession de parts à un tiers, les décisions des assemblées extraordinaires doivent être précédées d'un rapport établi par un expert agréé sur la situation de la société.

 

Article 588 : La répétition des dividendes ne correspondant pas à des bénéfices réellement acquis, peut être exigée des associés qui les ont reçus.

L'action en répétition de prescrit par le délai de trois ans à compter de la mise en distribution des dividendes.

 

Article 589 : La société à responsabilité limitée n'est point dissoute par l'interdiction, la faillite, ou la mort d'un des associés sauf en ce dernier cas, stipulation contraire des statuts.

En cas de perte des trois-quarts du capital social, les gérants sont tenus de consulter les associés à l'effet de statuer sur la  question de savoir s'il y a lieu de prononcer la dissolution de la  société.

La décision des associés est, dans tous les cas, publiée  dans un journal habilité à recevoir les annonces légales de la wilaya du siège social, déposée au greffe du légales de la wilaya du siège social, déposée au greffe du tribunal du lieu de ce siège et inscrite au registre du commerce.

A défaut, par les gérants, de consulter les associés comme dans le cas où ceux-ci n'auraient pu délibérer régulièrement, tout intéressé peut demander la dissolution de la société devant les tribunaux.

 

Article 590 : Le nombre des associés d'une société à responsabilité limitée ne peut être supérieur à vingt. Si la société vient à comprendre plus de vingt associés, elle doit, dans le délai d'un an, être transformée en société par actions. A défaut, elle est dissoute, à moins que,  pendant ledit délai, le nombre des associés ne soit devenu égal ou inférieur à vingt.

 

Article 590 bis 1 : (Article inséré par l’article 16 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

En cas de réunion en une seule main de toutes les parts d'une société à responsabilité limitée, les dispositions de l'article 441 du code civil relatives à la dissolution judiciaire ne sont pas applicables.

 

Article 590 bis 2 : (Article inséré par l’article 16 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Une personne physique ne peut être associé unique que d'une seule société à responsabilité limitée. Une société à responsabilité limitée ne peut avoir pour associé unique une autre société à responsabilité limitée composée d'une seule personne.

En cas de violation des dispositions de l'alinéa précédent, tout intéressé peut demander la dissolution des sociétés irrégulièrement constituées. Lorsque l'irrégularité résulte de la réunion en une seule main de toutes les parts d'une société ayant plus d'un associé, la demande de dissolution ne peut être faite moins d'un an après la réunion des parts. Dans tous les cas, le tribunal peut accorder un délai maximal de six (6) mois pour régulariser la situation et ne peut prononcer la dissolution si, au jour où il statue sur le fond, la régularisation a eu lieu.

 

Article 591 : La transformation d'une société à responsabilité limitée en société en nom collectif exige l'accord unanime des associés.

 

Chapitre 3 – Société par Actions

(Chapitre abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

 

Section 1 – Dispositions Générales 

 

Article 592 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société par actions est la société qui est constituée entre des associés qui ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports.

Le nombre des associés ne peut être inférieur à neuf.

 

Article 593 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société par actions est désignée par une dénomination sociale qui doit être précédée ou suivie de la mention de la forme de la société et du montant du capital social.

Le nom d'un ou de plusieurs associés peut être inclus dans la dénomination.

 

Article 594 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital de la société par actions ne peut être inférieur à 300 000 DA.

Sa réduction à un montant inférieur doit être suivie, dans le délai d'un an, d'une augmentation ayant pour effet de la porter au montant prévu à l'alinéa précédent à moins que dans le même délai, la société n'ait été transformée en société d'une autre forme. A défaut, tout intéressé peut demander en justice la dissolution de la société, deux  mois après avoir mis les représentants de celle-ci, en demeure de régulariser la situation.

L'action est éteinte lorsque cette cause de dissolution a cessé d'exister le jour où le tribunal statue sur le fond en première instance.

 

Section 2 – Constitution des Sociétés par Actions

 

1 – Constitution avec Appel Public à l’Epargne 

 

Article 595 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le projet de statuts est établi par un notaire à la demande de l'un ou de plusieurs fondateurs. Une expédition de cet acte est déposée au greffe du tribunal.

 

Article 596 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital doit être intégralement souscrit.

Les actions de numéraire son libérées, lors de la soustraction, de 75 % au moins de leur valeur nominale. La libération du surplus intervient en une ou plusieurs fois sur décision du conseil d'administration dans un délai qui ne peut excéder deux ans à compter de l'immatriculation de la société au registre du commerce.

Les actions d'apports sont intégralement libérées dès leur émission.

 

Article 597 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La souscription des actions de numéraire est constatée par un bulletin de souscription date est signé par le souscripteur ou son mandataire qui écrit en toutes lettres le nombre de titres souscrits ; une copie sur papier libre lui est remise.

 

Article 598 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les fonds provenant des souscriptions en numéraire et la liste des souscripteurs avec l'indication des sommes versées par chacun d'eux, font l'objet d'un dépôt en l'étude notariale.

 

Article 599 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

 Les souscriptions et les versements sont constatés par une déclaration des fondateurs dans un acte notarié.

Sur présentation des bulletins de souscription, le notaire affirme dans l'acte qu'il dresse, que le montant des versements déclarés par les fondateurs est conforme à celui des sommes déposées dans son étude.

 

Article 600 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Après la déclaration de souscriptions et de versements, les fondateurs convoquent les souscripteurs en assemblée générale constitutive.

Cette assemblée constate que le capital est entièrement souscrit et que les actions sont libérées du montant exigible. Elle se prononce sur l'adoption des statuts qui ne peuvent être modifiés qu'à l'unanimité de tous les souscripteurs, nomme les premiers administrateurs, désigne un ou plusieurs commissaires aux comptes.

Le procès-verbal de la séance de l'assemblée constate, s'il y a lieu, l'acceptation de leurs fonctions par les administrateurs et par les commissaires aux comptes.

 

Article 601 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'apports en nature, un ou plusieurs commissaires aux apports sont désignés par décision de justice, à la demande des  fondateurs ou de l'un d'entre eux. Ils sont soumis aux  incompatibilités prévues à l'article 679.

Ces commissaires apprécient sous leur responsabilité, la valeur des apports en nature. Le rapport déposé au greffe, avec le projet de statuts, est tenu à la disposition des souscripteurs.

L'assemblée générale constitutive statue sur l'évaluation des apports en nature.

Elle ne peut la réduire qu'à l'unanimité de tous les souscripteurs.

A défaut d'approbation expresse des apporteurs et mentionnée au procès-verbal, la société n'est pas constituée.

 

Article 602 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les souscripteurs d'actions prennent part au vote ou se font représenter dans les conditions prévues aux articles 646 et 647.

L'assemblée constitutive délibère aux conditions de quorum et de  majorité prévues pour les assemblées extraordinaires.

 

Article 603 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Chaque souscripteur dispose d'un nombre de voix égal à celui des actions qu'il a souscrites, sans que ce nombre puisse excéder dix.

Le mandataire d'un souscripteur dispose des voix de son mandat dans les mêmes conditions et la même limite.

Lorsque l'assemblée délibère sur l'approbation d'un apport en nature, les actions de l'apporteur ne sont pas prises en compte pour le calcul de la majorité.

L'apporteur n'a voix délibérative, ni pour lui-même, ni comme mandataire.

 

Article 604 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

 Le retrait des fonds provenant des souscriptions en numéraire ne peut être effectué par le mandataire de la société avant l'immatriculation de celle-ci au registre du commerce.

Si la société n'est pas constituée dans le délai de six mois à compter du dépôt du projet de statuts au greffe, tout souscripteur peut demander en justice la nomination d'un mandataire chargé de retirer les fonds pour les restituer aux souscripteurs, sous déduction des frais de répartition.

Si le ou les fondateurs décident ultérieurement de constituer la société, il doit être procédé à nouveau au dépôt des fonds et à la déclaration prévue aux articles 598 et 599.

 

2 –  Constitution sans Recours Public à l’Epargne

 

Article 605 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque la société par actions se constitue en un seul acte, les dispositions du paragraphe 1, lui sont applicables à l'exception des articles 595, 597, 599, 601, al. 2, 3, 4, 602 et 603. 

 

Article 606 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les versements sont constatés par une déclaration d'un ou plusieurs actionnaires dans un acte notarié. Sur présentation de la liste des actionnaires, mentionnant les sommes versées par chacun d'eux, le notaire procède comme il est dit à l'article 599.

 

Article 607 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts contiennent l'évaluation des apports en nature. Il y  est procédé au vu d'un rapport annexé aux statuts et établi, sous sa  responsabilité, par un commissaire aux apports désigné par décision  de justice.

 

Article 608 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le rapport des commissaires aux apports est tenu, à l'adresse prévue du siège social, à la disposition des futurs actionnaires, qui peuvent en prendre copie, trois jours au moins avant la date de la signature des statuts.

 

Article 609 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts sont signés par les actionnaires, soit en personne,  soit par mandataire justifiant d'un pouvoir spécial, après la déclaration notariée de versements et après la mise à la disposition  des actionnaires, du rapport prévu à l’article précédent. 

 

Section 3 –  Direction et Administration de la Société par Actions

 

Sous-section 1 – du Conseil d’Administration

 

Article 610 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les premiers administrateurs et les premiers commissaires aux comptes son désignés dans les statuts.

 

Article 611 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société par actions est administrée par un conseil d'administration composé de trois membres au moins et de 7 membres au plus ; toutefois, en cas de fusion, ce nombre de 7 pourra être dépassé jusqu'à concurrence du nombre total des administrateurs en fonction depuis plus de six mois dans la sociétés fusionnées, sans pouvoir être supérieur à 14.

Sauf en cas de nouvelle fusion, il ne pourra être procédé à aucune nomination de nouveaux administrateurs, ni au remplacement des administrateurs décédés, révoqués ou démissionnaires, tant que le  nombre des administrateurs n'aura pas été réduit à 7.

Toutefois, en cas de décès ou de démission du président du conseil d'administration et si le conseil n'a pu le remplacer par un de ses membres, il pourra nommer sous réserve des dispositions de l'article 617, un administrateur supplémentaire qui sera appelé aux fonctions de président.

 

Article 612 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les administrateurs sont nommés par l'assemblée générale constitutive ou par l'assemblée générale ordinaire. Dans le cas prévu à l'article 610, ils sont désignés dans les statuts. La durée de leur fonction est déterminée par les statuts sans pouvoir excéder six ans en cas de nomination dans les statuts.

 

Article 613 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les administrateurs sont rééligibles, sauf stipulation contraire des statuts. Ils peuvent être révoqués à tout moment par l'assemblée générale ordinaire.

 

Article 614 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute nomination intervenue en violation des dispositions précédentes est nulle, à l'exception de celles auxquelles il peut être procédé dans les conditions prévues par l'article 617.

 

Article 615 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Un salarié, actionnaire dans la société, ne peut être nommé administrateur que si son contrat de travail est antérieur d'une année au moins à sa nomination et correspond à un emploi effectif ; il ne perd pas le bénéfice de ce contrat de travail. Toute nomination intervenue en violation des dispositions du présent alinéa est nulle.

Cette nullité n'entraîne pas celle des délibérations auxquelles a pris part l'administrateur irrégulièrement nommé.

En cas de fusion, le contrat de travail peut avoir été conclu avec l'une des sociétés fusionnées.

 

Article 616 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Un administrateur ne peut se voir consentir un contrat de travail par la société, postérieurement à sa nomination.

 

Article 617 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de vacance par décès ou par démission d'un ou plusieurs sièges d'administrateurs le conseil d'administration peut, entre deux assemblées générales, procéder à des nominations à titre provisoire.

Lorsque le nombre des administrateurs est devenu inférieur au  minimum légal, les administrateurs restants doivent convoquer immédiatement l'assemblée générale ordinaire en vue de compléter l'effectif du conseil.

Lorsque le nombre des administrateurs est devenu inférieur au minimum statutaire sans toutefois être supérieur au minimum légal, le  conseil d'administration doit procéder à des nominations à titre provisoire en vue de compléter son effectif dans le délai de trois mois à compter du jour où se produit la vacance.

 

Article 618 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les nominations effectuées par le conseil en vertu des alinéas 1 et 3 de l'article ci-dessus, sont soumises à ratification de la plus prochaine assemblée générale ordinaire.

A défaut de ratification, les délibérations prises et les actes accomplis antérieurement par le conseil n'en demeurent pas moins valables.

Lorsque le conseil néglige de procéder aux nominations requises ou  de convoquer l'assemblée, tout intéressé peut demander en justice la désignation d'un mandataire chargé de convoquer l'assemblée générale, à l'effet de procéder aux nominations ou de ratifier les nominations prévues à l'article 3.

 

Article 619 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration doit être propriétaire d'un nombre d'actions représentant au minimum, 20 % du capital social.

Ces actions sont affectées en totalité à la garantie de tous les actes de la gestion, même de ceux qui seraient exclusivement  personnels à l'un des administrateurs. Elles sont inaliénables.

Si au jour de sa nomination, un administrateur n'est pas propriétaire du nombre d'actions requis, ou si en cours de mandat, il cesse d'en être propriétaire, il est réputé démissionnaire d'office,  s'il n'a pas régularisé sa situation dans le délai de trois mois.

 

Article 620 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'ancien administrateur ou ses ayants droit recouvrent la libre disposition des actions de garantie, du seul fait de l'approbation par l'assemblée générale ordinaire des comptes du dernier exercice relatif à sa gestion.

 

Article 621 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissaires aux comptes veillent, sous leur responsabilité, à l'observation des dispositions prévues aux articles 619 et 620 et en dénoncent toute violation, dans leur rapport à l'assemblée générale  annuelle.

 

Article 622 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société ; il les exerce dans la limite de l'objet social et sous réserve de ceux expressément attribués par la loi aux assemblées d'actionnaires.

 

Article 623 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Dans les rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du conseil d'administration qui ne relèvent pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte  dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.

Les dispositions des statuts limitant les pouvoirs du conseil d'administration son inopposables aux tiers. 

 

Article 624 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration peut, dans la limite d'un montant total qu'il fixe, autoriser le président à donner des cautions, avals ou garanties au nom de la société. Cette autorisation peut également fixer, par engagement un montant au-delà duquel la caution, l'aval ou la garantie de la société ne peut être donné. Lorsqu'un engagement dépasse l'un ou l'autre des montants ainsi fixés, l'autorisation du  conseil d'administration est requise dans chaque cas.

La durée des autorisations prévues à l'alinéa précédent ne peut être supérieure à un an, quelle que soit la durée des engagements cautionnés, avalisés au garantis.

Par dérogation aux dispositions de l'alinéa 1er ci-dessus, le  président du conseil d'administration peut être autorisé à donner, à l'égard des administrations fiscales et douanières, des cautions,  avals ou garanties au nom de la société, sans limite de montant.

Le président du conseil d'administration peut déléguer le pouvoir qu'il a reçu en application des alinéas précédents.

Si les cautions, avals ou garanties ont été donnés pour un montant  total supérieur à la limite fixée pour la période en cours, le dépassement ne peut être opposé aux tiers qui n'en ont pas eu  connaissance, à moins que le montant de l'engagement invoqué  n'excède, à lui seul, l'une des limites fixées par la décision du  conseil d'administration prise en application de l'alinéa 1er ci-dessus.

 

Article 625 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le déplacement du siège social dans la même ville est décidé par le conseil d'administration.

S'il doit s'effectuer en dehors de cette ville, la décision appartient à l'assemblée générale ordinaire.

 

Article 626 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres sont présents. Toute clause contraire est réputée non écrite.

A moins que les statuts ne prévoient une majorité plus forte, les décisions sont prises à la majorité des membres présents.

Sauf disposition contraire des statuts, la voix du président de séance est prépondérante en cas de partage.

 

Article 627 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute convention entre une société et l'un de ses administrateurs, soit directement, soit indirectement, soit par personne interposée doit être soumise, à peine de nullité, à l'autorisation préalable de l'assemblée générale après rapport du commissaire aux comptes. 

Il en est de même pour les conventions entre une société et une autre entreprise, si l'un des administrateurs de la société est propriétaire associé ou non, gérant, administrateur du directeur de l'entreprise. L'administrateur qui se trouve dans l'un des cas ainsi  prévu, est tenu d'en faire la déclaration au conseil d'administration.

Les dispositions qui précédent ne sont pas applicables aux conventions normales portant sur les opérations de la société avec les clients. Les commissaires aux comptes présentent à l'assemblée générale, un rapport spécial sur les conventions autorisées par le conseil. 

L'assemblée statue sur le rapport du commissaire aux comptes. Les conventions qu'elle approuve ne peuvent être attaquées qu'en cas de  fraude.

A peine de nullité, il est interdit aux administrateurs d'une société de contracter sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert en compte courant ou autrement ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle, leurs engagements envers des tiers.

Le ou les administrateurs intéressés ne peuvent pas prendre part au vote et leurs actions ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la majorité.

 

Article 628 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les conventions autorisées par l'assemblée comme celles qu'elle n'autorise pas, produisent leur effet à l'égard des tiers, sauf lorsqu'elles sont annulées dans le cas de fraude.

Même en l'absence de fraude, les conséquences, préjudiciables à la société, des conventions non autorisées, peuvent être mises à la  charge de l'administrateur ou du directeur général intéressé et, éventuellement, des autres membres du conseil d'administration.

 

Article 629 : Sans préjudice de la responsabilité de l'administrateur ou du directeur général intéressé, les conventions visées à l'article 627 alinéas 2, 3, 4,5 et conclues sans autorisation préalable de l'assemblée générale, peuvent être annulées. Si elles ont eu des conséquences dommageables pour la société.

L'action en nullité se prescrit par trois ans, à compter de la date de la convention. Toutefois, si la convention a été dissimulée, le  point de départ du délai de la prescription est reporté au jour où elle a été révélée.

La nullité peut être couverte par un vote de l'assemblée générale intervenant sur rapport spécial des commissaires aux comptes exposant les circonstances en raison desquelles la procédure d'autorisation n'a pas été suivie. Les dispositions de l’article 627, alinéa 6,  sont applicables.

 

Article 630 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sous réserve des dispositions de l'article 615, les administrateurs ne peuvent recevoir de la société aucune rémunération, permanente ou non, autre que celles visées aux articles 631, 632, 633.

 

Article 631 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale peut allouer aux administrateurs, en  rémunération de leur activité, une somme fixe annuelle à titre de jetons de présence. Le montant de celle-ci est porté aux charges d'exploitation.

Les statuts peuvent prévoir que des tantièmes seront alloués au conseil d'administration dans les conditions prévues à l'article 728.

 

Article 632 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Il peut être alloué, par le conseil d'administration des rémunérations exceptionnelles pour les missions ou mandats confiés à des administrateurs ; dans ce cas, ces rémunérations, portées aux charges d'exploitation, sont soumises aux dispositions des articles 627 à 629.

 

Article 633 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration répartit librement entre ses membres, les sommes globales allouées aux administrateurs sous forme de jetons de présence et de tantièmes.

Le conseil d'administration peut autoriser le remboursement des frais de voyage et de déplacement et des dépenses engagées par les administrateurs dans l'intérêt de la société. 

 

Article 634 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration élit parmi ses membres un président qui est, à peine de nullité de la nomination, une personne physique. Il détermine sa rémunération.

 

Article 635 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le président est nommé pour une durée qui ne peut excéder celle de son mandat d'administrateur. Il est rééligible.

Le conseil d'administration peut le révoquer à tout moment. Toute disposition contraire est réputée non écrite.

 

Article 636 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'empêchement temporaire ou de décès du président, le conseil d'administration peut déléguer un administrateur dans les fonctions de président.

En cas d'empêchement temporaire, cette délégation est donnée pour une durée limitée ; elle est renouvelable. En cas de décès, elle vaut jusqu'à l'élection du nouveau président.

 

Article 637 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le président du conseil d'administration assume, sous sa  responsabilité, la direction générale de la société. Il représente la société dans ses rapports avec les tiers.

Sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux assemblées d'actionnaires ainsi que des pouvoirs qu'elle réserve de façon spéciale au conseil d'administration, et dans la limite de l'objet social, le président est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société.

Dans les rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du président du conseil d'administration qui ne relèvent  pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.

Les dispositions des statuts ou les décisions du conseil d'administration limitant ces pouvoirs, sont inopposables aux tiers.

 

Article 638 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sur proposition du président, le conseil d'administration peut donner, à une ou deux personnes physiques, mandat d'assister le président, à titre de directeurs généraux.

 

Article 639 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les directeurs généraux sont révocables à tout moment par le conseil d'administration, sur proposition du président. En cas de décès, de démission ou de révocation de celui-ci, ils conservent, sauf décision contraire du conseil, leurs fonctions et leurs attributions jusqu'à la nomination du nouveau président.

 

Article 640 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En accord avec son président, le conseil d'administration détermine l'étendue et la durée des pouvoirs délégués aux directeurs généraux. Lorsqu'un directeur général est administrateur, la durée de ses fonctions ne peut excéder celle de son mandat.

Les directeurs généraux disposent, à l'égard des tiers, des mêmes pouvoirs que le président.

 

Article 641 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale extraordinaire est seule habilitée à modifier les statuts dans toutes leurs dispositions ; toute clause contraire est réputée non écrite. Elle ne peut, toutefois, augmenter les engagements des actionnaires, sous réserve des opérations résultant d'un regroupement d'actions régulièrement effectué.

Elle ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins, sur première convocation, la moitié et, sur deuxième convocation, le quart des actions ayant le droit de vote. A défaut de ce dernier quorum, la deuxième assemblée peut être prorogée à une date postérieure de deux mois au plus à celle à  laquelle elle avait été convoquée.

Elle statue à la majorité des deux-tiers des voix exprimées ; dans le cas où il est procédé à un scrutin, il n'est pas tenu compte des bulletins blancs.

 

Sous-section 2 – Du directoire et du conseil de surveillance

 

1 - Du directoire

 

Article 642 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire prend toutes les décisions autres que celles visées à l'article 641.

Elle ne délibère valablement sur première convocation que si les actionnaires présents ou représentes possèdent au moins le quart des actions ayant le droit de vote. Sur deuxième convocation, aucun quorum n'est requis.

Elle statue à la majorité des voix exprimées ; dans le cas où il est procédé à un scrutin, il n'est pas tenu compte des bulletins blancs.

 

Article 643 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire est réunie au moins une fois par an, dans les six mois de la clôture de l'exercice, sous réserve de prolongation de ce délai par décision de justice.

Après lecture de son rapport, le conseil d'administration,  présente à l'assemblée, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits et le bilan. En outre, les commissaires aux comptes relatent, dans leur rapport, l'accomplissement de la mission  qui leur est dévolue par l'article 680.

L'assemblée délibère et statue sur toutes les questions relatives aux comptes de l'exercice écoulé.

Elle exerce les pouvoirs qui lui sont attribués notamment par les articles 627 à 629, 631 et 632.

 

Article 644 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale est convoquée par le conseil d'administration.

A défaut, elle peut être également convoquée :

  • 1. Par les commissaires aux comptes ;
  • 2. Par un mandataire, désigné en justice, à la demande, soit de  tout intéressé en cas d'urgence, soit d'un ou plusieurs actionnaires réunissant au moins le dixième du capital social ;
  • 3. Par les liquidateurs.

 

Article 645 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'ordre du jour des assemblées est arrêté par l'auteur de la convocation.

Toutefois, un ou plusieurs actionnaires représentant au moins 5 % du capital social, ont la faculté de requérir l'inscription à l'ordre du jour du projet de résolution ne concernant pas la présentation de candidat au conseil d'administration.

L'actionnaire qui veut user de cette faculté, peut demander à la société de l'aviser, par lettre recommandée, de la date prévue pour la réunion des assemblées ou de certaines d'entre elles, trente-cinq jours au moins avant cette date. La société est tenue d'envoyer cet avis, si l'actionnaire lui a adressé le montant des frais d'envoi.

Les demandes d'inscriptions de projets de résolution à l'ordre du jour, doivent être envoyées vingt-cinq jours au moins avant la date de l'assemblée réunie sur première convocation.

 

Article 646 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Un actionnaire peut se faire représenter par un autre actionnaire ou par son conjoint.

Tout actionnaire peut recevoir les pouvoirs émis par d'autres actionnaires en vue d'être représentés à une assemblée, Sans autres limites que celles résultants des dispositions légales ou statutaires fixant le nombre maximal des voix dont peut disposer une même personne, tant en son nom personnel que comme mandataire.

Les clauses contraires aux dispositions des alinéas précédents sont  réputées non écrites.

 

Article 647 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration doit adresser ou mettre à la disposition des actionnaires, les documents nécessaires pour permettre à ceux-ci de se prononcer en connaissance de cause et de porter un jugement informé sur la gestion et la marche des affaires de la société.

 

Article 648 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société doit adresser aux actionnaires ou mettre à leur disposition, les renseignements suivants contenus dans un ou plusieurs documents :

  • Les nom, prénom usuel et domicile, soit des administrateurs et directeurs généraux, soit, le cas échéant, l'indication des autres sociétés dans lesquelles ces personnes exercent des fonctions de gestion, de direction ou d'administration ; 

  • Le texte des projets de résolutions présentés par le conseil d'administration ;

  • Le cas échéant, le texte et l'exposé des motifs des projets de résolutions présentés par des actionnaires ;

  • Le rapport du conseil d'administration qui sera présenté à l'assemblée ;

  • Lorsque l'ordre du jour comporte la nomination d'administrateurs :

A – Les nom, prénom usuel et âge des candidats, leurs références professionnelles et leurs activités professionnelles au cours des 5 dernières années, notamment les fonctions qu'ils exercent ou ont exercées dans d'autres société ;

B – Les emplois ou fonctions occupées dans la société par les candidats et le nombre d'actions de la société dont ils sont  titulaires ou porteurs.

  • S'il s'agit de l'assemblée générale ordinaire, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits, le bilan, le rapport spécial des commissaires aux comptes faisant apparaître les résultats de la société au cours de chacun des cinq derniers exercices ou de chacun des exercices clos depuis la constitution de la société “ ou l'absorption par celle-ci, d'une autre société ” si leur nombre est inférieur à cinq ;

  • S'il s'agit d'une assemblée générale extraordinaire, le rapport des commissaires aux comptes qui sera, le cas échéant, présenté à l'assemblée.

 

Article 649 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le droit de vote attaché à l'action appartient à l'usufruitier dans les assemblées générales ordinaires et au nu-propriétaire dans les assemblées générales extraordinaires.

Les copropriétaires d'actions indivises sont représentés aux assemblées générales par l'un d'eux ou par un mandataire unique. En cas de désaccord, le mandataire est désigné en justice à la demande du copropriétaire le plus diligent.

Le droit de vote est exercé par le propriétaire des titres remis en gage.

 

Article 650 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A chaque assemblée, est tenue une feuille de présence contenant les  mentions suivantes:

  • 1.    Les noms, prénom usuel et domicile de chaque actionnaire présent, le nombre d'actions dont il est titulaire ; 
  • 2.    Les nom, prénom usuel et domicile de chaque actionnaire  représente, le nombre d'actions dont il est titulaire;
  • 3.    Les nom, prénom usuel et domicile de chaque mandataire le nombre d'actions de ses mandats, ainsi que le nombre de voix attaché à ces actions.

Le bureau de l'assemblée peut annexer à la feuille de présence, la procuration portant les nom, prénom usuel et domicile de chaque mandat, le nombre d'actions dont il est titulaire. Dans ce cas, le bureau de l'assemblée n'est pas tenu d'inscrire sur la feuille de présence, les mentions concernant les actionnaires représentés, mais le nombre des pouvoirs annexés a ladite feuille est indiqué sur  celle-ci. Ces pouvoirs devront être communiqués dans les mêmes conditions et en même temps que la feuille de présence.

La feuille de présence, dûment émargée par les actionnaires,  présents et les mandataires, est certifiée exacte par le bureau de l'assemblée.

 

Article 651 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Dans un délai de 15 jours de la tenue de l'assemblée, tout actionnaire a le droit d'obtenir communication :

  • 1.    De l'inventaire, du compte d'exploitation générale, du compte de pertes et profits, du bilan et de la liste des administrateurs et des actionnaires ;
  • 2.    Des rapports du conseil d'administration et des commissaires aux comptes, qui seront soumis à l'assemblée ;
  • 3.    Le cas échéant, du texte et de l'exposé des motifs des résolutions proposées, ainsi que des renseignements concernant les candidats au conseil d'administration ;
  • 4.    Du montant global, certifié exact par les commissaires aux comptes, des rémunérations versées aux personnes les mieux rémunérées, le nombre de ces personnes étant de cinq.

 

Article 652 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le droit à communication des documents, prévu à l'article 651,  appartient également à chacun des copropriétaires d'actions indivises, au nu-propriétaire et à l'usufruitier d'actions.

 

Article 653 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si la société refuse en totalité ou en partie la communication de documents, contrairement aux dispositions des articles 651 et 652, il sera statué par décision de justice, à la demande de l'actionnaire auquel ce refus aura été opposé.

 

II – Du conseil de surveillance

 

Article 654 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sous réserve des dispositions des articles 603 et 655, le droit de vote attaché aux actions de capital ou de jouissance est proportionnel à la quotité de capital qu'elles représentent et chaque action donne droit à une voix au moins.

Toute clause contraire est réputée non écrite.

Toutefois, en aucun cas, un actionnaire ne peut détenir à lui seul, la majorité des voix.

 

Article 655 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts peuvent limiter le nombre de voix dont chaque actionnaire dispose dans les assemblées.

 

Article 656 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital social est augmenté soit par émission d'actions nouvelles, soit par majoration du montant nominal des actions existantes.

 

Article 657 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions nouvelles sont libérées, soit en numéraire, soit par compensation avec des créances liquides et exigibles sur la société, soit par incorporation de réserves, bénéfices ou primes d'émission, soit par apport en nature.

 

Article 658 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'augmentation du capital par majoration du montant nominal des actions n'est décidée qu'avec le consentement unanime des actionnaires, à moins qu'elle ne soit réalisée par incorporation de réserves, bénéfices ou primes d'émission. 

 

Article 659 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions nouvelles sont émises, soit à leur montant nominal, soit à ce montant majoré d'une prime d'émission.

 

Article 660 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale extraordinaire est seule compétente pour décider, sur le rapport du conseil d'administration, une augmentation du capital.

Si l'augmentation du capital est réalisée par incorporation de réserves, bénéfices ou primes d'émission, l'assemblée générale statue, par dérogation aux dispositions de l'article 641 ; aux conditions de quorum et de majorité prévues à l'article 642.

L'assemblée générale peut déléguer au conseil d'administration, les pouvoirs nécessaires à l'effet de réaliser l'augmentation du capital en une ou plusieurs fois, d'en fixer les modalités, d'en  constater la réalisation et de procéder à la modification corrélative des statuts.

Est réputée non écrite, toute clause statutaire conférant au conseil d'administration, le pouvoir de décider l'augmentation du capital.

 

Article 661 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'augmentation du capital doit être réalisée dans le délai de cinq ans à dater de l'assemblée générale qui l'a décidée ou autorisée.

 

Article 662 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital doit être intégralement libéré avant toute émission d'actions nouvelles a libérer en numéraire, à peine de nullité de l'opération.

 

Article 663 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions comportent un droit préférentiel de souscription aux augmentations de capital.

Les actionnaires ont, proportionnellement au montant de leurs actions, un droit de préférence à la souscription des actions de numéraire émises pour réaliser une augmentation de capital. Toute clause contraire est réputée non écrite.

Pendant la durée de la souscription, ce droit est négociable lorsqu'il est détaché d'actions elles-mêmes négociables, dans le cas contraire, il est cessible dans les mêmes conditions que l'action elle-même.

 

Article 664 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si certains actionnaires n'ont pas souscrit les actions auxquelles ils avaient droit, à titre irréductible, les actions ainsi rendues disponibles sont attribuées aux actionnaires qui auront souscrit, à  titre réductible, un nombre d'actions supérieur à celui qu'ils pouvaient souscrire à titre préférentiel, proportionnellement aux droits de souscription dont ils disposent et en tout état de cause,  dans la limite de leurs demandes.

 

Article 665 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si les souscriptions à titre préférentiel et les attributions faites en vertu de souscriptions à titre réductible n'ont pas absorbé la totalité de l'augmentation du capital, le solde est réparti par le conseil d'administration si l'assemblée générale extraordinaire n'en a pas décidé autrement. A défaut, l'augmentation du capital n'est pas réalisée.

 

Article 666 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale qui décide l'augmentation du capital peut supprimer le droit préférentiel de souscription. Elle statue à cet effet, et à peine de nullité de la délibération, sur le rapport du conseil d'administration et sur celui des commissaires aux comptes.

Les attributaires éventuels des actions nouvelles ne peuvent à peine de nullité de la délibération, prendre part au vote supprimant en leur faveur le droit préférentiel de souscription. Le quorum et la  majorité requis pour cette décision sont calculés après déduction des actions possédées par lesdits attributaires. La procédure prévue à  l'article 673 n'a pas à être suivie.

 

Article 667 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque les actions sont grevées d'un usufruit, le droit préférentiel de souscription qui leur est attaché appartient au  nu-propriétaire. Si celui-ci vend les droits de souscription, les sommes provenant de la cession ou les biens acquis par lui au moyen de ces sommes, sont soumis à l'usufruit. Si le nu-propriétaire  néglige d'exercer sont droit, l'usufruitier peut se substituer à lui  pour souscrire aux actions nouvelles ou pour vendre les droits.

Dans ce dernier cas, le nu-propriétaire peut exiger le remploi des sommes provenant de la cession ; les biens ainsi acquis sont soumis à l'usufruit.

Les actions nouvelles appartiennent au nu-propriétaire pour la nue-propriété et à l'usufruitier pour l'usufruit. Toutefois, en cas de versement de fonds effectué par le nu-propriétaire ou l'usufruitier pour réaliser ou parfaire une souscription, les actions nouvelles n'appartiennent au nu-propriétaire et à l'usufruitier qu'à concurrence de la valeur des droits de souscription ; le surplus des actions nouvelles appartient en pleine propriété à celui qui a versé les fonds.

Les dispositions du présent article s'appliquent dans le silence de la convention des parties.

 

Article 668 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le délai accordé aux actionnaires pour l'exercice du droit de souscription, ne peut être inférieur à trente jours à dater de l'ouverture de la souscription.

Le délai de souscription se trouve clos par anticipation, dès que tous les droits de souscription, à titre irréductible, ont été exercés.

 

Article 669 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actionnaires sont informés de l'émission d'actions nouvelles et de ses modalités :

  • Soit par lettre recommandée avec demande d'avis de réception,

  • Soit par un avis, publié six jours au moins avant la date de souscription, dans un journal habilité à recevoir les annonces légales.

 

Article 670 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le contrat de souscription est constaté par un bulletin de souscription, établi dans les conditions déterminées par l'article 597.

 

Article 671 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions souscrites en numéraire sont obligatoirement libérées, lors de la souscription, de 75 % au moins de leur valeur nominale et,  le cas échéant, de la totalité de la prime d'émission. La libération  du surplus doit intervenir, en une ou plusieurs fois, dans le délai de deux ans à compter du jour où l'augmentation du capital est devenue définitive.

Les dispositions de l'article 598, sont applicables. Le retrait des fonds provenant des souscriptions en numéraire peut être effectué par un mandataire de la société, après la déclaration notariée constatant la souscription et les versements et à l'expiration d'un délai de trois jours francs à compter de leur dépôt.

Si l'augmentation de capital n'est pas réalisée dans le délai de six mois à compter de l'ouverture de la souscription, il peut être fait application des dispositions de l'article 604, alinéa 2.

 

Article 672 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les souscriptions, les versements et les libérations d'actions par compensation avec des créances liquides et exigibles sur la société,  sont constatés par une déclaration notariée émanant, suivant le cas,  soit du conseil d'administration soit de son mandataire.

 

Article 673 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'apports en nature ou de stipulation d'avantages particuliers, un ou plusieurs commissaires aux apports sont désignés, par décision de justice, à la demande du président du conseil d'administration. Ils sont soumis aux incompatibilités prévues à l'article 679.

Ces commissaires apprécient, sous leur responsabilité, la valeur des apports en nature et les avantages particuliers. Leur rapport est  mis à la disposition des actionnaires, 8 jours au moins avant la date de l'assemblée.

Les dispositions de l'article 603 sont applicables à l'assemblée générale extraordinaire.

Si l'assemblée approuve l'évaluation des apports et l'octroi d'avantages particuliers, elle constate la réalisation de  l'augmentation du capital.

Si l'assemblée réduit l'évaluation des apports ainsi que la rémunération d'avantages particuliers, l'approbation expresse des  modifications par les apporteurs, les bénéficiaires ou leurs mandataires dûment autorisés à cet effet, est requise. A défaut,  l'augmentation du capital n'est pas réalisée.

Les actions d'apport sont intégralement libérées dès leur émission.

 

Section 4 - Assemblées d'actionnaires

 

Article 674 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'attribution d'actions nouvelles aux actionnaires, à la  suite de l'incorporation au capital de réserves, bénéfices ou primes d'émission, le droit ainsi conféré est négociable ou cessible. Il appartient au nu-propriétaire, sous réserve des droits de l'usufruitier.

 

Article 675 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La réduction du capital est autorisée ou décidée par l'assemblée générale extraordinaire, qui peut déléguer au conseil d'administration, tous pouvoirs pour la réaliser, En aucun cas, elle ne peut porter atteinte à l'égalité des actionnaires.

Le projet de réduction du capital est communiqué aux commissaires aux comptes 45 jours au moins avant la réunion de l'assemblée.

L'assemblée statue sur le rapport des commissaires qui font connaître leur appréciation sur les causes et conditions de la réduction.

Lorsque le conseil d'administration réalise l'opération, sur délégation de l'assemblée générale, il en dresse procès-verbal soumis à publicité et procède à la modification corrélative des statuts.

 

Article 676 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque l'assemblée approuve un projet de réduction du capital non motivée par des pertes, les créanciers dont la créance est antérieure à la date de dépôt au greffe du procès-verbal de délibération,  peuvent former opposition à la réduction dans le délai de 30 jours à  compter de la date de ce dépôt.

Une décision de justice rejette l'opposition ou ordonne, soit le remboursement des créances, soit la constitution de garanties, si la  société en offre et si elles sont jugées suffisantes.

Les opérations de réduction du capital ne peuvent commercer pendant le délai d'opposition.

 

Article 677 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'achat de ses propres actions par une société est interdit.

Toutefois, l'assemblée générale qui a décidé une réduction du capital non motivée par des pertes peut autoriser le conseil d'administration, à acheter un nombre déterminé d'actions pour annuler.

 

Article 678 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire des actionnaires désigne pour trois ans, un ou plusieurs commissaires aux comptes choisis sur la liste d'experts agréés avec mandat de vérifier les livres, la caisse, le portefeuille et les valeurs de la société, de contrôler la régularité et la sincérité des inventaires et des bilans, ainsi que l'exactitude des informations données sur les comptes de la société dans le rapport du conseil d'administration.

Ils peuvent, à toute époque de l'année, opérer les vérifications ou contrôles qu'ils jugent opportuns.

Ils peuvent toujours convoquer l'assemblée générale des actionnaires en cas d'urgence.

A défaut de nomination des commissaires par l'assemblée générale, ou en cas d'empêchement ou de refus d'un ou de plusieurs des commissaires nommes, il est procédé à leur nomination ou à leur remplacement par ordonnance du président du tribunal du siège de la  société, à la requête de tout intéressé, les administrateurs dûment appelés.

Le commissaire, nommé par l'assemblée en remplacement d'un autre, ne demeure en fonctions que pendant le temps qui reste à courir du  mandat de sont prédécesseur.

 

Article 679 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Ne peuvent être commissaires aux comptes d'une société par actions :

  • 1.    les parents ou alliés jusqu'au 4° degré inclusivement, des administrateurs ou des apporteurs ;
  • 2.    les personnes recevant sous une forme quelconque, à raison de fonctions autres que celles de commissaire, un salaire ou une rémunération des administrateurs ou de la société, ou de toute entreprise possédant le dixième du capital de la société, ou dont celle-ci possède le 1/10ème  du capital ;
  • 3.    les personnes à qui l'exercice de la fonction d'administrateur est interdite ou qui sont déchues du droit d'exercer cette fonction.
  • 4.    le conjoint des personnes ci-dessus visées.

Si l'une des causes d'incompatibilité ci-dessus indiquées survient au cours du mandat, l'intéressé doit cesser immédiatement d'exercer ses fonctions et en informer le conseil d'administration, au plus  tard 15 jours après la survenance de cette incompatibilité.

 

Article 680 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissaires établissent un rapport dans lequel ils rendent compte, à l'assemblée générale, de l'exécution du mandat qu'elle leur a confié et doivent signaler les irrégularités et inexactitudes qu'ils auraient relevées. Ils font, en outre, un rapport spécial sur les opérations prévues à l'article 627 du présent code.

La délibération de l'assemblée contenant approbation du bilan et des comptes est nulle si elle n'a pas été précédée des rapports des commissaires, conforme aux dispositions ci-dessus.

 

Article 681 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissaires aux comptes ne sont pas civilement responsables des délits commis par les administrateurs, sauf si, en ayant eu connaissance, ils ne les ont pas révélés dans leur rapport à l'assemblée générale.

 

Article 682 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'étendue et les effets de la responsabilité des commissaires envers la société, sont déterminés d'après les règles générales du mandat.

 

Article 683 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L’inventaire, le bilan et le compte de profits et pertes, et généralement tous les documents qui d'après la loi, doivent être communiqués à l'assemblée, doivent être tenus à la disposition des actionnaires, au siège social, quinze jours au moins avant la date de l'assemblée.

 

Article 684 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A toute époque de l'année, tout actionnaire peut prendre connaissance ou copie au siège, par lui-même ou par mandataire, de tous les documents qui ont été soumis, aux assemblées générales durant les trois dernières années et, de procès-verbaux de ces assemblées.

 

Article 685 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute société par actions peut se transformer en société d'une autre forme si, au moment de la transformation, elle a au moins deux  ans d'existence et si elle a établi et fait approuver par les actionnaires le bilan de ses deux premiers exercices.

 

Section 5 – Formes particulières d'organisation

 

Article 686 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

(Article abrogé par l’article 23 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

La décision de transformation est prise sur le rapport des commissaires aux comptes de la société. Le rapport atteste que l'actif net est au moins égal au capital social.

La décision de transformation est publiée dans les conditions prévues au cas de modification de statuts. 

 

Section 6 – Modifications du capital social

 

Article 687 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La transformation en société en nom collectif nécessite l'accord de tous les associés. En ce cas, les conditions prévues aux articles 685 et 689, alinéa 1er, ne sont pas exigées.

La transformation en société à responsabilité limitée est décidée dans les conditions prévues pour la modification des statuts des sociétés de cette forme.

 

Article 688 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La dissolution anticipée de la société est prononcée par l'assemblée générale extraordinaire.

 

Article 689 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le tribunal peut, à la demande de tout intéressé prononcer la dissolution de la société, si le nombre des actionnaires est réduit à moins de neuf depuis plus d'un an.

Il peut accorder à la société un délai maximal de six mois pour régulariser la situation. 

 

Article 690 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si, du fait de pertes constatées dans les documents comptables,  l'actif net de la société devient inférieur au quart du capital social, le conseil d'administration est tenu dans les quatre mois qui suivent l'approbation des comptes ayant fait apparaître cette perte, de convoquer l'assemblée générale extraordinaire à l'effet de décider, s'il y a lieu, à dissolution anticipée de la société.

Si la dissolution n'est pas prononcée, la société est tenue, au plus tard à la clôture du deuxième exercice suivant celui au cours duquel la constatation des pertes est intervenue et sous réserve des dispositions de l'article 594, de réduire son capital d'un montant au moins égal à celui des pertes qui n'ont pu être imputées sur les  réserves, si, dans ce délai, l'actif net n'a pas été reconstituée à concurrence d'une valeur au moins égale au quart du capital social.

Dans les deux cas, la résolution adoptée par l'assemblée générale est déposée au greffe du tribunal et publiée dans un journal habilité à recevoir les annonces légales.

A défaut de réunion de l'assemblée générale, comme dans le cas où cette assemblée n'a pas pu délibérer valablement sur dernière convocation, tout intéressé peut demander en justice la dissolution de la société.

 

Article 691 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les fondateurs de la société auxquels la nullité est imputable et les administrateurs en fonctions au moment où elle a été encourue, peuvent être déclarés solidairement responsables du dommage résultant pour les actionnaires ou pour les tiers de l'annulation de la  société. 

La même responsabilité solidaire peut être prononcée contre ceux des actionnaires dont les apports ou les avantages n'ont pas été  vérifiés et approuvés.

 

Article 692 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'action en responsabilité fondée sur l'annulation de la société se prescrit dans les conditions prévues à l'article 743, alinéa 1er.

 

Article 693 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les administrateurs sont responsables, individuellement ou solidairement, selon le cas, envers la société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés par actions, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion.

Si plusieurs administrateurs ont coopéré aux mêmes faits, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la réparation du dommage.

 

Article 694 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Outre l'action en réparation du préjudice subi personnellement, les actionnaires peuvent, soit individuellement, soit en se groupant,  intenter l'action sociale en responsabilité contre les administrateurs. Les demandeurs sont habilités à poursuivre la réparation de l'entier préjudice subi par la société, à laquelle, le cas échéant, les dommages-intérêts sont alloués.

 

Article 695 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Est réputée non écrite, toute clause des statuts ayant pour effet de subordonner l'exercice de l'action sociale à l'avis préalable ou à l'autorisation de l'assemblée générale, ou qui comporterait par avance renonciation à l'exercice de cette action.

Aucune décision de l'assemblée générale ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les administrateurs pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat.

 

Article 696 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'action en responsabilité contre les administrateurs, tant sociale qu'individuelle, se prescrit par trois ans, à compter du fait dommageable ou s'il a été dissimulé, de sa révélation. Toutefois, lorsque le fait est qualifié crime, l'action se prescrit par dix ans.

 

Article 697 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de règlement judiciaire ou de faillite de la société, les personnes visées par la législation sur le règlement judiciaire, la faillite et les banqueroutes, peuvent être rendues responsables du passif social dans les conditions prévues par ladite législation. 

 

Article 698 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les seules valeurs mobilières émises par les sociétés par actions sont les actions.

 

Article 699 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'émission d'obligations, de parts bénéficiaires ou parts de fondateur est interdite à dater de l'entrée en vigueur du présent code

 

Article 700 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les cessions d'actions doivent, à peine de nullité, être dressées en forme authentique et le paiement du prix, effectué entre les mains du notaire rédacteur de l'acte.

 

Article 701 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions de numéraire sont celles dont le montant est libéré en espèces ou par compensation, celles qui sont émises par suite d'une incorporation au capital de réserves, bénéfices ou primes d'émission, et celles dont le montant résulte pour partie d'une libération en espèces. Ces dernières doivent être intégralement libérées lors de la souscription.

Toutes autres actions sont des actions d'apport. 

 

Article 702 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le montant nominal des actions ne peut être inférieur à 100 DA.

 

Article 703 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions ne sont négociables qu'après l'immatriculation de la société au registre du commerce ou l'inscription de la mention modificative à la suite d'une augmentation de capital.

 

Article 704 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions demeurent négociables après la dissolution de la société et jusqu'à la clôture de la liquidation.

 

Article 705 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'annulation de la société ou d'une émission d'actions n'entraîne pas la nullité des négociations intervenues antérieurement à la décision d'annulation, si les titres sont réguliers en la forme ; toutefois, l'acquéreur peut exercer un cours en garantie contre son vendeur.

 

Article 706 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sauf en cas de succession ou de cession, soit à un conjoint, soit à un ascendant ou à un descendant, la cession d'actions à un tiers, à quelque titre que ce soit, peut être soumise à l'agrément de la société par une clause des statuts.

 

Article 707 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si une clause d'agrément est stipulée, la demande d'agrément indiquant les nom, prénoms et adresse du cessionnaire, le nombre des actions dont la cession est envisagée et le prix offert, est notifiée à la société.

L'agrément résulte, soit d'une notification, soit du défaut de réponse dans le délai de trois mois à compter de la demande.

Si la société n'agrée pas le cessionnaire proposé, le conseil d'administration, selon le cas, est tenu, dans le délai de trois mois à compter de la notification du refus, de faire acquérir avec le consentement du cédant, par la société en vue d'une réduction du capital. A défaut d'accord entre les parties, le prix des actions est déterminé dans les conditions prévues à l'article 571, alinéa 3, du présent code.

Si, à l'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent l'achat n'est pas réalisé, l'agrément est considéré comme donné. Toutefois, ce délai peut être prolongé par décision de justice à la demande de la société.

 

Article 708 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si la société a donné son consentement à un projet de nantissement d'actions dans les conditions prévues à l'article 715, alinéa 1er, ce consentement emportera agrément du cessionnaire en cas de réalisation forcée des actions nanties selon les dispositions de l'article 969 du code civil à moins que la société ne préfère, après la cession, racheter, sans délai, les actions, en vue de réduire son capital.

 

2 – Amortissement du capital

 

Article 709 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions d'apport ne peuvent être détachées de la souche et ne sont négociables que deux ans après l'immatriculation de la société au registre du commerce ou l'inscription de la mention modificative à la suite de l'augmentation du capital.

 

Article 710 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de fusion de sociétés ou en cas d'apport par une société de partie de ses éléments d'actif à une autre société, l'interdiction de détacher les actions de la souche et de les négocier ne s'applique pas aux actions d'apport attribuées à une société par actions ayant, lors de la fusion ou de l'apport, plus de deux ans d'existence sous cette forme.

Toutefois, si le capital de la société absorbée ou apporteuse est,  lors de la fusion ou de l'apport, représenté en partie par des actions négociables et en partie par des actions non négociables, l'exception ci-dessus n'est applicable qu'à un nombre d'actions nouvelles proportionnel à la fraction du capital précédemment représentée par des actions négociables.

En cas de répartition des actions attribuées, entre les actionnaires de la société absorbée ou de la société apporteuse, les actionnaires possédant avant la fusion ou l'apport des actions non négociables, reçoivent des actions ayant le même caractère.

 

Article 711 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque l'Etat ou un établissement public national fait apport à une société, de biens faisant partie de son patrimoine, les actions d'apport qui lui sont remises peuvent être détachées de la souche et sont négociables dès que l'apport est devenu définitif.

 

3 – Réduction du capital

 

Article 712 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A défaut, par l'actionnaire, de libérer aux époques fixées par le conseil d'administration, les sommes restant à verser sur le montant des actions par lui souscrites, la société lui adresse une mise en demeure par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.

Un mois au moins après cette mise en demeure restée sans effet, la  société poursuit, sans aucune autorisation de justice, la vente des actions aux enchères publiques par un notaire. A cet effet, la société publie dans un journal habilité à recevoir les annonces légales, les numéros des actions mises en vente. Elle avise le débiteur et le cas échéant, ses codébiteurs de la mise en vente, par lettre recommandée contenant l'indication de la date et du numéro du journal dans lequel la publication a été effectuée. Il ne peut être procédé la mise en vente moins de quinze jours après l'envoi de la lettre recommandée.

 

Article 713 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'inscription de l'actionnaire défaillant est rayée de plein droit dans le registre des actions de la société. L'acquéreur est inscrit et de nouveaux certificats indiquant la libération des versements appelés et portant la mention «duplicatum» sont délivrés.

Le produit net de la vente revient à la société à due concurrence et s'impute sur ce qui est dû par l'actionnaire défaillant et ensuite sur le remboursement des frais exposés par la société pour parvenir à la vente. L'actionnaire défaillant reste débiteur ou profite de la différence.

 

4 – Souscription, achat ou prise en gage par les sociétés de leurs propres actions

 

Article 714 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'actionnaire défaillant, les cessionnaires successifs et les souscripteurs sont tenus solidairement du montant non libéré de l'action.

La société peut agir contre eux, soit avant ou après la vente, soit en même temps, pour obtenir tant la somme due que le remboursement des frais exposés.

Celui qui a désintéressé la société dispose d'un recours pour le tout contre les titulaires successifs de l'action ; la charge définitive de la dette incombe au dernier d'entre eux.

Deux ans après la date de l'envoi de la réquisition de transfert, tout souscripteur ou actionnaire qui a cédé son titre, cesse d'être tenu des versements non encore appelés.

 

Article 715 : (Article abrogé par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A l'expiration du délai de 30 jours à dater de la mise en demeure prévue par l'article 712, les actions sur le montant desquelles les versements exigibles n'ont pas été effectués, cessent de donner droit à l'admission et aux votes dans les assemblées d'actionnaires et sont déduites pour le calcul du quorum.

Le  droit aux dividendes et le droit préférentiel de souscription aux augmentations de capital attachés à ces actions sont suspendus.

Après paiement des sommes dues, l'actionnaire peut demander le versement des dividendes non prescrits. Il ne peut exercer une action du chef du droit préférentiel de souscription à une augmentation de capital, après expiration du délai fixé pour l'exercice de ce droit.

 

 

(Chapitre inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Chapitre 3 - Sociétés par actions

 

Section 1 - Dispositions générales

 

Article 592 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société par actions est la société dont le capital est divisé en actions et qui est constituée entre des associés qui ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports.

Le nombre des associés ne peut être inférieur à sept (07).

La condition visée à l'alinéa 2 n'est pas applicable aux sociétés à capitaux publics.

 

Article 593 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société par actions est désignée par une dénomination sociale qui doit être précédée ou suivie de la mention de la forme de la société et du montant du capital social.

Le nom d'un ou plusieurs associés peut être inclus dans la dénomination sociale >>.

 

Article 594 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital social doit être de cinq (05) millions de dinars au moins si la société fait publiquement appel à l'épargne, et de un (01) million de dinars au moins dans le cas  contraire.

La réduction à un montant inférieur doit être suivie, dans le délai d'un an, d'une augmentation ayant pour effet de le porter au montant prévu à l'alinéa précédent, à moins que dans le même délai, la société n'ait été transformée en société d'une autre forme.

A défaut, tout intéressé peut demander en justice la dissolution de la société, après avoir mis les représentants de celle-ci en demeure de régulariser la situation.

L'action est éteinte, lorsque cette cause de dissolution a cessé d'exister le jour où le tribunal statue sur le fond en première instance.

 

Section 2 – Constitution des sociétés par actions

 

Paragraphe 1 – Constitution avec appel public à l'épargne

 

Article 595 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le projet de statut de la société par actions est établi par un notaire à la demande d'un ou de plusieurs fondateurs; une expédition de cet acte est déposée au centre national du registre de commerce.

Les fondateurs publient sous leur responsabilité une notice dans les conditions déterminées par voie réglementaire.

Aucune souscription ne peut être reçue si les formalités prévues aux alinéas 1er et 2 ci-dessus n'ont pas été observées.

 

Article 596 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital doit être intégralement souscrit. Les actions en numéraire sont libérées, lors de la souscription, d'un quart au moins de leur valeur nominale. La libération du surplus intervient en une ou plusieurs fois sur décision du conseil d'administration ou du directoire, selon le cas, dans le délai qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'immatriculation de la société au registre de commerce, il ne peut être dérogé à cette règle que par une disposition législative expresse. Les actions d'apports en nature sont intégralement libérées dès leur émission.

 

Article 597 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La souscription des actions en numéraire est constatée par un bulletin de souscription établi dans les conditions déterminées par voie réglementaire.

 

Article 598 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les fonds, provenant des souscriptions en numéraire et la liste des souscripteurs avec l'indication des sommes versées par chacun d'eux, font l'objet d'un dépôt entre les mains du notaire ou auprès d'une institution financière légalement habilitée.

 

Article 599 : Les suscriptions et les versements sont constatés par une déclaration des fondateurs dans un acte notarié.

Sur présentation des bulletins de souscription, le notaire affirme dans l'acte qu'il dresse que le montant des versements déclarés par les fondateurs est conforme à celui des sommes déposées soit entre ses mains, soit auprès des institutions financières légalement habilitées.

 

Article 600 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Après la déclaration de souscriptions et de versements, les fondateurs convoquent les souscripteurs en assemblée générale constitutive dans les formes et délais prévus par voie réglementaire.

Cette assemblée constate que le capital est entièrement souscrit et que les actions sont libérées du montant exigible. Elle se prononce sur l'adoption des statuts qui ne peuvent être modifiés qu'à l'unanimité de tous les souscripteurs, nomme les premiers administrateurs ou membres du conseil de surveillance, désigne un ou plusieurs commissaires aux comptes.

Le procès-verbal de la séance de l'assemblée constate, s'il y a lieu, l'acceptation de leurs fonctions par les administrateurs ou membres du conseil de surveillance et par les commissaires aux comptes.

 

Article 601 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'apports en nature et sauf dispositions législatives particulières, un ou plusieurs commissaires aux apports sont désignés par décision de justice à la demande des fondateurs ou de l'un d'entre eux. Ils sont soumis aux incompatibilités prévues à l'article 715 bis 6, ci-dessous.

Les commissaires aux apports apprécient, sous leur responsabilité, la valeur des apports en nature. Le rapport déposé au centre national du registre de commerce avec les statuts, est tenu à la disposition des souscripteurs au siège de la société.

L'assemblée générale constitutive statue sur l'évaluation des apports en nature, Elle ne peut la réduire qu'à l'unanimité de tous les souscripteurs.

A défaut d'approbation expresse des apporteurs mentionnés au procès-verbal, la société n'est pas constituée.

 

Article 602 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les souscripteurs d'actions prennent part au vote ou se font représenter dans les conditions prévues à l'article 603.

L'assemblée constitutive délibère aux conditions de quorum et de majorité prévues pour les assemblées extraordinaires.

 

Article 603 : Chaque souscripteur dispose d'un nombre de voix égal à celui des actions qu'il a souscrites, sans que ce nombre puisse excéder cinq (5) pour cent du nombre total des actions. Le mandataire d'un souscripteur dispose des voix de son mandant dans les mêmes conditions et la même limite.

Lorsque l'assemblée délibère sur l'approbation d'un apport en nature, les actions de l'apporteur ne sont pas prises en compte pour le calcul de la majorité.

L'apporteur n'a voix délibérative, ni pour lui-même, ni comme mandataire.

 

Article 604 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le retrait des fonds provenant des souscriptions de fonds en numéraire ne peut être effectué par le mandataire de la société avant l'immatriculation de celle-ci au registre de commerce.

Si la société n'est pas constituée dans le délai de six mois, à compter du dépôt du projet de statut au centre national du registre de commerce, tout souscripteur peut demander en justice la nomination d'un mandataire chargé de retirer les fonds pour les restituer aux souscripteurs sous déduction des frais de répartition.

Si le ou les fondateurs décident ultérieurement de constituer la société; il doit être procédé à nouveau au dépôt des fonds et à la déclaration prévue aux articles 598 et 599 ci-dessus.

 

Paragraphe 2 – Constitution sans recours public à l'épargne

 

Article 605 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsqu'il n'est pas fait publiquement appel à l'épargne, les dispositions du paragraphe premier ci-dessus sont applicables, à l'exception des articles 595, 597, 600, 601 alinéas 2, 3 et 4, 602 et 603.

 

Article 606 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les versements sont constatés par une déclaration d'un ou plusieurs actionnaires dans un acte notarié. Sur présentation de la liste des actionnaires mentionnant les sommes versées par chacun d'eux, le notaire procède comme il est dit à l'article 599.

 

Article 607 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts contiennent l'évaluation des apports en nature. Il y est procédé au vu d'un rapport annexé aux statuts et établi, sous sa responsabilité, par un commissaire aux apports.

Si des avantages particuliers sont stipulés, la même procédure est suivie.

 

Article 608 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts sont signés par les actionnaires, soit en personne, soit par mandataire justifiant d'un pouvoir spécial, après la déclaration notariée de versements et après la mise à la disposition des actionnaires, dans les conditions et délais déterminés par voie réglementaire, du rapport prévu à l'article précédent.

 

Article 609 : Les premiers administrateurs ou les premiers membres du conseil de surveillance et les premiers commissaires aux comptes sont désignés dans les statuts.

 

Section 3 - Direction et administration de la société par actions

 

Sous-section 1 - Du conseil d'administration

 

Article 610 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société par actions est administrée par un conseil d'administration composé de trois membres au moins et de douze au plus.

En cas de fusion, le nombre total des administrateurs peut être élevé au nombre total des administrateurs en fonction depuis plus de six mois sans pouvoir être supérieur à vingt quatre.

Hormis, le cas de nouvelle fusion, il ne pourra être procédé à aucune nomination de nouveaux administrateurs ni au remplacement des administrateurs décédés, démissionnaires ou révoqués tant que leur nombre n'aura pas été ramené à douze (12).

 

Article 611 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les administrateurs sont élus par l'assemblée générale constitutive ou par l'assemblée générale ordinaire. La durée de leur mandat est déterminée par les statuts sans pouvoir excéder 6 ans.

 

Article 612 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Une personne physique ne peut appartenir simultanément à plus de cinq conseils d'administration, de sociétés par actions ayant leur siège social en Algérie.

Une personne morale peut être nommée administrateur dans plusieurs sociétés. Dans ce cas les dispositions de l'alinéa 1er ne sont pas applicables aux représentants permanents des personnes morales.

Lors de sa nomination, elle est tenue de désigner un représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et encourt les mêmes responsabilités civiles et pénales que s'il était administrateur en son nom propre, sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu'il représente.

Lorsque la personne morale révoque son représentant elle est tenue de pourvoir en même temps à son remplacement.

 

Article 613 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les administrateurs sont rééligibles. Ils peuvent être révoqués à tout moment par l'assemblée générale ordinaire.

 

Article 614 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute nomination intervenue en violation des dispositions précédentes est nulle, à l'exception de celles auxquelles il peut être procédé dans les conditions prévues à l'article 617 ci-dessous.

 

Article 615 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Un salarié, actionnaire dans la société, ne peut être nommé administrateur que si son contrat de travail est antérieur d'une année au moins à sa nomination et correspond à un emploi effectif; il ne perd pas le bénéfice de ce contrat de travail. Toute nomination intervenue en violation des dispositions du présent alinéa est nulle. Cette nullité n'entraîne pas celle des délibérations auxquelles a pris part l'administrateur irrégulièrement nommé.

En cas de fusion, le contrat de travail peut avoir été conclu avec l'une des sociétés fusionnées.

 

Article 616 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Un administrateur ne peut se voir consentir un contrat de travail par la société, postérieurement à sa nomination.

 

Article 617 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de vacance par décès ou par démission d'un ou plusieurs sièges d'administrateurs, le conseil d'administration peut, entre deux assemblées générales, procéder à des nominations à titre provisoire. Lorsque le nombre des administrateurs est devenu inférieur au minimum légal, les administrateurs restants doivent convoquer immédiatement l'assemblée ordinaire, en vue de compléter l'effectif du conseil.

Lorsque le nombre des administrateurs est devenu inférieur au minimum statutaire sans toutefois être inférieur au minimum légal, le conseil d'administration doit procéder à des nominations à titre provisoire en vue de compléter son effectif dans le délai de trois mois à compter du jour où se produit la vacance.

 

Article 618 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les nominations effectuées par le conseil en vertu des alinéas 1 et 3 de l'article 617 ci-dessus, sont soumises à ratification de la plus prochaine assemblée générale ordinaire. A défaut de ratification, les délibérations prises et les actes accomplis antérieurement par le conseil n'en demeurent pas moins valables.

Lorsque le conseil néglige de procéder aux nominations requises ou de convoquer l'assemblée, tout intéressé peut demander en justice la désignation d'un mandataire chargé de convoquer l'assemblée générale, à l'effet de procéder aux nominations ou de ratifier les nominations prévues à l'article précédent.

 

Article 619 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration doit être propriétaire d'un nombre d'actions représentant au minimum vingt pour cent (20%) du capital social. Le nombre minimum d'actions détenues par chaque administrateur est fixé par les statuts.

Ces actions sont affectées en totalité à la garantie de tous les actes de la gestion, même de ce qui seraient exclusivement personnels à l'un des administrateurs. Elles sont inaliénables.

Si au jour de la nomination, un administrateur n'est pas propriétaire du nombre d'actions requis, ou si en cours de mandat, il cesse d'en être propriétaire, il est réputé démissionnaire d'office, s'il n'a pas régularisé sa situation dans le délai de trois mois.

 

Article 620 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'ancien administrateur ou ses ayants droit recouvrent la libre disposition des actions de garantie, du seul fait de l'approbation par l'assemblée générale ordinaire des comptes du dernier exercice relatif à sa gestion.

 

Article 621 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissaires aux comptes veillent, sous leur responsabilité, à l'observation des dispositions prévues aux articles 619 et 620 et en dénoncent toute violation dans leur rapport à l'assemblée générale annuelle.

 

Article 622 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société; il les exerce dans la limite de l'objet social et sous réserve de ceux expressément attribués par la loi aux assemblées d'actionnaires.

 

Article 623 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Dans ses rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du conseil d'administration qui ne relèvent pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule la publication des statuts suffise à constituer cette preuve.

Les dispositions des statuts limitant les pouvoirs du conseil d'administration sont inopposables aux tiers.

 

Article 624 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration peut, dans la limite d'un montant total qu'il fixe, autoriser, selon le cas, son président ou un directeur général, à donner des cautions, avals ou garanties au nom de la société. Cette autorisation peut également fixer par engagement un montant au-delà duquel la caution, l'aval ou la garantie de la société ne peut être donné.

Lorsqu'un engagement dépasse l'un ou l'autre des montants ainsi fixés, l'autorisation du conseil d'administration est requise dans chaque cas.

La durée des autorisations, prévues à l'alinéa 3 ci-dessus, ne peut être supérieure à un an quelque soit la durée des engagements cautionnés, avalisés ou garantis.

Par dérogation aux dispositions des alinéas 2 et 4 ci-dessus, le président du conseil d'administration ou le directeur général peut être autorisé à donner à l'égard des administrations fiscales et douanières des cautions, avals ou garanties sans limite de montant et de durée.

Le président du conseil d'administration ou le directeur général peut déléguer, sous sa responsabilité, une partie des pouvoirs qu'il a reçus en application des alinéas précédents.

Si les cautions, avals ou garanties ont été donnés pour un montant total supérieur à la limite fixée pour la période en cours, le dépassement ne peut être opposé aux tiers qui n'en ont pas eu connaissance à moins que le montant de l'engagement invoqué n'excède à lui seul l'une des limites fixées par le conseil d'administration en application de l'alinéa 1er ci-dessus.

L'ensemble de ces autorisations et des pouvoirs accordés par le conseil d'administration doit faire l'objet d'une annonce légale à insérer au bulletin officiel des annonces légales au titre des avis financiers.

L'opposabilité aux tiers débute à partir de cette publication.

 

Article 625 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le déplacement du siège social dans la même ville est décidé par le conseil d'administration.

S'il doit s'effectuer en dehors de cette ville, la décision appartient à l'assemblée générale ordinaire.

 

Article 626 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres sont présents.

Toute clause contraire est réputée non écrite.

A moins que les statuts ne prévoient une majorité plus forte, les décisions sont prises à la majorité des membres présents.

Sauf dispositions contraires des statuts, la voix du président de séance est prépondérante en cas de partage.

 

Article 627 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les administrateurs ainsi que toutes personnes appelées à assister aux réunions du conseil d'administration sont tenus à la discrétion à l'égard des informations présentant un caractère confidentiel ou considéré comme tel.

 

Article 628 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute convention entre une société et l'un de ses administrateurs, soit directement, soit indirectement, doit à peine de nullité, être soumise à l'autorisation préalable du conseil d'administration après rapport du commissaire aux comptes.

Il en est de même pour les conventions entre une société et une autre entreprise, si l'un des administrateurs de la société est propriétaire associé ou non, gérant, administrateur ou directeur de l'entreprise. L'administrateur, qui se trouve dans l'un des cas ainsi prévus, est tenu d'en faire la déclaration au conseil d'administration.

Les dispositions qui précèdent ne sont pas applicables aux conventions normales portant sur les opérations de la société avec les clients. A peine de nullité absolue du contrat, il est interdit aux administrateurs d'une société de contracter, sous quelque forme que soit, des emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert en compte courant ou autrement ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle, leurs engagements envers des tiers. Les commissaires aux comptes présentent à l'assemblée générale un rapport spécial sur les conventions autorisées par le conseil.

L'assemblée statue sur le rapport du commissaire aux comptes; les conventions qu'elle approuve ne peuvent être attaquées qu'en cas de fraude.

Le ou les administrateurs intéressés ne peuvent pas prendre part au vote et leurs actions ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la majorité.

 

Article 629 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les conventions approuvées par l'assemblée, comme celles qu'elle désapprouve produisent leurs effets à l'égard des tiers, sauf lorsqu'elles sont annulées dans le cas de fraude.

Même en l'absence de fraude, les conséquences préjudiciables à la société, des conventions désapprouvées peuvent être mises à la charge de l'administrateur ou du directeur général intéressé et éventuellement, des autres membres du conseil d'administration.

 

Article 630 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sans préjudice de la responsabilité de l'administrateur ou du directeur général intéressé, les conventions visées à l'article 628 alinéas 2, 3 et 4 et conclues sans autorisation préalable du conseil d'administration, peuvent être annulées si elles ont eu des conséquences dommageables pour la société.

L'action en nullité se prescrit par trois ans, à compter de la date de la convention. Toutefois, si la convention a été dissimulée, le point de départ du délai de la prescription est reporté au jour ou elle a été révélée.

La nullité peut être couverte par un vote de l'assemblée générale intervenant sur rapport spécial des commissaires aux comptes exposant les circonstances en raison desquelles la procédure d'autorisation n'a pas été suivie. Les dispositions de l'article 628 alinéa 7 sont applicables.

 

Article 631 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sous réserve des dispositions de l'article 615, les administrateurs ne peuvent recevoir de la société aucune rémunération permanente ou non, autre que celle visée aux articles 632, 633, 634 et 639 ci-dessous.

Toute décision contraire est nulle.

 

Article 632 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale alloue au conseil d'administration en rémunération des activités de ses membres, une somme fixe annuelle à titre de jetons de présence.

Le montant de celle-ci est porté aux charges d'exploitation.

Des tantièmes sont alloués au conseil d'administration dans les conditions prévues aux articles 727 et 728 ci-dessous.

Le conseil d'administration détermine les modalités de réparation, entre ses membres, les sommes globales représentant les jetons de présence et les tantièmes.

 

Article 633 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Il peut être alloué, par le conseil d'administration, des rémunérations exceptionnelles pour les missions ou mandats confiés à des administrateurs; dans ce cas, ces rémunérations, portées aux charges d'exploitation, sont soumises aux dispositions des articles 628 à 630.

 

Article 634 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration peut autoriser le remboursement des frais de voyage et de déplacement et des dépenses engagées par les administrateurs dans l'intérêt de la société.

 

Article 635 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil d'administration élit parmi ses membres un président qui est, à peine de nullité de la nomination, une personne physique. Il détermine sa rémunération.

 

Article 636 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le président est nommé pour une durée qui ne peut excéder celle de son mandat d'administrateur. Il est rééligible.

Le conseil d'administration peut le révoquer à tout moment. Toute disposition contraire est réputée non écrite.

 

Article 637 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'empêchement temporaire, de décès, de démission ou de révocation du président, le conseil d'administration peut déléguer un administrateur dans les fonctions de président.

En cas d'empêchement temporaire, cette délégation est donnée pour une durée limitée; elle est renouvelable. En cas de décès, démission ou révocation, elle vaut jusqu'à l'élection du nouveau président.

 

Article 638 : (Article inséré par l’article 6 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le président du conseil d'administration assume, sous sa responsabilité, la direction générale de la société. Il représente la société dans ses rapports avec les tiers.

Sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux assemblées d'actionnaire ainsi que des pouvoirs qu'elle réserve de façon spéciale au conseil d'administration, et dans la limite de l'objet social, le président est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société.

Dans les rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du président du conseil d'administration qui ne relèvent pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.

Les dispositions des statuts ou les décisions du conseil d'administration limitant ses pouvoirs, sont inopposables aux tiers.

 

Article 639 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sur proposition du président, le conseil d'administration peut donner à une ou deux personnes physiques, mandat d'assister le président, à titre de directeurs généraux.

 

Article 640 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les directeurs généraux sont révocables à tout moment par le conseil d'administration, sur proposition du président. En cas de décès, de démission ou de révocation de celui-ci, ils conservent, sauf décision contraire du conseil, leurs fonctions et leurs attributions jusqu'à la nomination du nouveau président.

 

Article 640 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En accord avec son président, le conseil d'administration détermine l'étendue et la durée des pouvoirs délégués aux directeurs généraux. Lorsqu'un directeur général est administrateur, la durée de ses fonctions ne peut excéder celle de son mandat.

Les directeurs généraux disposent, à l'égard des tiers, des mêmes pouvoirs que le président.

 

Sous-section 2 - Du directoire et du conseil de surveillance

 

Paragraphe 1 - Du directoire

 

Article 642 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Il peut être stipulé dans les statuts de toute société par actions que celle-ci est régie par les dispositions de la présente sous-section.

L'introduction dans les statuts de cette stipulation ou sa suppression, peut être décidée par l'assemblée générale extraordinaire au cours de l'existence de la société.

 

Article 643 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société par actions est dirigée par un directoire composé de trois à cinq membres.

Le directoire exerce ses fonctions sous le contrôle d'un conseil de surveillance.

 

Article 644 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les membres du directoire sont nommés par le conseil de surveillance qui confère à l'un d'eux la présidence.

A peine de nullité, les membres du directoire sont des personnes physiques.

 

Article 645 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les membres du directoire peuvent être révoqués par l'assemblée générale sur proposition du conseil de surveillance.

Au cas où l'intéressé était lié par un contrat de travail, la révocation de ses fonctions de membre du directoire n'entraîne pas la résiliation de ce contrat de travail. Dans ce cas, il est réintégré dans son emploi initial ou dans un emploi équivalent.

 

Article 646 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts déterminent la durée du mandat du directoire dans les limites comprises entre deux et six ans. A défaut de dispositions statutaires expresses, la durée du mandat est de quatre ans.

En cas de vacance, le remplaçant est nommée pour le temps qui reste à courir jusqu'au renouvellement du directoire.

 

Article 647 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'acte de nomination fixe le mode et le montant de la rémunération des membres du directoire.

 

Article 648 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société.

Il les exerce dans les limites de l'objet social et sous réserve de ceux expressément attribués par la loi au conseil de surveillance et aux assemblées d'actionnaires.

 

Article 649 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Dans les rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du  directoire qui ne relèvent pas l'objet social à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.

Les dispositions des statuts limitant les pouvoirs du directoire sont inopposables aux tiers.

 

Article 650 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le directoire délibère et prend ses décisions dans les conditions fixées par les statuts.

 

Article 651 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le déplacement du siège social dans la même ville est décidé par le conseil de surveillance; s'il doit être effectué en dehors de cette ville, la décision appartient à l'assemblée générale ordinaire.

 

Article 652 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le président du directoire représente la société dans ses rapports avec les tiers.

Toutefois, les statuts peuvent habiliter le conseil de surveillance à attribuer le même pouvoir de représentation à un ou plusieurs autres membres du directoire.

Les dispositions des  statuts limitant le pouvoir de représentation des membres du directoire sont inopposables aux tiers.

 

Article 653 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sous réserve des dispositions de l'article précédent, la fonction de président du directoire ne donne pas à son titulaire un pouvoir de direction plus étendu que celui des autres membres du directoire.

 

Paragraphe 2 - Du conseil de surveillance

 

Article 654 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil de surveillance exerce le contrôle permanent de la société. Les statuts peuvent subordonner à l'autorisation préalable du conseil de surveillance la conclusion d'actes qu'il énumère.

Toutefois, les actes de disposition tels que la cession d'immeubles, la cession de participation, la constitution de sûretés ainsi que les cautions, avals ou garanties font l'objet d'une autorisation expresse du conseil de surveillance dans les conditions prévues par les statuts.

 

Article 655 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A toute époque de l'année, le conseil de surveillance opère les contrôles qu'il juge nécessaires et peut se faire communiquer les documents qu'il estime utiles à l'accomplissement de sa mission.

 

Article 656 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Une fois par trimestre au moins et à la fin de chaque exercice, le directoire présente au conseil de surveillance un rapport sur sa gestion.

Après la clôture de chaque exercice, le directoire présente au conseil de surveillance aux fins de vérifications et contrôle les documents sociaux prévus à l'article 716, alinéas 2 et 3.

Le conseil de surveillance présente à l'assemblée générale ses observations sur le rapport du directoire ainsi que sur les comptes de l'exercice.

 

Article 657 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil de surveillance est composé au minimum de set membres et au maximum de douze membres.

 

Article 658 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Par dérogation à l'article précédent, le nombre de douze membres pourra être dépassé jusqu'à concurrence du nombre total des membres du conseil de surveillance en fonction depuis plus de six mois dans les sociétés fusionnées sans pouvoir être supérieur à vingt quatre (24).

 

Article 659 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les membres du conseil de surveillance doivent détenir des actions de garantie de leur gestion dans les conditions prévues par l'article 619.

 

Article 660 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le commissaire aux comptes veille sous sa responsabilité à l'observation des dispositions de l'article 659 ci-dessus et en signale toute violation dans le rapport destiné à l'assemblée générale.

 

Article 661 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Aucun membre du conseil de surveillance ne peut faire partie du directoire.

 

Article 662 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les membres du conseil de surveillance sont élus par l'assemblée générale constitutive ou par l'assemblée générale ordinaire. Ils sont rééligibles sauf stipulation contraire des statuts.

La durée de leurs fonctions est déterminée par les statuts sans dépasser six ans en cas de nomination par l'assemblée générale et trois ans en cas de nomination par les statuts.

Toutefois, en cas de fusion ou de scission, la nomination peut être faite par l'assemblée générale extraordinaire.

Ils peuvent être révoqués à tout moment par l'assemblée générale ordinaire.

 

Article 663 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Une personne morale peut être nommée au conseil de surveillance. Lors de sa nomination, elle est tenue de désigner un représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et qui encourt les mêmes responsabilités pénales et civiles que s'il était membre en son nom propre, sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu'il représente. Lorsque la personne morale révoque son représentant elle est tenue de pourvoir en même temps à son remplacement.

 

Article 664 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Une personne physique ne peut appartenir simultanément à plus de cinq conseils de surveillance de sociétés par actions ayant leur siège social an Algérie.

Les dispositions de l'alinéa 1er ci-dessus ne sont pas applicables aux représentants permanents des personnes morales.

 

Article 665 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de vacance par décès ou par démission d'un ou de plusieurs sièges de membres de conseil de surveillance, ce conseil peut, entre deux (2) assemblées générales, procéder à des nominations à titre provisoire.

Lorsque le nombre des membres du conseil de surveillance est devenu inférieur au minimum légal, le directoire doit convoquer immédiatement l'assemblée générale ordinaire en vue de compléter l'effectif du conseil de surveillance.

Lorsque le nombre des membres du conseil de surveillance est devenu inférieur au minimum statuaire, sans toutefois être inférieur au minimum légal, le conseil de surveillance doit procéder à des nominations à titre provisoire en vue de compléter son effectif dans le délai de 3 mois à compter du jour où se produit la vacance.

Les nominations effectuées par le conseil en vertu des alinéas premier et troisième ci-dessus, sont soumises à ratification de la prochaine assemblée générale ordinaire.

A défaut de ratification, les délibérations prises et les actes accomplis antérieurement par le conseil demeurent valables.

Lorsque le conseil néglige de procéder aux nominations requises ou si l'assemblée n'est pas convoquée, tout intéressé peut demander en justice la désignation d'un mandataire chargé de convoquer l'assemblée générale, à l'effet de procéder aux nominations et de ratifier les nominations prévues à l'alinéa 3 ci-dessus.

 

Article 666 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil de surveillance élit en son sein un président qui est chargé de convoquer le conseil et d'en diriger les débats. La durée du mandat du président correspond à celle du conseil de surveillance.

 

Article 667 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil de surveillance ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres sont présents.

A moins que les statuts ne prévoient une majorité plus forte, les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou représentés.

La voix du président est prépondérante en cas de partage.

 

Article 668 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire peut allouer aux membres du conseil de surveillance une somme fixe à titre de rémunération de leur activité. le montant de cette rémunération est porté aux charges d'exploitation.

 

Article 669 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Il peut être alloué par le conseil de surveillance des rémunérations exceptionnelles pour les missions ou mandats confiés à des membres de ce conseil. Dans ce cas, ces rémunérations portées aux charges d'exploitation sont soumises aux dispositions des articles 670 et 672 ci-dessous.

 

Article 670 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute convention intervenant entre une société et l'un des membres du directoire ou du conseil de surveillance de cette société doit être soumise à l'autorisation préalable du conseil de surveillance.

Il en est de même des conventions auxquelles une des personnes visées à l'alinéa précédent est indirectement intéressée ou dans lesquelles elle traite avec la société par personne interposée.

Sont également soumises à autorisation préalable, les conventions intervenant entre une société et une entreprise si l'un des membres du directoire ou du conseil de surveillance de la société est propriétaire, associé, gérant, administrateur ou directeur général de l'entreprise.

Toute convention intervenant en violation des conditions susvisées est frappée de nullité absolue.

 

Article 671 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A peine de nullité absolue du contrat, il est interdit aux membres du directoire et aux membres du conseil de surveillance, autres que les personnes morales, de contracter, sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la société, de faire cautionner ou avaliser par elle leurs engagements personnels envers les tiers.

La même interdiction s'applique aux représentants des personnes morales, membres du conseil de surveillance.

 

Article 672 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le membre du directoire ou du conseil de surveillance intéressé est tenu d'informer le conseil de surveillance dès qu'il a connaissance d'une convention à laquelle l'article 670 est applicable. S'il siège au conseil de surveillance, il ne peut prendre part au vote sur l'autorisation sollicitée.

Le président du conseil de surveillance avise les commissaires aux comptes de toutes les conventions autorisées et soumet celles-ci à l'approbation de l'assemblée générale.

Les commissaires aux comptes présentent, sur ces conventions, un rapport spécial à l'assemblée générale qui statue sur ce rapport.

L'intéressé ne peut pas prendre part au vote et ses actions ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la majorité.

Les conventions approuvées par l'assemblée générale comme celles qu'elle désapprouve produisent leurs effets à l'égard des tiers sauf lorsqu'elles sont annulées dans le cas de fraude.

Même en l'absence de fraudes, les conséquences des conventions désapprouvées préjudiciables à la société peuvent être mises à la charge du membre du conseil de surveillance ou du directoire intéressé et, éventuellement, des autres membres du directoire.

 

Article 673 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de règlement judiciaire ou de faillite, les membres du directoire et du conseil de surveillance visées à l'article 671 ci-dessus peuvent être rendus responsables du passif social.

 

Section 4 - Assemblées d'actionnaires

 

Article 674 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale extraordinaire est seule habilitée à modifier les statuts dans toutes leurs dispositions; toute clause contraire est réputée non écrite. Elle ne peut, toutefois, augmenter les engagements des actionnaires, sous réserve des opérations résultant d'un regroupement d'actions régulièrement effectué.

Elle ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins, sur première convocation, la moitié et, sur deuxième convocation, le quart des actions ayant le droit de vote. A défaut de ce dernier quorum, la deuxième assemblée peut être prorogée à une date postérieure de deux mois au plus à celle à laquelle elle avait été convoquée, le quorum exigible étant toujours le quart.

Elle statue à la majorité des deux tiers des voix exprimées ; dans le cas ou il est procédé à un scrutin, il n'est pas tenu compte des bulletins blancs.

 

Article 675 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire prend toutes les décisions autres que celles visées à l'article 674.

Elle ne délibère valablement sur première convocation que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins le quart des actions ayant le droit de vote. Sur deuxième convocation, aucun quorum n'est requis.

Elle statue à la majorité des voix exprimées; dans le cas où il est procédé à un scrutin, il n'est pas tenu compte des bulletins blancs.

 

Article 686 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire est réunie au moins une fois par an, dans les six mois de la clôture de l'exercice, sous réserve de prolongation de ce délai, à la demande du conseil d'administration ou du directoire, selon le cas, par ordonnance de la juridiction compétente statuant sur requête.

Cette ordonnance n'est susceptible d'aucune voie de recours.

Après lecture de son rapport, le conseil d'administration ou le directoire, présente à l'assemblée le tableau de comptes des résultats et documents de synthèse et le bilan. En outre, les commissaires aux comptes relatent, dans leur rapport, l'accomplissement de la mission qui leur est dévolue par l'article 715 bis 4.

 

Article 677 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Trente jours avant la tenue de l'assemblée générale, le conseil d'administration ou le directoire doit adresser ou mettre à la disposition des actionnaires les documents nécessaires pour permettre à ceux-ci de se prononcer en connaissance de cause et de porter un jugement informé sur la gestion et la marche des affaires de la société.

 

Article 678 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société doit adresser aux actionnaires ou mettre à leur disposition, les renseignements suivants contenus dans un ou plusieurs documents:

1°) Les nom, prénom usuel et domicile, soit des administrateurs et directeurs généraux, soit, le cas échéant, l'indication des autres sociétés dans lesquelles ces personnes exercent des fonctions de gestion, de direction ou d'administration ;

2°) Le texte des projets de résolution présenté par le conseil d'administration ou le directoire,

3°) Le cas échéant, le texte et l'exposé des motifs des projets de résolution présentés par les actionnaires ;

4°) Le rapport du conseil d'administration ou du directoire qui sera présenté à l'assemblée ;

5°) Lorsque l'ordre du jour comporte la nomination ou la révocation d'administrateurs ou de membres du conseil de surveillance et du directoire :

a) Les nom, prénom usuel et âge des candidats, leurs références professionnelles et leurs activités professionnelles au cours des 5 dernières années, notamment les fonctions qu'ils exercent ou ont exercées dans d'autres sociétés ;

b) Les emplois ou fonctions occupés dans la société par les candidats et le nombre d'actions de la société dont ils sont titulaires ou porteurs ;

6°) s'il s'agit de l'assemblée générale ordinaire, le tableau de compte des résultats, les documents de synthèse, le bilan et le rapport spécial des commissaires aux comptes faisant apparaître les résultats de la société au cours de chacun des cinq derniers exercices ou de chacun des exercices clos depuis la constitution de la société ou l'absorption par celle-ci, d'une autre société si leur nombre est inférieur à cinq;

7°) s'il s'agit d'une assemblée générale extraordinaire, le rapport des commissaires aux comptes qui sera, le cas échéant, présenté à l'assemblée.

 

Article 679 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le droit de vote attaché à l'action appartient à l'usufruitier dans les assemblées générales ordinaires et au nu-propriétaire dans les assemblées générales extraordinaires.

Les copropriétaires d'actions indivises sont représentés aux assemblées générales par l'un d'eux ou par un mandataire unique. En cas de désaccord, le mandataire est assigné en justice à la demande du copropriétaire le plus diligent.

Le droit de vote est exercé par le propriétaire des titres remis en gage.

 

Article 680 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Dans un délai de 15 jours avant la tenue de l'assemblée générale ordinaire, tout actionnaire a le droit d'obtenir communication :

  • 1°) de l'inventaire du tableau de comptes des résultats, des documents de synthèse, du bilan et de la liste des administrateurs du conseil d'administration et du directoire ou du conseil de surveillance.
  • 2°) Des rapports des commissaires aux comptes qui seront soumis à l'assemblée.
  • 3°) Du montant global, certifié exact par les commissaires aux comptes, des rémunérations versées aux personnes les mieux rémunérées, le nombre de ces personnes étant de cinq.

 

Article 681 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A chaque assemblée, est tenue une feuille de présence contenant les mentions suivantes :

  • 1°) Les nom, prénom usuel et domicile de chaque actionnaire présent, le nombre d'actions dont il est titulaire ;
  • 2°) Les nom, prénom usuel et domicile de chaque actionnaire représenté, et ceux de leur mandataire ainsi que le nombre de voix attachées à leurs actions.

Le bureau de l'assemblée annexe à la feuille de présence la procuration portant les nom, prénom usuel et domicile de chaque mandant et le nombre d'actions dont il est titulaire.

Dans ce cas, Le bureau de l'assemblée n'est pas tenu d'inscrire, sur la feuille de présence, les mentions concernant les actionnaires représentés, mais le nombre des pouvoirs annexés à ladite feuille est indiqué sur celle-ci. Ces pouvoirs devront être communiqués dans les mêmes conditions et en même temps que la feuille de présence.

La feuille de présence, dûment émargée par les actionnaires présents et les mandataires, est certifiée exacte par le bureau de l'assemblée.

 

Article 682 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le droit à communication des documents, prévu aux articles 677, 678 et 680, appartient également à chacun des co-propiétaires d'actions indivises, au nu-propriétaire et à l'usufruitier d'actions.

 

Article 683 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si la société refuse en totalité ou en partie la communication de documents, contrairement aux dispositions des articles 677, 678, 680 et 682, la juridiction compétente statuant comme en matière de référé, pourra, à la demande de l'actionnaire auquel ce refus aura été opposé, ordonner à la société, sous astreinte, ladite communication.

 

Article 684 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sous réserve des dispositions des articles 603 et 685 le droit de vote attaché aux actions de capital ou de jouissance est proportionnel à la quotité de capital qu'elles représentent et chaque action donne droit à une voix au moins.

Toute clause contraire est réputée non écrite.

 

Article 685 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts peuvent limiter le nombre  de voix dont chaque actionnaire dispose dans les assemblées, sous la condition que cette limitation soit imposée à toutes les actions sans distinction de catégories.

 

Section 5 – Formes particulières d'organisation

 

Article 686 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Nonobstant toute disposition contraire en vigueur à la date de la présente loi et pour les sociétés à capitaux totalement ou partiellement publics et provenant de l'Etat, d'autres personnes morales de droit public ou de sociétés à capitaux exclusivement publics, des formes particulières d'assemblée générale et d'organe de gestion peuvent être prévues par voie réglementaire.

 

Section 6 - Modifications du capital social

 

Paragraphe 1 - Augmentation du capital

 

Article 687 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital social est augmenté soit par émission d'actions nouvelles, soit par majoration du montant nominal des actions existantes.

 

Article 688 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions nouvelles sont libérées, soit en numéraire, soit par compensation avec des créances liquides et exigibles sur la société, soit par incorporation des réserves, bénéfices ou primes d'émission, soit par apport en nature, soit par conversion d'obligations avec ou sans privilèges.

 

Article 689 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'augmentation du capital par majoration du montant nominal des actions n'est décidée qu'avec le consentement unanime des actionnaires, à moins qu'elle ne soit réalisée par incorporation de réserves, bénéfices ou primes d'émission.

 

Article 690 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions nouvelles sont émises soit à leur montant nominal, soit à ce montant majoré d'une prime d'émission.

 

Article 691 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale extraordinaire est seule compétente pour décider, sur le rapport du conseil d'administration ou du directoire, selon le cas, une augmentation du capital.

Si l'augmentation du capital est réalisée par incorporation de réserves, bénéfices, primes d'émission ou transformation des obligations, l'assemblée générale statue par dérogation à l'article 674, ci-dessus, aux conditions de quorum et de majorité de l'article 675, ci-dessus.

L'assemblée générale peut déléguer au conseil d'administration ou au directoire les pouvoirs nécessaires à l'effet de réaliser l'augmentation du capital en une ou plusieurs fois, d'en fixer les modalités, d'en constater la réalisation et de procéder à la modification corrélative des statuts.

Est réputée non écrite toute clause statutaire conférant au conseil d'administration ou au directoire, selon le cas, le pouvoir de décider l'augmentation du capital.

 

Article 692 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'augmentation de capital doit être réalisée dans le délai de cinq ans à dater du jour de la tenue de l'assemblée générale qui l'a décidée.

Ce délai ne s'applique pas aux augmentations de capital à réaliser par conversion d'obligations en actions ou représentations de bon de souscription ni aux augmentations complémentaires réservées aux obligataires qui auront opté pour la conversion ou aux titulaires de bons de souscription qui auront exercé leurs droits de souscription .

Ce délai ne s'applique pas non plus aux augmentations de capital en numéraire résultant de la souscription d'actions émises à la suite des levées d'option.

 

Article 693 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le capital doit être intégralement libéré avant toute émission d'actions nouvelles à libérer en numéraire, à peine de nullité de l'opération.

En outre, l'augmentation du capital, par appel public à l'épargne, réalisée moins de deux ans après la constitution d'une société, selon les articles 605 à 609 ci-dessus, doit être précédée, dans les conditions visées aux articles 601 à 603 ci-dessus, d'une vérification de l'actif et du passif de ladite société.

 

Article 694 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions comportent un droit préférentiel de souscription aux augmentations de capital.

Les actionnaires ont, proportionnellement, au montant de leurs actions, un droit de préférence à la souscription des actions, en numéraire émises pour réaliser une augmentation de capital.

Toute clause contraire est réputée non écrite.

Pendant la durée de la souscription, ce droit est négociable lorsque le titre est détaché des actions elles-mêmes négociables; dans le cas contraire, il est cessible dans les mêmes conditions que l'action elle-même.

Les actionnaires  peuvent renoncer à titre individuel, à leur droit de préférence.

 

Article 695 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si certains actionnaires n'ont pas souscrit les actions auxquelles ils avaient droit, à titre irréductible, les actions ainsi rendues disponibles sont attribuées aux actionnaires qui auront souscrit, à titre réductible, un nombre d'actions supérieur à celui qu'ils pouvaient souscrire à titre préférentiel, proportionnellement aux droits de souscription dont ils disposent et en tout état de cause, dans la limite de leurs demandes.

 

Article 696 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si les souscriptions à titre préférentiel et les attributions faites en vertu de souscriptions à titre réductible n'ont pas absorbé la totalité de l'augmentation de capital, le solde est réparti par le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas, si l'assemblée générale extraordinaire n'en a pas décidé autrement. A défaut, l'augmentation du capital n'est pas réalisée.

 

Article 697 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale qui décide l'augmentation de capital peut supprimer le droit préférentiel de souscription. Elle statue à cet effet, et à peine de nullité de la délibération, sur le rapport du conseil d'administration, ou du directoire selon le cas et sur celui des commissaires aux comptes.

 

Article 698 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'émission par appel public à l'épargne sans droit préférentiel de souscriptions d'actions nouvelles conférant à leur titulaire les mêmes droits que les actions anciennes est soumise aux conditions suivantes :

  • 1) - L'émission est réalisée dans un délai de trois ans à compter de l'assemblée qui l'a décidée ;
  • 2) - Pour les sociétés dont les actions sont inscrites à la cote officielle de la bourse des valeurs, le prix d'émission est au moins égal à la moyenne des cours constatée pour ces actions pendant vingt jours (20) consécutifs choisis parmi les quarante (40) qui précédent le jour du début de l'émission après correction de cette moyenne pour tenir compte de la différence de la date de jouissance;
  • 3) - Pour les sociétés autres que celles visée au 2° ci-dessus le prix d'émission est au moins égal soit à la part de capitaux propres par actions tel qu'il résulte du dernier bilan approuvé à la date d'émission, soit à un prix fixé à dire d'expert désigné en justice à la demande du conseil d'administration ou du directoire.

 

Article 699 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'émission par appel public à l'épargne sans droit préférentiel de souscription d'actions qui ne confère pas à leur titulaire les mêmes droits que les actions anciennes est soumise aux conditions suivantes :

  • 1) - L'émission doit être réalisée dans un délai de deux années à compter de l'assemblée générale qui l'a décidée ;
  • 2) - Le prix d'émission ou les conditions de fixation de ce prix sont déterminées par l'assemblée générale extraordinaire sur rapport du conseil d'administration ou du directoire et sur rapport spécial du commissaire aux comptes.

Lorsque l'émission n'est pas réalisée à la date de l'assemblée générale annuelle suivant la décision, une assemblée générale extraordinaire se prononce sur rapport du conseil d'administration ou du directoire et sur le rapport spécial du commissaire aux comptes, sur le maintien ou l'ajustement du prix d'émission ou des conditions de sa détermination; à défaut, la décision de la première assemblée est caduque.

 

Article 700 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale extraordinaire qui décide l'augmentation du capital, en faveur d'une ou plusieurs personnes, peut supprimer le droit préférentiel de souscription des actionnaires.

A peine de nullité de cette délibération, les bénéficiaires des actions nouvelles s'ils sont déjà actionnaires ne peuvent prendre part au vote.

Le quorum et la majorité requis sont calculés après déduction des actions qu'ils possèdent.

Le prix d'émission des actions nouvelles ou les conditions de fixation de ce prix sont déterminés par l'assemblée générale extraordinaire sur rapport du conseil d'administration ou du directoire et sur rapport spécial du commissaire aux comptes.

 

Article 701 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque les actions sont grevées d'un usufruit, le droit préférentiel de souscription qui leur est attaché appartient au nu-propriétaire. Si celui-ci vend les droits de souscription, les sommes provenant de la cession ou les biens acquis par lui au moyen de ces sommes, sont soumis à l'usufruit. Si le nu-propriétaire néglige d'exercer son droit, l'usufruitier peut se substituer à lui pour souscrire aux actions nouvelles ou pour vendre les droits. Dans ce dernier cas, le nu-propriétaire peut exiger le réemploi des sommes provenant de la cession ; les biens ainsi acquis sont soumis à l'usufruit.

Les actions nouvelles appartiennent au nu-propriétaire pour la nue-propriété et à l'usufruitier pour l'usufruit.

Toutefois, en cas de versement de fonds effectué par le nu-propriétaire ou l'usufruitier pour réaliser ou parfaire une souscription, les actions nouvelles n'appartiennent au nu-propriétaire et à l'usufruitier qu'à concurrence de la valeur des droits de souscription ; le surplus des actions nouvelles appartient en plein propriété à celui qui a versé les fonds.

Les dispositions du présent article s'appliquent dans le silence de la convention des parties.

 

Article 702 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le délai accordé aux actionnaires pour l'exercice du droit de souscription ne peut être inférieur à trente jours (30) à dater de l'ouverture de la souscription.

Ce délai se trouve clos par anticipation dès que tous les droits de souscription à titre irréductible ont été exercés.

 

Article 703 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société procède à l'ouverture de la souscription en effectuant les formalités de publicité dont les modalités sont fixées par voie règlementaire.

 

Article 704 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le contrat de souscription est constaté par un bulletin de souscription dont les modalités sont fixées par voie règlementaire.

 

Article 705 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions souscrites en numéraire sont obligatoirement libérées, lors de la souscription, d'un quart (1/4) au moins de la valeur nominale et, le cas échéant, de la totalité de la prime d'émission.

Si l'augmentation de capital n'est pas réalisée dans le délai de six (6) mois à compter de l'ouverture de la souscription, l'opération est nulle.

La libération du surplus doit intervenir  en une ou plusieurs fois dans le délai de cinq ans (5) à compter du jour ou l'augmentation du capital est devenue définitive.

Le retrait des fonds provenant des souscriptions en numéraire peut être effectué par un mandataire de la société après l'établissement du certificat du dépositaire.

 

Article 706 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les souscriptions et les versements sont constatés par un certificat du dépositaire agréé établi au moment du dépôt des fonds sur présentation du bulletin de souscription.

Les libérations d'actions par compensation de créances liquides et exigibles sur la société sont constatées par une déclaration notariée émanant soit du conseil d'administration soit du directoire ou de leurs mandataires.

Cette déclaration notariée tient lieu de certificat du dépositaire.

 

Article 707 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'apports en nature ou de stipulation d'avantages particuliers, un ou plusieurs commissaires aux apports sont désignés, par décision de justice, à la demande du président du conseil d'administration ou du directoire. Ils sont soumis aux incompatibilités prévues à l'article 679.

Ces commissaires apprécient, sous leur responsabilité, la valeur des apports en nature et les avantages particuliers. Leur rapport est mis à la disposition des actionnaires, huit jours (8) au moins avant la date de l'assemblée. Les dispositions de l'article 603 sont applicables à l'assemblée générale extraordinaire.

Si l'assemblée approuve l'évaluation des apports et l'octroi d'avantages particuliers, elle constate la réalisation de l'augmentation du capital.

Si l'assemblée réduit l'évaluation des apports ainsi que la rémunération d'avantages particuliers, l'approbation expresse des modifications par les apporteurs, les bénéficiaires ou leurs mandataires dûment autorisés à cet effet, est requise. A défaut, l'augmentation du capital n'est pas réalisée.

Les actions d'apport sont intégralement libérées dès leurs émissions.

 

Article 708 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'attribution d'actions nouvelles aux actionnaires à la suite de l'incorporation au capital de réserves, bénéfices ou primes d'émission, le droit ainsi conféré est négociable ou cessible. Il appartient au nu-propriétaire, sous réserve des droits de l'usufruitier.

 

Paragraphe 2 - Amortissement du capital

 

Article 709 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'amortissement du capital est effectué en vertu d'une disposition statutaire ou d'une décision de l'assemblée générale extraordinaire et au moyen des sommes distribuables. Cet amortissement ne peut être réalisé que par voie de remboursement égal sur chaque action d'une même catégorie et n'entraîne pas de réduction du capital.

Les actions intégralement amorties sont dites actions de jouissance.

 

Article 710 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions intégralement ou partiellement amorties perdent, à due concurrence, le droit au premier dividende et s'il y a lieu au remboursement de la valeur nominale ; elles conservent tous les autres droits.

 

Article 711 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque le capital est divisé soit en actions de capital, et en actions partiellement ou totalement amorties, soit en actions inégalement amorties, l'assemblée générale des actionnaires peut décider, dans les conditions requises pour la modification des statuts, la conversion des actions totalement ou partiellement amorties en actions de capital.

A cet effet, elle prévoit qu'un prélèvement obligatoire sera effectué à concurrence du montant amorti des actions à convertir sur la part des profits sociaux d'un ou plusieurs exercices revenant à ces actions après paiement du premier dividende ou de l'intérêt statutaire auquel elles peuvent donner droit.

 

Paragraphe 3 - Réduction du capital

 

Article 712 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La réduction du capital est décidée par l'assemblée générale extraordinaire, qui peut déléguer au conseil d'administration ou au directoire, selon le cas, tous pouvoirs pour la réaliser. En aucun cas, elle ne peut porter atteinte à l'égalité des actionnaires.

Le projet de réduction du capital est communiqué au commissaire aux comptes quarante-cinq (45) jours au moins avant la réunion de l'assemblée.

Lorsque le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas, réalise l'opération sur délégation de l'assemblée générale, il en dresse procès-verbal soumis à publicité et procède à la modification corrélative des statuts.

 

Article 713 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque l'assemblée approuve un projet de réduction du capital non motivé par des pertes, les représentants des masses des obligataires et les créanciers dont la créance est antérieure à la date du dépôt au centre national du registre de commerce, du procès-verbal de délibération, peuvent former opposition à la réduction du capital dans les trente (30) jours.

Une décision de justice rejette l'opposition ou ordonne soit le remboursement des créances, soit la constitution de garanties si la société en offre et si elles sont jugées suffisantes.

Les opérations de réduction du capital ne peuvent commencer pendant le délai d'opposition ni, le cas échéant, avant qu'il ait été statué par le juge sur cette opposition.

Si le juge accueille l'opposition, la procédure de réduction du capital est immédiatement interrompue jusqu'à la constitution de garanties suffisantes ou jusqu'à remboursement des créances.

Si le juge rejette l'opposition, les opérations de réduction du capital peuvent commencer.

 

Paragraphe 4 - Souscription, achat ou prise en gage par les sociétés de leurs propres actions

 

Article 714 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sont interdits, la souscription et l'achat par la société de ses propres actions soit directement, soit par une personne agissant en son propre nom mais pour le compte de la société.

Toutefois, l'assemblée générale qui a décidé une réduction du capital non motivée par des pertes peut autoriser le conseil d'administration ou le directoire à acheter un nombre déterminé d'actions pour les annuler.

 

Article 715 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque les actions auront été souscrites ou acquises par une personne agissant en son nom mais pour le compte de la société, cette personne sera tenue de libérer les actions solidairement avec les fondateurs ou selon le cas, les membres du conseil d'administration ou du directoire.

Cette personne est réputée, en outre, avoir souscrit pour son propre compte.

 

Article 715 bis : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Par dérogation à l'article 714 alinéa 1er ci-dessus, les sociétés dont les actions sont admises à la cote officielle de la bourse des valeurs, peuvent acheter en bourse leurs propres actions en vue de réguler le cours des actions.

A cette fin, l'assemblée générale ordinaire doit avoir expressément autorisé la société à opérer en bourse sur ses propres actions ; elle fixe les modalités de l'opération et notamment le prix maximum d'achat et minimum de vente, le nombre maximum d'actions à acquérir et le délai dans lequel l'acquisition doit être effectuée.

Cette autorisation ne peut être donnée pour un délai supérieur à un (1) an.

 

Article 715 bis 1 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les sociétés doivent déclarer à l'autorité chargée de l'organisation et de la surveillance, des opérations de bourse, les opérations qu'elles envisagent d'effectuer en application de l'article 714 ci-dessus. Elles rendent compte à cette autorité des acquisitions qu'elles ont effectuées.

 

Article 715 bis 2 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'autorité chargée de l'organisation et de la surveillance des opérations de bourse peut, dans le cadre de l'article 715 bis 1, demander aux sociétés concernées toutes les explications ou les justifications qu'elle juge nécessaires.

S'il n'est pas satisfait à ces demandes, l'autorité chargée de l'organisation et de la surveillance des opérations de bourse doit prendre toutes les mesures pour interdire l'exécution des ordres que ces sociétés transmettent directement ou indirectement.

 

Article 715 bis 3: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Est interdite la prise en gage par la société de ses propres actions directement ou par l'intermédiaire d'une personne agissant en son propre nom mais pour le compte de la société.

 

Section 7 - Contrôle des sociétés par actions

 

Article 715 bis 4: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire des actionnaires désigne, pour trois (03) exercices, un ou plusieurs commissaires aux comptes choisis parmi les professionnels inscrits sur le tableau de l'ordre national.

Ils ont pour mission permanente, à l'exclusion de toute immixtion dans la gestion, de vérifier les livres et les valeurs de la société et de contrôler la régularité et la sincérité des comptes sociaux. Ils vérifient également la sincérité des informations données dans le rapport du conseil d'administration ou du directoire, selon le cas, et dans les documents adressés aux actionnaires, sur la situation financière et les comptes de la société.

Ils certifient la régularité et la sincérité de l'inventaire, des comptes sociaux et du bilan.

Les commissaires aux comptes s'assurent que l'égalité a été respectée entre les actionnaires.

Ils peuvent, à toute époque de l'année, opérer les vérifications ou contrôles qu'ils jugent opportuns.

De même qu'ils peuvent convoquer l'assemblée générale en cas d'urgence.

A défaut de nomination des commissaires aux comptes par l'assemblée générale ou en cas d'empêchement ou de refus d'un ou plusieurs des commissaires nommés, il est procédé à leur nomination ou à leur remplacement par ordonnance du président du tribunal du siège de la société à la requête du conseil d'administration ou du directoire.

Cette demande peut être présentée par tout intéressé et dans les sociétés qui font publiquement appel à l'épargne par l'autorité chargée de l'organisation et de la surveillance des opérations de bourse.

 

Article 715 bis 5: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsqu'à l'expiration des fonctions d'un commissaire aux comptes, il est proposé à l'assemblée de ne pas les renouveler, le commissaire aux comptes doit être entendu par l'assemblée générale.

 

Article 715 bis 6: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Ne peuvent être commissaires aux comptes d'une société :

  • 1°) - Les parents et alliés au quatrième degré inclusivement, des administrateurs des membres du directoire et du conseil de surveillance de la société;
  • 2°) - Les administrateurs, les membres du directoire ou du conseil de surveillance, les conjoints des administrateurs, ainsi que des membres du directoire ou du conseil de surveillance des sociétés possédant le 1/10 du capital de la société ou dont celles-ci possède le 1/10 du capital desdites sociétés;
  • 3°) - Les conjoints des personnes qui reçoivent des administrateurs ou des membres du directoire ou du conseil de surveillance, un salaire ou une rémunération en raison d'une activité permanente autre que celle de commissaire aux comptes ;
  • 4°) - Les personnes ayant perçu de la société une rémunération, à raison de fonctions, autres que celles de commissaire aux comptes, et ce dans le délai de cinq (05) ans à compter de la cessation de leurs fonctions;
  • 5°) - Les personnes ayant été administrateurs, membres du conseil de surveillance, du directoire, et ce dans un délai de cinq (05) ans à compter de la cessation de leurs fonctions.

 

Article 715 bis 7: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissaires aux comptes sont nommés pour trois exercices. Leurs fonctions expirent après la réunion de  l'assemblée générale ordinaire qui statue sur les comptes du troisième exercice.

Le commissaire aux comptes nommé par l'assemblée en remplacement d'un autre, ne demeure en fonction que jusqu'à l'expiration du mandat de son prédécesseur. Si l'assemblée omet de désigner un commissaire aux comptes, tout actionnaire peut demander en justice la désignation d'un commissaire aux comptes, le président du conseil d'administration ou du directoire dûment appelé; le mandat ainsi conféré prend fin lorsqu'il a été pourvu par l'assemblée générale à la nomination du ou des commissaires aux comptes.

 

Article 715 bis 8: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Dans les sociétés faisant appel public à l'épargne, un ou plusieurs actionnaires, représentant au moins 1/10 du capital social, peuvent demander en justice, pour juste motif, la récusation d'un ou plusieurs commissaires aux comptes désignés par l'assemblée générale.

S'il est fait droit à la demande, un nouveau commissaire aux comptes est désigné en justice. Il demeure en fonctions jusqu'à l'entrée en fonctions du commissaire aux comptes désigné par l'assemblée générale.

 

Article 715 bis 9: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de faute ou d'empêchement les commissaires aux comptes peuvent à la demande du conseil d'administration, du directoire, d'un ou plusieurs actionnaires représentant au moins 1/10 du capital social ou de l'assemblée générale, être relevés de leurs fonctions avant l'expiration normale de celles-ci par la juridiction compétente.

 

Article 715 bis 10: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissaires aux comptes portent à la connaissance du conseil d'administration ou du directoire et du conseil de surveillance selon le cas:

  • 1°) - Les contrôles et vérifications auxquels ils ont procédé et les différents sondages auxquels ils se sont livrés ;
  • 2°) - Les postes du bilan et des autres documents comptables auxquels des modifications leur paraissent devoir être apportées, en faisant toutes observations utiles, sur les méthodes d'évaluation utilisées pour l'établissement de ces documents.
  • 3°) - Les irrégularités et les inexactitudes qu'ils auraient découvertes;
  • 4°) - Les conclusions auxquelles conduisent les observations et rectifications ci-dessus sur les résultats de l'exercice comparés à ceux du précédent exercice.

 

Article 715 bis 11: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le commissaire aux comptes peut demander des explications au président du conseil d'administration ou au directoire qui est tenu de répondre sur tous faits, de nature à compromettre la continuité de l'exploitation, qu'il a relevés à l'occasion de l'exercice de sa mission.

A défaut de réponse ou si celle-ci n'est pas satisfaisante, le commissaire aux comptes invite le président ou le directoire à faire délibérer le conseil d'administration ou le conseil de surveillance sur les faits relevés ; le commissaire aux comptes est convoqué à cette séance.

En cas d'inobservation de ces dispositions ou si en dépit des décisions prises, il constate que la continuité de l'exploitation demeure compromise, le commissaire aux comptes établit un rapport spécial qui est présenté à la plus prochaine assemblée générale ou en cas d'urgence à une assemblée générale extraordinaire qu'il convoque lui-même pour lui soumettre ses conclusions.

 

Article 715 bis 12: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissaires aux comptes sont convoqués à la réunion du conseil d'administration ou du directoire, selon le cas, qui arrête les comptes de l'exercice écoulé ainsi qu'à toutes les assemblées d'actionnaires.

 

Article 715 bis 13: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissaires aux comptes signalent à la plus prochaine assemblée générale les irrégularités et inexactitudes relevées par eux, au cours de l'accomplissement de leur mission.

En outre, ils révèlent au procureur de la République les faits délictueux dont ils ont eu connaissance.

Sous réserve des dispositions des alinéas précédents, les commissaires aux comptes ainsi que leurs collaborateurs sont astreints au secret professionnel pour les faits, actes et renseignements dont ils ont pu avoir connaissance en raison de leurs fonctions.

 

Article 715 bis 14: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les commissionnaires aux comptes sont responsables tant à l'égard de la société que des tiers des conséquences dommageables, des fautes et négligences par eux commises dans l'exercice de leurs fonctions.

Ils ne sont pas civilement responsables des infractions commises par les administrateurs ou les membres du directoire, selon le cas, sauf si, en ayant eu connaissance, ils ne les ont pas révélées dans leur rapport à l'assemblée générale et ou au procureur de la République.

 

Section 8 - Transformation des sociétés par actions

 

Article 715 bis 15: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute société par actions peut se transformer en société d'une autre forme si, au moment de la transformation, elle a au moins deux (02) ans d'existence et si elle a établi et fait approuver par les actionnaires le bilan de ses deux premiers exercices.

 

Article 715 bis 16: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La décision de transformation est prise sur rapport des commissaires aux comptes attestant que l'actif net est au moins égal au capital social.

La transformation est soumise, le cas échéant, à l'approbation des assemblées d'obligataires.

La décision de transformation est soumise aux formalités de publicité légalement prescrites.

 

Article 715 bis 17: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La transformation en société en nom collectif nécessite l'accord de tous les associés.

La transformation en société en commandite simple ou par actions est décidée dans les conditions prévues pour la modification des statuts et avec l'accord de tous les associés qui acceptent d'être associés commandités.

La transformation en société à responsabilité limitée est décidée dans les conditions prévues pour la modification des statuts des sociétés de cette forme.

 

Section 9 - Dissolution des sociétés par actions

 

Article 715 bis 18: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La dissolution anticipée de la société est prononcée par l'assemblée générale extraordinaire.

 

Article 715 bis 19: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le tribunal peut, à la demande de tout intéressé, prononcer la dissolution de la société, si le nombre des actionnaires est réduit à un  nombre inférieur au minimum légal, depuis plus d'un (1) an. Il peut accorder à la société un délai maximal de (06) mois pour régulariser la situation; il ne peut prononcer la dissolution si le jour où il statue sur le fond, cette régularisation a eu lieu.

 

Article 715 bis 20: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si du fait de pertes constatées dans les documents comptables, l'actif net de la société devient inférieur au quart du capital social, le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas, est tenu dans les quatre (04) mois qui suivent l'approbation des comptes ayant fait apparaître cette perte, de convoquer l'assemblée générale extraordinaire à l'effet de décider, s'il y a lieu, la dissolution anticipée de la société.

Si la dissolution n'est pas prononcée, la société est tenue, au plus tard, à la clôture du deuxième exercice suivant celui au cours duquel la constatation des pertes est intervenue et sous réserve des dispositions de l'article 594 ci-dessus, de réduire son capital d'un montant au moins égal à celui des pertes qui n'ont pu être imputées sur les réserves, si, dans ce délai, l'actif net n'a pas été reconstitué à concurrence d'une valeur au moins égale au quart du capital social.

Dans les deux (02) cas, la résolution adoptée par l'assemblée générale est publiée selon les modalités prévues par voie règlementaire.

A défaut de réunion de l'assemblée générale, comme dans le cas où cette assemblée n'a pu délibérer valablement sur dernière convocation, tout intéressé peut demander en justice la dissolution de la société.

 

Section 10 - Responsabilité civile

 

Article 715 bis 21: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les fondateurs de la société auxquels la nullité est imputable et les administrateurs en fonction au moment où elle à été encourue, peuvent être déclarés solidairement responsables du dommage résultant pour les actionnaires ou pour les tiers de l'annulation de la société.

La même responsabilité solidaire peut être prononcée contre ceux des actionnaires dont les apports ou les avantages n'ont pas été vérifiés et approuvés.

 

Article 715 bis 22: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'action en responsabilité fondée sur l'annulation de la société se prescrit dans les conditions prévues à l'article 743 alinéa 1er.

 

Article 715 bis 23: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les administrateurs sont responsables individuellement ou solidairement, selon le cas, envers la société ou, envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou règlementaires applicables aux sociétés par actions, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion.

Si plusieurs administrateurs ont coopéré aux mêmes faits, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la réparation du dommage.

 

Article 715 bis 24: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Outre l'action en réparation du préjudice subi personnellement, les actionnaires peuvent, soit individuellement, soit en se groupant, intenter l'action sociale en responsabilité contre des administrateurs. Les demandeurs sont habilités à poursuivre la réparation de l'entier préjudice subi par la société, à laquelle, le cas échéant, les dommages -intérêts sont alloués.

 

Article 715 bis 25: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Est réputée non écrite, toute clause des statuts ayant pour effet de subordonner l'exercice de l'action sociale à l'avis préalable ou à l'autorisation de l'assemblée générale, ou qui comporterait par avance renonciation à l'exercice de cette action.

Aucune décision de l'assemblée générale ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les administrateurs pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat.

 

Article 715 bis 26: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'action en responsabilité contre les administrateurs, tant sociale qu'individuelle, se prescrit par trois (03) ans, à compter du fait dommageable ou s'il a été dissimulé, de sa révélation. Toutefois, lorsque le fait est qualifié crime, l'action se prescrit par dix (10) ans.

 

Article 715 bis 27: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de règlement judiciaire ou de faillite de la société, les personnes visées par les dispositions relatives au règlement judiciaire à la faillite et aux banqueroutes, peuvent être rendues responsables du passif social dans les conditions prévues par lesdites dispositions.

 

Article 715 bis 28: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Lorsque la société est soumise aux dispositions des articles 644 à 672 ci-dessus, les membres du directoire sont soumis à la même responsabilité que les administrateurs. En cas de faillite ou de règlement judiciaire, les membres du directoire peuvent être rendus responsables du passif social et sont soumis aux interdictions et déchéances prévues en la matière.

 

Article 715 bis 29: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les membres du conseil de surveillance sont responsables des fautes personnelles commises dans l'exercice de leur mandat. Ils n'encourent aucune responsabilité à raison des actes de la gestion et de leur résultat.

Ils peuvent être déclarés civilement responsables des délits commis par les membres du directoire si en ayant eu connaissance ils ne les ont pas révélés à l'assemblée générale.

Les dispositions des articles 715 bis 25 et 715 bis 26, ci-dessus, sont applicables.

 

Section 11 - Valeurs mobilières émises par les sociétés par action

 

Sous-section 1 - Dispositions communes

 

Article 715 bis 30: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les valeurs mobilières sont des titres négociables émis par des sociétés par actions cotés en bourse ou susceptibles de l'être, qui confèrent des droits identiques par catégorie et donnent accès, directement ou indirectement, à une quotité du capital de la société émettrice ou à un droit de créance général sur son patrimoine.

 

Article 715 bis 31: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'émission de parts bénéficiaires ou parts de fondateurs est interdite sous peine de l'application des sanctions prévues par l'article 811 ci-dessous.

 

Article 715 bis 32: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A l'égard de l'émetteur, les valeurs mobilières sont des titres indivisibles, sous réserve de l'application des dispositions relatives à l'usufruit et la nue-propriété.

 

Article 715 bis 33 : (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les sociétés par actions peuvent émettre :

  • 1°) - Des titres en représentation de leur capital,
  • 2°) - Des titres en représentation de droits de créances sur elles,
  • 3°) - Et des titres qui, par conversion, remboursement ou tout autre procédé, donnent droit à l'attribution d'autres titres représentant une quotité du capital.

 

Article 715 bis 34: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les valeurs mobilières émises par les sociétés par actions revêtent la forme de titres au porteur ou de titres nominatifs.

La forme nominative des valeurs mobilières peut être imposée par des dispositions légales ou statutaires.

 

Article 715 bis 35: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Tout propriétaire de titres faisant partie d'une émission qui comprend des titres au porteur peut demander leur conversion en titres nominatifs et réciproquement.

 

Article 715 bis 36: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les statuts peuvent prévoir que la société est en droit de demander l'identification des détenteurs d'actions ou autres titres conférant, immédiatement ou à terme, un droit de vote dans ses propres assemblées d'actionnaires ainsi que la quantité de titres détenus par chacun d'eux.

 

Article 715 bis 37: Les valeurs émises en Algérie peuvent soit être matérialisées par la remise d'un titre soit faire l'objet d'une inscription en compte.

Le compte est tenu par la société émettrice lorsque les valeurs émises revêtent la forme nominative ou par un intermédiaire habilité lorsqu'elles revêtent la forme au porteur.

 

Article 715 bis 38: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le titre au porteur est transmis par simple tradition ou par inscription en compte.

Le titre nominatif est transmis, à l'égard des tiers et de la personne morale émettrice, par un transfert sur les registres que la société tient à cet effet. Les conditions dans lesquelles sont tenus ces registres sont fixées par voie réglementaire.

 

Article 715 bis 39: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les demandes relatives au remboursement des titres émis par les sociétés par actions ou au paiement des coupons sont portées devant les tribunaux du siège de la société défenderesse.

 

Sous-section 2 - Les actions

 

Article 715 bis 40: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'action est un titre négociable émis par une société par actions en représentation d'une fraction de son capital social.

 

Article 715 bis 41: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions en numéraire sont :

  • 1) - Celles dont le montant est libéré en espèces ou par compensation,
  • 2) - Celles qui sont émises par suite d'une incorporation au capital de réserves, bénéfices ou primes d'émission,
  • 3) - Et celles dont le montant résulte pour partie d'une incorporation de réserves, bénéfices ou primes d'émission et pour partie d'une libération en espèces. Celles-ci doivent être intégralement libérées lors de la souscription.

Toutes autres actions sont des actions d'apport.

 

Article 715 bis 42: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions ordinaires sont des titres représentant des souscriptions et libérations d'une portion de capital d'une société commerciale. Elles emportent, le droit d'assister aux assemblées générales, le droit d'élire ou de démettre les organes de gestion et d'adopter ou de modifier en tout ou partie les contrats de la société et ses statuts proportionnellement au droit de vote qu'elles détiennent statutairement ou en vertu de la loi.

Elles ouvrent, en outre, droit à la perception de dividendes lorsque l'assemblée générale a décidé de la répartition de tout ou partie des bénéfices nets réalisés.

Toutes les actions ordinaires ont les mêmes droits et obligations.

 

Article 715 bis 43: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actionnaires ordinaires ont droit, en cas de liquidation amiable, à une répartition du boni de liquidation proportionnel à leurs apports.

 

Article 715 bis 44: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions ordinaires nominatives peuvent, selon la volonté de l'assemblée générale constitutive, être divisées en deux catégories :

La première catégorie ayant un droit de vote supérieur au nombre d'actions qu'elle détient;

La seconde catégorie ayant un privilège à la souscription en priorité de nouvelles actions ou obligations.

 

Article 715 bis 45: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions de jouissance sont celles dont le montant nominal a été remboursé à l'actionnaire par la voie d'amortissement imputé, soit sur les bénéfices, soit sur les réserves. Cet amortissement constitue un versement anticipé fait à l'actionnaire sur sa part dans la liquidation future de la société.

 

Article 715 bis 46: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'amortissement des actions par voie de tirage au sort est interdit. Toute délibération prise en violation de cette interdiction est nulle.

 

Article 715 bis 47: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'actionnaire doit libérer les sommes afférentes aux actions par lui souscrites, selon les modalités prescrites par la loi et les statuts de la société.

A défaut, la société poursuit, un mois après la mise en paiement adressée à l'actionnaire défaillant, la vente desdites actions; les modalités d'application du présent alinéa sont déterminées par voie réglementaire.

 

Article 715 bis 48: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'actionnaire défaillant, les cessionnaires successifs et les souscripteurs sont tenus solidairement du montant non libéré de l'action. Celui qui a désintéressé la société dispose d'un recours pour le tout contre les titulaires successifs de l'action ; la charge définitive de la dette incombe au dernier d'entre eux.

Deux ans après la constatation de la cession, tout souscripteur ou actionnaire qui a cédé son titre cesse d'être tenu à des versements non encore appelés.

 

Article 715 bis 49: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions non libérées aux époques fixées cessent de donner droit à l'admission et au vote dans les assemblées générales et sont déduites pour le calcul du quorum.

Le droit aux dividendes et le droit préférentiel de  souscription aux augmentations de capital attachés à ces actions sont suspendus.

Après paiement des sommes dues, en principal et intérêts, l'actionnaire peut demander le versement des dividendes non prescrits.

Il ne peut exercer une action du chef du droit préférentiel de souscription à une augmentation de capital, après expiration du délai fixé pour l'exercice de ce droit.

Les modalités d'application du présent article sont fixées par voie réglementaire.

 

Article 715 bis 50: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La valeur nominale des actions est fixée par les statuts.

 

Article 715 bis 51: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions ne sont négociables qu'après l'immatriculation de la société au registre de commerce.

En cas d'augmentation du capital, les actions sont négociables à compter de leur libération totale.

La négociation de promesses d'actions est interdite, à moins qu'il ne s'agisse d'actions à créer à l'occasion d'une augmentation du capital d'une société dont les actions anciennes sont déjà inscrites à la cote de la bourse des valeurs.

En ce cas, la négociation n'est valable que si elle est effectuée sous la condition suspensive de la réalisation de l'augmentation de capital.

A défaut d'indication expresse cette condition est présumée.

 

Article 715 bis 52: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'action de numéraire est nominative jusqu'à son entière libération.

 

Article 715 bis 53: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actions demeurent négociables après la dissolution de la société et jusqu'à la clôture de la liquidation.

 

Article 715 bis 54: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'annulation de la société ou d'une émission d'action n'entraîne pas la nullité des négociations intervenues antérieurement à la décision d'annulation si les titres sont réguliers en la forme. Toutefois, l'acquéreur peut exercer un recours en garantie contre son vendeur.

 

Article 715 bis 55: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sauf en cas de succession, ou de cession, soit à un conjoint, soit à un ascendant ou à un descendant, la cession d'actions à un tiers, à quelque titre que se soit, peut être soumise à l'agrément de la société par une clause des statuts et ce, quelque soit le mode de transmission.

Une telle clause ne peut être stipulée que si les actions revêtent exclusivement la forme nominative, en vertu de la loi ou des statuts.

 

Article 715 bis 56: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si une clause d'agrément est stipulée dans les statuts de la société, la demande d'agrément indiquant les nom, prénom et adresse du cessionnaire, le nombre des actions dont la cession est envisagée et le prix offert, est notifiée par l'actionnaire, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception à la société. L'agrément résulte d'une notification de la demande d'agrément ou à défaut de cette dernière du silence gardé durant un délai de deux mois à compter de la demande.

 

Article 715 bis 57: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si la société n'agrée pas le cessionnaire proposé, les organes habilités de la société sont tenus, dans un délai de deux mois à compter de la notification du refus, de faire acquérir les actions soit par un actionnaire soit par un tiers, soit avec le consentement du cédant, par la société en vue d'une réduction du capital.

Si à l'expiration du délai prévu à l'alinéa ci-dessus, l'achat n'est pas réalisé, l'agrément est considéré comme donné. Toutefois ce délai peut être prolongé par décision du président du tribunal à la demande de la société.

En cas de non accord sur les prix des actions, la juridiction compétente statue.

 

Article 715 bis 58: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si la société a donné son consentement dans les conditions prévues à l'article 715 bis 56 ci-dessus, à un projet de nantissement d'actions, ce consentement emportera agrément du cessionnaire en cas de réalisation forcée des actions nanties selon les dispositions de l'article 981 du code civil, à moins que la société ne préfère, après la cession, racheter sans délais les actions, en vue de réduire son capital.

 

Article 715 bis 59: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de fusion de sociétés ou en cas d'apport par une société de partie de ses éléments d'actif à une autre société, les actions deviennent négociables pour la réalisation de la fusion. Elles donnent lieu, selon les cas, à l'émission d'actions nouvelles prises, en transformant, au pair ou à la cote, les anciennes actions.

 

Article 715 bis 60: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Une société ne peut avancer des fonds, accorder des prêts ou consentir une sûreté en vue de la souscription ou de l'achat de ses propres actions sous peine de l'application des sanctions prévues par l'article 811 ci-dessous.

 

Sous-section 3 - Les certificats d'investissement et les certificats de droit de vote

 

Article 715 bis 61: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les certificats d'investissement et les certificats de droit  de vote sont émis à l'occasion d'une augmentation de capital ou d'un fractionnement des actions existantes.

 

Article 715 bis 62: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les certificats d'investissement dont la valeur nominale doit être égale à celle de l'action de la société émettrice, représentent des droits pécuniaires; ils sont négociables.

 

Article 715 bis 63: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les certificats de droit de vote représentent les droits, autres que pécuniaires, attachés aux actions.

 

Article 715 bis 64: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les certificats de droit de vote doivent être émis en nombre égal à celui des certificats d'investissement.

 

Article 715 bis 65: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les certificats de droit de vote doivent revêtir la forme nominative.

 

Article 715 bis 66: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les certificats d'investissement et les certificats de droit de vote sont créés par l'assemblée générale sur rapport du conseil d'administration ou du conseil de surveillance et sur celui du commissaire aux comptes dans une proportion qui ne peut excéder le quart du capital social.

En cas d'augmentation de capital, les actionnaires et les porteurs de certificats d'investissement bénéficient d'un droit de souscription préférentiel aux certificats d'investissement émis.

La procédure suivie est celle des augmentations de capital. Les porteurs de certificats d'investissement renoncent au droit de souscription en assemblée spéciale.

L'assemblée spéciale des détenteurs de certificats d'investissement est régie par les règles relatives à l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires ou l'organe qui en tient lieu dans les sociétés qui n'en sont pas dotées.

Les certificats de droit de vote sont répartis entre les porteurs d'actions et les porteurs de certificats de droit de vote, s'il en existe, au prorata de leur droit.

En cas de fractionnement, l'offre de création des certificats d'investissement est faite en même temps et dans une proportion égale à leur part du capital à tous les porteurs d'action.

L'assemblée générale, fixe les modalités de répartition du solde des possibilités de création non attribuées.

 

Article 715 bis 67: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le certificat de droit de vote ne peut être cédé qu'accompagné du certificat d'investissement. Toutefois, il peut être cédé au porteur du certificat d'investissement.

L'action est reconstituée de plein droit entre les mains du porteur d'un certificat d'investissement et d'un certificat de droit de vote.

Il ne peut être attribué de certificat représentant moins d'un droit de vote.

 

Article 715 bis 68: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les règles relatives à l'émission et à la libération des actions sont applicables aux certificats d'investissement.

 

Article 715 bis 69: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les porteurs de certificats d'investissement et de certificats de droit de vote peuvent obtenir communication des documents sociaux dans les mêmes conditions que les actionnaires.

 

Article 715 bis 70: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'augmentation de capital en numéraire, il est émis de nouveaux certificats d'investissement en nombre tel que la proportion, qui existait avant l'augmentation entre actions ordinaires et certificats d'investissement, soit maintenue après l'augmentation en considérant que celle-ci sera entièrement réalisée.

Les propriétaires de certificats d'investissement ont, proportionnellement au nombre de titres qu'ils possèdent, un droit de préférence à la souscription à titre irréductible des nouveaux certificats d'investissement. Les propriétaires de certificats d'investissement peuvent renoncer à ce droit.

 

Article 715 bis 71: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'émission d'obligations convertibles en actions, les porteurs des certificats d'investissement ont, proportionnellement au nombre de titres qu'ils possèdent, un droit de préférence à leur souscription à titre irréductible.

Lors d'une assemblée spéciale, les propriétaires de certificats d'investissement peuvent renoncer à ce droit.

Ces obligations ne peuvent être converties qu'en certificats d'investissement.

Les certificats de droit de vote correspondant aux certificats d'investissement émis à l'occasion de la conversion sont attribués aux porteurs de certificats de droit de vote existant à la date de l'attribution en proportion de leur droits, sauf renonciation de leur part au profit de l'ensemble des porteurs ou de certains d'entre eux.

 

Article 715 bis 72: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les articles relatifs à la souscription par la société de ses propres actions sont applicables aux certificats d'investissement.

 

Sous-section 4 - Les titres participatifs

 

Article 715 bis 73: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les sociétés par actions peuvent émettre des titres participatifs.

 

Article 715 bis 74: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les titres participatifs sont des titres de créance dont la rémunération comporte une partie fixe établie par le contrat et une partie variable calculée par référence à des éléments relatifs à l'activité ou aux résultats de la société et assise sur la valeur nominale du titre.

La partie variable fera l'objet d'une réglementation spécifique qui en précisera les limites.

 

Article 715 bis 75: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les titres participatifs sont négociables.

 

Article 715 bis 76: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les titres participatifs ne sont remboursables qu'en cas de liquidation de la société ou à l'initiative de cette dernière, à l'expiration d'un délai qui ne peut être inférieur à 5 ans, dans les conditions prévues par le contrat d'émission.

 

Article 715 bis 77: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'émission et le remboursement des titres participatifs sont autorisés dans les conditions prévues par les articles 715 bis 84 à 715 bis 87.

 

Article 715 bis 78: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les porteurs de titres participatifs d'une même émission sont groupés de plein droit pour la représentation de leurs intérêts communs en une masse dotée de la personnalité morale, ils sont soumis aux dispositions prévues pour les obligataires.

La masse des porteurs de titres de participation se réunit de plein droit une fois par an pour entendre le rapport des dirigeants sociaux sur l'exercice écoulé et le rapport des commissaires aux comptes sur les comptes de l'exercice et sur les éléments servant à la détermination de la rémunération des titres participatifs.

 

Article 715 bis 79: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les représentants de la masse assistent aux assemblées d'actionnaires. Ils peuvent être consultés sur toutes questions inscrites à l'ordre du jour, à l'exception de celles relatives aux recrutements et révocations des dirigeants sociaux. Ils peuvent intervenir au cours de l'assemblée.

 

Article 715 bis 80: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les porteurs de titres participatifs peuvent obtenir communication des  documents sociaux dans les mêmes conditions que les actionnaires.

 

Sous-section 5 - Les obligations

 

Article 715 bis 81: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les obligations sont des titres négociables qui, dans une même émission, confèrent les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale.

 

Article 715 bis 82: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'émission d'obligation n'est permise qu'aux sociétés par actions ayant deux années d'existence et qui ont établi deux bilans régulièrement approuvés par les actionnaires, et dont le capital est intégralement libéré.

Ces conditions ne s'appliquent pas à l'émission d'obligations qui bénéficient soit de la garantie de l'Etat ou des personnes morales de droit public, soit de la garantie de sociétés remplissant les conditions prévues à l'alinéa ci-dessus.

Elles ne sont pas non plus applicables à l'émission d'obligations qui sont gagées par des titres de créances sur l'Etat ou sur les personnes morales de droit public.

 

Article 715 bis 83: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les obligations sont, selon le cas, assorties de conditions ou clauses de remboursement ou d'amortissement à échéance ou par tirage.

Dans les cas expressément prévus lors de l'émission, une obligation peut être constituée en rente perpétuelle ouvrant droit à revenu variable et capitalisable sans remboursement du principal.

 

Article 715 bis 84: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale des actionnaires a seule qualité pour décider ou autoriser l'émission d'obligations et d'en définir les conditions. Elle peut déléguer ces pouvoirs au conseil d'administration, au conseil de surveillance ou au directoire.

 

Article 715 bis 85: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les dispositions de l'article 715 bis 84 ci-dessus ne sont pas applicables aux sociétés qui ont pour objet principal d'émettre des obligations nécessaires au financement des prêts qu'elles consentent.

 

Article 715 bis 86: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si la société fait appel public à l'épargne, elle doit avant l'ouverture de la souscription, accomplir les formalités de publicité sur les conditions d'émission. Les formalités de publicité sont précisées par voie réglementaire.

 

Article 715 bis 87: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société ne peut constituer un gage quelconque sur ses propres obligations.

 

Article 715 bis 88: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les porteurs d'obligations d'une même émission forment une masse de plein droit pour la défense de leurs intérêts communs. La masse jouit de la personnalité morale.

L'assemblée générale des obligataires peut être réunie à toute période.

 

Article 715 bis 89: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La masse des obligataires est représentée par un ou plusieurs mandataires désignés en assemblée générale extraordinaire.

Les conditions que doivent remplir les mandataires des obligataires, ainsi que leurs droits et statuts sont précisés par voie réglementaire.

 

Article 715 bis 90: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sauf restriction décidée par l'assemblée générale des obligataires, les mandataires ont le pouvoir d'accomplir au nom du groupement tous les actes de gestion pour la défense des intérêts communs des obligataires.

 

Article 715 bis 91: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les obligataires ainsi que les représentants de la masse ne peuvent s'immiscer dans la gestion des affaires de la société.

Cependant, les représentants de la masse des obligataires ont accès aux assemblées générales des actionnaires avec voix consultative.

Ils ont droit d'obtenir communication des documents sociaux dans les mêmes conditions que les actionnaires.

 

Article 715 bis 92: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'urgence, les représentants des obligataires peuvent être désignés par décision de justice à la demande de tout intéressé. 

 

Article 715 bis 93: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale des obligataires est convoquée par le conseil d'administration, le conseil de surveillance ou le directoire par les mandataires du groupement ou par les liquidateurs pendant la période de liquidation.

 

Article 715 bis 94: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La convocation et la tenue des assemblées générales d'obligataires sont faites dans les mêmes conditions de forme et de délai que celle des assemblées d'actionnaires.

 

Article 715 bis 95: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'ordre du jour de l'assemblée générale des obligataires doit être fixé par l'auteur de la convocation. Toutefois les obligataires, à titre individuel ou groupés, peuvent demander l'inscription à l'ordre du jour de projets de résolution qui sont immédiatement soumis au vote de l'assemblée générale.

 

Article 715 bis 96: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Tout obligataire a le droit de participer à l'assemblée ou de s'y faire représenter par un mandataire de son choix et ne faisant l'objet d'aucune interdiction.

La société qui détient au moins 10% du capital de la société débitrice ne peut voter à l'assemblée avec les obligations qu'elle détient.

 

Article 715 bis 97: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les obligataires détenteurs d'obligations amorties et non remboursées par suite de la défaillance de la société débitrice ou à raison d'un litige relatif aux conditions de remboursement peuvent participer à l'assemblée générale.

 

Article 715 bis 98: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale des obligataires délibère sur toutes questions relatives à la défense des intérêts des obligataires et l'exécution du contrat d'emprunt ainsi que sur toute proposition tendant à la modification du contrat ou de certains de ses éléments.

Tout obligataire a le droit d'obtenir communication des documents qui seront soumis à l'assemblée générale des obligataires ainsi que les procès-verbaux et feuilles de présence.

 

Article 715 bis 99: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le droit de vote attaché aux obligations doit être proportionnel à la quotité du montant de l'emprunt qu'elles représentent.

Chaque obligation donne droit à une voix au moins.

 

Article 715 bis 100: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les frais d'organisation et de déroulement des assemblées générales des obligataires ainsi que la rémunération des représentants des obligataires sont à la charge de la société débitrice.

 

Article 715 bis 101: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les obligataires ne sont pas admis individuellement à exercer un contrôle sur les opérations de la société ou à demander communication des documents sociaux.

 

Article 715 bis 102: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les obligations rachetées par la société émettrice, ainsi que les obligations sorties au tirage et remboursées, sont annulées et ne peuvent être remises en circulation.

 

Article 715 bis 103: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En aucun cas la société émettrice  ne peut imposer le remboursement anticipé des obligations sauf clause expresse du contrat d'émission.

 

Article 715 bis 104: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de dissolution anticipée de la société, non provoquée par une fusion ou une scission, l'assemblée générale des obligataires peut exiger le remboursement des obligations et la société peut l'imposer.

 

Article 715 bis 105: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La constitution de sûreté particulière par la société émettrice des obligations, doit se faire avant l'émission desdites obligations.

Ces sûretés sont constituées par les organes habilités de la société au profit de la masse des obligataires.

Les sûretés donnent lieu à une publicité avant toute souscription selon les modalités fixées par voie réglementaire.

 

Article 715 bis 106: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas de faillite ou de règlement judiciaire de la société, les représentants des obligataires sont habilités à agir au nom de tous les obligataires.

Ils déclarent au passif du redressement  judiciaire de la société, le montant au principal des obligations restant en circulation augmenté pour mémoire des coupons d'intérêts échus et non payés dont le décompte sera établi par le représentant des créanciers.

La présentation  des titres de leurs mandats n'est pas obligatoire à cette fin.

 

Article 715 bis 107: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Dans tous les cas une décision de justice désignera un mandataire chargé de représenter la masse des obligataires en cas de défaillance des mandataires de cette dernière.

 

Article 715 bis 109: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale des obligataires se prononce sur les modalités de règlement des obligations proposées par le représentant des créanciers de la société.

 

Article 715 bis 108: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sauf clause du contrat d'émission, les dispositions des articles relatifs à l'organisation des obligataires en une masse ne sont pas applicables aux emprunts garantis par l'Etat, les collectivités locales, ou les établissements publics.

 

Sous-section 6 - Autres valeurs mobilières

 

Article 715 bis 110: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les émissions de valeurs mobilières sont autorisées par l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires sur rapport du conseil d'administration, du conseil de surveillance ou du directoire et du commissaire aux comptes.

La décision de l'assemblée générale extraordinaire emporte de plein droit, au profit des porteurs de ces valeurs mobilières, renonciation des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription aux titres auxquels elles donnent droit.

 

Article 715 bis 111: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actionnaires de cette société ont, proportionnellement au montant de leurs actions, un  droit de préférence à la souscription de ces valeurs mobilières.

 

Article 715 bis 112: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute clause prévoyant ou permettant la conversion ou la transformation de valeurs mobilières représentatives d'une quotité du capital en autres valeurs mobilières représentatives de créances est nulle.

 

Article 715 bis 113: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les titulaires des certificats d'investissement disposent d'un droit préférentiel à la souscription des valeurs mobilières visées à l'article 715 bis 110 ci-dessus.

Lorsque celles-ci peuvent donner lieu à l'attribution de certificats d'investissement, ce droit s'exerce dans les conditions prévues à la présente sous-section.

 

Paragraphe 1 - Obligations convertibles en actions

 

Article 715 bis 114: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les sociétés par actions, remplissant les conditions prévues à l'article 715 bis 82, peuvent émettre des obligations convertibles en actions.

 

Article 715 bis 115: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les obligations convertibles sont soumises aux dispositions prévues à la sous-section relative aux obligations;

 

Article 715 bis 116: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale extraordinaire des actionnaires autorise, ou décide sur rapport du conseil d'administration, du conseil de surveillance ou du directoire et sur rapport spécial du commissaire aux comptes relatif aux bases de conversion l'émission d'obligations convertibles en actions.

 

Article 715 bis 117: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les actionnaires bénéficient du droit de souscrire à des obligations convertibles dans les mêmes conditions prévues pour la souscription  des actions nouvelles.

 

Article 715 bis 118: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'autorisation  de l'assemblée générale emporte, au profit des obligataires, renonciation expresse des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription aux actions qui seront émises par conversion des obligations.

La conversion ne peut avoir lieu qu'au gré des porteurs et seulement dans les conditions et sur les bases de conversion fixées par le contrat d'émission de ces obligations. Ce contrat indique soit que la conversion aura lieu pendant une ou des périodes d'options déterminées, soit qu'elle aura lieu à tout moment.

 

Article 715 bis 119: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le prix d'émission des obligations convertibles ne peut être inférieur à la valeur nominale des actions que les obligataires recevront en cas d'options pour la conversion.

 

Article 715 bis 120: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A dater du vote de l'assemblée générale autorisant l'émission, et tant qu'il existe des obligations convertibles en actions, il est interdit et sous peine des dispositions de l'article 827 ci-dessous, à la société d'amortir son capital ou de le réduire par voie de remboursement et de modifier la répartition des bénéfices.

En cas de réduction du capital motivée par des pertes, par diminution, soit du montant nominal des actions, soit du nombre de celles-ci, les droits des obligataires optant pour la conversion de leurs titres seront réduits en conséquence.

 

Article 715 bis 121: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

A dater du vote de l'assemblée générale autorisant l'émission et tant qu'il existe des obligations convertibles en actions, l'émission d'actions à souscrire en numéraire, l'incorporation au capital de réserves, bénéfices ou primes d'émission et la distribution de réserves en espèces ou en titres sont soumises à certaines formalités et conditions fixées par l'autorité chargée de l'organisation et de la surveillance des opérations de bourse.

 

Article 715 bis 122: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si la société procède à une émission de nouvelles obligations convertibles, ou d'obligations avec bons de souscription, elle doit en informer les obligataires par un avis publié dans les conditions fixées par le règlement de l'autorité chargée de l'organisation et de la surveillance des opérations de bourse, pour leur permettre d'opter pour la conversion dans le délai fixé par ledit avis.

 

Article 715 bis 123: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'émission d'actions à souscrire contre numéraire ou de nouvelles obligations convertibles, si l'assemblée générale des actionnaires a décidé de supprimer le droit préférentiel de souscription, cette décision doit être approuvée par l'assemblée générale des obligataires intéressés.

 

Article 715 bis 124: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

En cas d'émission d'obligations convertibles en actions à tout moment, la conversion peut être demandée dans un délai et dans des conditions fixées par le contrat d'émission.

Les actions remises aux obligataires ont droit aux dividendes versés au titre de l'exercice au cours duquel la conversion a été demandée.

 

Article 715 bis 125: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'augmentation de capital rendue nécessaire par conversion est définitivement réalisée du seul fait de la demande de conversion accompagnée du bulletin de souscription et, le cas échéant, des versements auxquels donne lieu la souscription d'actions en numéraire.

 

Paragraphe 2 - Obligations avec bons de souscription d'actions

 

Article 715 bis 126: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les sociétés par actions, qui répondent aux conditions requises pour l'émission d'obligations, peuvent émettre des obligations avec bons de souscription d'actions.

Une société  peut émettre des obligations avec bons de souscription à des actions à émettre par la société qui possède directement ou indirectement, plus de la moitié de son capital.

Dans ce cas, l'émission d'obligations doit être autorisée par l'assemblée générale ordinaire de la société filiale émettrice des obligations et l'émission des actions par l'assemblée générale extraordinaire de la société appelée à émettre des actions.

 

Article 715 bis 127: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

 Les bons de souscription donnent le droit de souscrire des actions à émettre par la société à un ou plusieurs prix et dans les conditions et délais fixés par le contrat d'émission.

La période d'exercice du droit de souscription ne peut dépasser plus de trois mois l'échéance d'amortissement final de l'emprunt.

 

Article 715 bis 128: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale se prononce sur les modalités de calcul du prix d'exercice du droit de souscription et le montant maximum des actions qui peut être souscrit par les titulaires de bons.

Le prix auquel le droit de souscription peut s'exercer doit être au moins égal à la valeur nominale des actions souscrites sur présentation des bons.

Dans le cas d'émission de nouvelles obligations avec bons de souscription ou d'obligations convertibles, la société en informe les titulaires ou porteurs de bons de souscription, par un avis publié dans les conditions fixées par voie règlementaire, pour leur permettre, s'ils désirent participer à l'opération, d'exercer leur droit de souscription dans le délai fixé par l'avis. Si la période d'exercice du droit de souscription n'est pas encore ouverte, le prix d'exercice à retenir est le premier figurant dans le contrat d'émission. Les dispositions du présent alinéa sont applicables à toute autre opération comportant un droit de souscription réservé aux actionnaires.

Toutefois, lorsque les bons ouvrent droit à la souscription d'actions inscrites à la cote officielle d'une bourse des valeurs mobilières, le contrat d'émission peut prévoir, au lieu des mesures mentionnées aux alinéas précédents, un ajustement des conditions de souscription fixées à l'origine pour tenir compte de l'incidence des émissions, incorporations ou distributions, dans les conditions et selon les modalités de calcul fixées par le règlement de l'autorité chargée de l'organisation et de la surveillance des opérations de bourse et sous le contrôle de cette dernière.

Dans le mois qui suit chaque exercice, le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas, constate, s'il y a lieu, le nombre et le montant nominal des actions, apporte les modifications nécessaires aux clauses des statuts relatives au montant du capital social et au nombre des actions qui le composent. Il peut également à toute époque, procéder à cette constatation pour l'exercice en cours et apporter aux statuts les modifications correspondantes.

Lorsqu'en raison de l'une des opérations mentionnées aux articles 715 bis 127 et 715 bis 129, le titulaire de bons de souscription qui présente ses titres a droit à un nombre d'actions comportant une fraction formant rompu, cette fraction fait l'objet d'un versement en espèces selon les modalités de calcul fixées par voie règlementaire.

 

Article 715 bis 129: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Si la société émettrice d'actions est absorbée par une autre société ou fusionnée avec une ou plusieurs autres sociétés dans une société nouvelle ou procède à une scission, les titulaires de bons de souscription peuvent souscrire des actions de la société absorbante ou de la société nouvelle.

Le nombre des actions qu'ils ont le droit de souscrire est déterminé en corrigeant le nombre d'actions de la société émettrice auquel ils avaient droit par le rapport d'échange des actions de cette dernière société contre les actions de la société absorbante ou de la société nouvelle.

L'assemblée générale de la société absorbante ou de la société nouvelle statut, selon les conditions prévues à l'article 715 bis 116, sur la renonciation au droit préférentiel de souscription mentionné aux articles 715 bis 117 et 715 bis 118.

La société absorbante ou la société nouvelle est substituée à la société émettrice des actions pour l'application des dispositions des articles 715 bis 120 et 715 bis 121.

 

Article 715 bis 130: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Sauf stipulation contraire du contrat d'émission, les bons de souscription peuvent être cédés ou négociés indépendamment des obligations.

 

Article 715 bis 131: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les obligations avec bons de souscription sont soumises aux dispositions de la sous-section 1.

 

Article 715 bis 132: (Article inséré par l’article 7 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les bons de souscription d'actions achetés par la société émettrice ainsi que les bons utilisés par la souscription sont annulés.

 

Chapitre 3 bis – Société en commandite par actions

(Chapitre inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

 

Article 715 ter: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société en commandite par actions, dont le capital est divisé en actions, est constituée entre un ou plusieurs commandités qui ont la qualité de commerçant et répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales et des commanditaires qui ont la qualité d'actionnaires et ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports.

Le nombre des associés commanditaires ne peut être inférieur à trois (3) et leur nom ne peut figurer dans la dénomination sociale.

Dans la mesure où elles sont compatibles avec les dispositions particulières prévues par le présent chapitre, les règles concernant les sociétés en commandite simple et les sociétés par actions sont applicables aux sociétés en commandite par actions à l'exception des articles 610 à 673 ci-dessus.

 

Article 715 ter 1: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le ou les premiers gérants sont désignés par les statuts. Ils accomplissent les formalités de constitution dont sont chargés les fondateurs de sociétés par actions.

Au cours de l'existence de la société, sauf clause contraire des statuts, le ou les gérants sont désignés par l'assemblée générale ordinaire avec l'accord de tous les associés commandités.

Le gérant, associé ou non, est révoqué dans les conditions prévues par les statuts.

En outre, le gérant est révocable par le tribunal pour cause légitime à la demande de tout associé ou de la société.

 

Article 715 ter 2: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire nomme, dans les conditions fixées par les statuts, un conseil de surveillance composé de trois (3) actionnaires au moins.

A peine de nullité de sa nomination, un associé commandité ne peut être membre du conseil de surveillance.

Les actionnaires ayant la qualité de commandité ne peuvent participer à la désignation des membres du conseil de surveillance.

Les règles concernant la désignation et la durée du mandat des administrateurs des sociétés par actions sont applicables.

 

Article 715 ter 3: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

L'assemblée générale ordinaire désigne un ou plusieurs commissaires aux comptes.

 

Article 715 ter 4: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société.

Sous réserve des dispositions du présent chapitre, le gérant a les mêmes obligations que le conseil d'administration des sociétés par actions.

Dans les rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du gérant qui qui ne relèvent pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.

Les clauses statuaires limitant les pouvoirs du gérant qui résultent du présent article sont inopposables aux tiers.

 

Article 715 ter 5: En cas de pluralité de gérants, ceux-ci détiennent séparément les pouvoirs prévus au précédent article.

L'opposition formée par un gérant aux actes d'un autre gérant est sans effet à l'égard des tiers, à moins qu'il ne soit établi qu'ils en ont eu connaissance.

 

Article 715 ter 6: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute autre rémunération, que celle prévue aux statuts, ne peut être allouée au gérant que par l'assemblée générale ordinaire.

Elle ne peut l'être qu'avec l'accord des commandités donné, sauf clause contraire, à l'unanimité.

 

Article 715 ter 7: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le conseil de surveillance assume le contrôle permanent de la gestion de la société. Il dispose, à cet effet, des mêmes pouvoirs que les commissaires aux comptes.

Il fait, à l'assemblée générale ordinaire annuelle, un rapport dans lequel il signale notamment les irrégularités et inexactitudes relevées dans les comptes annuels et, le cas échéant, dans les comptes consolidés de l'exercice.

Il est saisi en même temps que les commissaires aux comptes des documents mis à la disposition de ceux-ci.

Il peut convoquer l'assemblée générale des actionnaires.

 

Article 715 ter 8: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La modification des statuts exige l'accord de tous les associés commandités et la majorité des deux tiers du capital des commanditaires.

La modification des statuts résultant d'une augmentation du capital est constatée par les gérants.

 

Article 715 ter 9: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les membres du conseil de surveillance n'encourent aucune responsabilité en raison des actes de la gestion et de leur résultat.

Ils peuvent être déclarés civilement responsables des délits commis par les gérants si en ayant eu connaissance, ils ne les ont pas révélés à l'assemblée générale.

Ils sont responsables des fautes personnelles commises en l'exécution de leur mandat.

 

Article 715 ter 10: (Article inséré par l’article 8 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La transformation de la société en commandite par actions en société par action ou en société à responsabilité limitée est décidée par l'assemblée générale extraordinaire avec l'accord de la majorité des associés commandités.

 

Chapitre 4  –  Dispositions Communes aux Sociétés Commerciales Dotées de la Personnalité Morale

 

 Section 1 – Comptes Sociaux

 

1 – Documents Comptables

 

Article 716 : À la clôture de chaque exercice, le conseil d'administration ou les gérants dressent l'inventaire des divers éléments de l'actif et du passif existant à cette date.

Ils dressent également le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits et le bilan.

Ils établissent un rapport écrit sur la situation de la société et l'activité de celle-ci pendant l'exercice écoulé.

Les documents visés au présent article sont mis à la disposition  des commissaires aux comptes au plus tard dans les 4 mois qui suivent la clôture de l'exercice.

 

Article 717 : Le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits et le bilan sont établis à chaque exercice selon les mêmes formes et les mêmes méthodes d'évaluation que les années précédentes.

Toutefois, en cas de proposition de modification, l'assemblée générale, au vu des comptes établis selon les formes et méthodes tant anciennes que nouvelles, et sur rapport du conseil d'administration,  ou des gérants selon le cas et des commissaires se prononcent sur les modifications proposées.

«Art. 717 : alinéa 3 : (Article complété par l’article 9 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les comptes sociaux visés à l'alinéa 1er, font l'objet dans le mois qui suit leur adoption par l'assemblée générale d'un dépôt au centre national du registre de commerce. Ledit dépôt vaut publicité ».

 

2  –  Amortissement et Provision 

 

Article 718 : Même en cas d'absence ou d'insuffisance de bénéfices, il est procédé aux amortissements et provisions nécessaires pour que le bilan soit sincère.

La dépréciation de la valeur d'actif des immobilisations, qu'elle soit causée par l'usure, le changement des techniques ou toute autre causé, doit être constatée par des amortissements. Les moins-values sur les autres éléments d'actif et les pertes et charges probables doivent faire l'objet de provisions.

 

Article 719 : Sous réserve des dispositions de l'article 725, alinéa 2, les frais de constitution de la société sont amortis avant toute distribution de bénéfices.

Les frais d'augmentation de capital sont amortis, au plus tard, à  l'expiration du cinquième exercice suivant celui au cours duquel ils ont été engagés. Ces frais peuvent être imputés sur le montant des primes d'émission afférentes à cette augmentation.

 

Article 720 : Les produits nets de l'exercice, déduction faite des frais généraux et autres charges de la société, y compris tous amortissements et  provisions, constituent des bénéfices nets.

 

Article 721 : A peine de nullité de toute délibération contraire, dans les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés par actions, il est fait sur les bénéfices nets de l'exercice, diminués, le cas échéant,  des pertes antérieurs, un prélèvement d'un vingtième au moins affecté à la formation d'un fonds de réserve dit “ réserve légale ”.

Ce prélèvement cesse d'être obligatoire, lorsque la réserve atteint le dixième du capital social.

 

Article 722 : Le bénéfice distribuable est constitué par le bénéfice net de l'exercice, augmenté des reports bénéficiaires mais diminué du prélèvement prévu à l'article 721 de la part des bénéfices revenant aux travailleurs et des pertes antérieures.

En outre, l'assemblée générale peut décider la mise en distribution de sommes prélevées sur les réserves dont elle a la disposition ; en ce cas, la décision indique expressément les postes de réserves sur lesquels les prélèvements sont effectués.

 

A – Dividendes

 

Article 723 : Après approbation des comptes et constatation de l'existence de sommes distribuables, l'assemblée générale détermine la part attribuée aux associés sous forme de dividendes. Tout dividende distribué en violation de ces règles constitue un dividende fictif.

Toutefois, ne constituent pas des dividendes fictifs les acomptes à valoir sur les dividendes d'exercice clos ou en cours dont le conseil d'administration décide la répartition avant que les comptes de ces exercices aient été approuvés :

  • 1.    Lorsque la société dispose, après la répartition décidée au titre de l'exercice précédent, de réserve autre que celle prévue à l'article 721, d'un montant supérieur à celui des acomptes ;
  • 2.    Ou lorsqu'un bilan établi au cours ou à la fin de l'exercice et certifié par un commissaire aux comptes fait apparaître que la société a réalisé, au cours de l'exercice, après constitution des amortissements et provisions nécessaires, et déduction faite, s'il y  a lieu, des pertes antérieures, ainsi que du prélèvement prévu à    l'article 311, des bénéfices nets supérieurs au montant des acomptes.

 

Article 724 : Les modalités de mise en paiement des dividendes votés par l'assemblée générale, sont fixés par elle ou, à défaut, par le conseil d'administration ou les gérants, selon le cas. 

Toutefois, la mise en paiement des dividendes doit avoir lieu dans un délai maximal de neuf mois après la clôture de l'exercice. La prolongation de ce délai peut être accordée par décision de justice.

 

Article 725 : Il est interdit de stipuler un intérêt fixe ou intercalaire au profit des associés. Toute clause contraire est réputée non écrite.

Les dispositions de l'alinéa précédent ne sont pas applicables lorsque l'Etat a accordé aux actions la garantie d'un dividende minimal.

 

Article 726 : Aucune répétition de dividendes ne peut être exigée des actionnaires ou des porteurs de parts, hors le cas de distribution effectuée en violation des dispositions des articles 724 et 725. 

 

B – Tantièmes

 

Article 727 : Le versement des tantièmes au conseil d'administration, selon le cas, est subordonné à la mise en paiement des dividendes aux actionnaires.

 

Article 728 : Le montant des tantièmes ne peut excéder le dixième du bénéfice distribuable, sous déduction :

  • 1.    Des réserves constituées en exécution d'une délibération de l'assemblée générale ;
  • 2.    Des sommes reportées à nouveau.

Pour la détermination des tantièmes, il peut, en outre, être tenu compte des sommes mises en distribution qui sont prélevées dans les conditions prévues à l'article 722, alinéa 2.

Les sommes incorporées au capital ou prélevées sur les primes d'émission ne peuvent rentrer en compte pour le calcul des tantièmes.

 

Section 2  –  Filiales et Participations

 

Section 2 – Filiales, participations et sociétés contrôlées.

(Intitulé modifié par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

 

Article 729 : Lorsqu'une société possède 50 % ou plus du capital d'une autre société, la seconde est considérée, pour l'application de la présente section, comme filiale de la première.

«Art. 729 : (Article modifié par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Lorsqu'une société possède plus de 50% du capital d'une société, la seconde est considérée comme filiale de la première.

Une société est considérée comme ayant une participation dans une autre société, si la fraction du capital qu'elle détient dans cette dernière est inférieure ou égale à 50% ».

 

Article 730 : Lorsqu'une société possède dans une autre société une fraction du capital inférieure à 50 %, la première est considérée, pour l'application de la présente section, comme ayant une participation dans la seconde.

«Art. 730 : (Article modifié par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Une société par actions ne peut posséder d'actions d'une autre société, si celle-ci détient directement une fraction de son capital supérieure à 10% ».

 

Article 731 : Lorsqu'une société a pris, au cours d'un exercice une participation dans une société ayant son siège social en Algérie ou acquis plus de  la moitié du capital d'une telle société, il en est fait mention dans le rapport présenté aux associés sur les opérations de l'exercice et, le cas échéant, dans le rapport des commissaires aux comptes.

Le conseil d'administration ou le gérant rend compte dans son rapport, de l'activité des filiales de la société, par branche d'activité et fait ressortir les résultats obtenus.

«Art. 731 : (Article modifié par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Une société est considérée, pour l'application de la présente section, comme en contrôlant une autre :

  • Lorsqu'elle détient directement ou indirectement une fraction du capital lui conférant la majorité des droits de vote dans les assemblées générales de cette société;
  • Lorsqu'elle dispose seule de la majorité des droits de vote dans cette société en vertu d'un accord conclu avec d'autres associés ou actionnaires et qui n'est pas contraire à l'intérêt de la société;
  • Lorsqu'elle détermine en fait, par les droits de vote dont elle dispose, les décisions dans les assemblées générales de cette société.

Elle est présumée exercer ce contrôle lorsqu'elle dispose directement ou indirectement, d'une fraction des droits de vote supérieure à 40% et qu'aucun autre associé ou actionnaire ne détient directement ou indirectement une fraction supérieure à la sienne.

La société qui exerce un contrôle sur une ou plusieurs sociétés, conformément aux alinéas précédents, est appelée pour l'application de la présente section, " Société holding ».

 

Article 732 : En aucun cas, une société ne peut posséder d'actions d'une autre société si celle-ci détient une fraction de son capital.

«Art. 732 : (Article modifié par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Toute participation même inférieure à 10% détenue par une société contrôlée est considérée comme détenue indirectement par la société qui contrôle cette société ».

 

Article 732 bis : (Article inséré par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Lorsqu'une société par actions détient indirectement le contrôle d'une autre société, celle-ci ne peut détenir plus de 50% du capital de la première.

 

Article 732 bis 1: (Article inséré par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Lorsqu'une société a pris, au cours d'un exercice, une participation dans une société ayant son siège social en Algérie ou acquis plus de la moitié du capital d'une telle société, il en est fait mention dans le rapport présenté aux associés sur les opérations de l'exercice et, le cas échéant, dans le rapport des commissaires aux comptes.

Le conseil d'administration, le directoire, ou le gérant rend compte dans son rapport, de l'activité des filiales de la société, par branche d'activité et fait ressortir les résultats obtenus.

 

Article 732 bis 2: (Article inséré par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Le contrôle des comptes de la société holding est exercé par deux commissaires aux comptes au moins.

 

Article 732 bis 3: (Article inséré par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

La société holding qui fait appel public à l'épargne et/ou cotée en bourse, est tenue à l'établissement et à la publication des comptes consolidés tels que définis à l'article 732 bis 4 du présent code.

 

Article 732 bis 4: (Article inséré par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Par comptes consolidés, on entend la présentation de la situation financière et des résultats d'un groupe de sociétés, comme si celles-ci ne formaient qu'une seule entité.

Ils sont soumis aux mêmes règles de présentation, de contrôle, d'adoption et de publication que les comptes annuels individuels.

Les modalités d'application du présent article, seront déterminées en tant que de besoin, par voie réglementaire.

 

Section 3  –  Nullités

 

Article 733 : La nullité d'une société ou d'un acte modifiant les statuts ne peut résulter que d'une disposition expresse de la présente loi ou de celles qui régissent la nullité des contrats. En ce qui concerne les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés par actions, la nullité de la société ne peut résulter ni d'un vice de consentement, ni de l'incapacité, à moins que celle-ci n'atteigne tous les associés fondateurs.

La nullité de la société ne peut non plus résulter de la  nullité des clauses prohibées par l'article 426, alinéa 1er, du code civil.

La nullité d'actes ou délibérations autres que ceux prévus à l'alinéa précédent, ne peut résulter que de la violation d'une disposition impérative de la présente loi ou de celles qui régissent les contrats.

 

Article 734 : Dans les sociétés en nom collectif, l'accomplissement des formalités de publicité est requis à peine de nullité de la société, de l'acte ou de la délibération, selon les cas, sans que les associés et la société puissent se prévaloir à l'égard des tiers de cette cause de nullité. Toutefois, le tribunal a la faculté de ne pas prononcer la nullité encourue si aucune fraude n'est constatée.

 

Article 735 : L'action en nullité est éteinte lorsque la cause de la nullité a cessé d'exister le jour où le tribunal statue sur le fond en première instance, sauf si cette nullité est fondée sur l'illicéité de l'objet social.

 

Article 736 : Le tribunal, saisi d'une action en nullité, peut, même d'office, fixer un délai pour permettre de couvrir les nullités. Il ne peut prononcer la nullité moins de deux moins après la date de citation  introductive d'instance.

Si pour couvrir une nullité, une assemblée doit être convoquée ou une consultation des associés effectuée, et s'il est justifié d'une convocation régulière de cette assemblée ou de l'envoi aux associés du texte des projets de décision, accompagné des documents qui doivent leur être communiqués, le tribunal accorde, par jugement, le   délai nécessaire pour que les associés puissent prendre une décision.

 

Article 737 : Si à l'expiration du délai prévu à l'article précédent aucune décision n'a été prise, le tribunal statue à la demande de la partie la plus diligente.

 

Article 738 : En cas de nullité d'une société ou d'actes et délibérations postérieurs à sa constitution, fondée sur un vice du consentement ou l'incapacité d'un associé, et lorsque la régularisation peut intervenir, toute personne y ayant intérêt peut mettre en demeure celui qui est susceptible de l'opérer, soit de régulariser, soit d'agir en nullité dans un délai de six mois à peine de forclusion.

Cette mise en demeure est dénoncée à la société.

La société ou un associé peut soumettre au tribunal saisi dans le délai prévu à l'alinéa précédent, toute mesure susceptible de supprimer l'intérêt du demandeur notamment par le rachat de ses droits sociaux. En ce cas, le tribunal peut soit prononcer la nullité, soit rendre obligatoires les mesures proposées, si celles-ci ont été préalablement adoptées par la société aux conditions prévues pour les modifications statutaires. Le vote de l'associé dont le rachat des droits est demandé est sans influence sur la décision de la société.

En cas de contestation, la valeur des droits sociaux à rembourser à l'associé est déterminée conformément aux dispositions de l'article 578, alinéa 3, du présent code.

 

Article 739 : Lorsque la nullité d'actes et délibérations postérieurs à la constitution de la société est fondée sur la violation des règles de publicité, toute personne ayant intérêt à la régularisation de l'acte peut mettre la société en demeure d'y procéder, dans le délai, de 30 jours. A défaut de régularisation dans ce délai, tout intéressé peut   demander la désignation, par décision de justice, d'un mandataire chargé d'accomplir la formalité.

 

Article 740 : Les actions en nullité de la société ou d'actes et délibérations postérieurs à sa constitution en prescrivent par trois ans à compter du jour où la nullité est encourue, sous réserve de la forclusion prévue à l'article 738, alinéa 1er.

 

Article 741 : Lorsque la nullité de la société est prononcée, il est procédé à sa liquidation conformément aux dispositions des statuts et de la section V du présent chapitre.

 

Article 742 : Ni la société, ni les associés ne peuvent se prévaloir d'une nullité à l'égard des tiers de bonne foi. Cependant, la nullité résultant de l'incapacité ou d'un vice du consentement est opposable même aux tiers, par l'incapable et ses représentants légaux, ou par l'associé  dont le consentement a été surpris par erreur, dol ou   violence.

 

Article 743 : L'action en responsabilité fondée sur l'annulation de société ou des actes et délibérations postérieurs à sa constitution, se prescrit par trois ans à compter du jour où la décision d'annulation est  passée en force de chose jugée.

La disposition de la cause de nullité ne met pas obstacle à l'exercice de l'action en dommages-intérêts tendant à la réparation du préjudice causé par le vice dont la société, l'acte ou la délibération était entachée. Cette action se prescrit par trois ans à compter du jour où la nullité a été couverte.

 

Section 4 – Fusion et Scission

 

1er Dispositions Générales

 

Article 744 : Une société, même en liquidation, peut être abordée par une autre société ou participer à la constitution d'une société nouvelle, par voie de fusion.

Elle peut aussi faire apport de son patrimoine à des sociétés existantes ou participer avec celles-ci à la constitution de sociétés nouvelles, par voie de fusion-scission.

Elle peut enfin faire apport de son patrimoine à des sociétés nouvelles, par voie de scission.

 

Article 745 : Les opérations visées à l'article précédent, peuvent être réalisées entre des sociétés de forme différente.

Elles sont décidées, par chacune des sociétés intéressées, dans les conditions requises pour la modification de ses statuts.

Si l'opération comporte la création de sociétés nouvelles, chacune de celles-ci est constituée selon les règles propres à la forme de société adoptée

 

Article 746 : Par dérogation aux dispositions de l'article 745, alinéa 2, si l'opération projetée a pour effet d'augmenter les engagements d'associés ou d'actionnaires de l'une ou de plusieurs sociétés en cause, elle ne peut être décidée qu'à l'unanimité desdits associés ou  actionnaires.

 

Article 747 : Le projet de fusion ou de scission est arrêté par le conseil d'administration, soit de chacune des sociétés participant à la fusion, soit de la société dont la scission est projetée.

Il doit contenir les indications suivantes :

  • 1.    Les motifs, buts et conditions de la fusion ou de la scission ;
  • 2.    Les dates auxquelles ont été arrêtés les comptes des sociétés intéressées, utilisés pour établir les conditions de l'opération ;
  • 3.    La désignation et l'évolution de l'actif et du passif dont la transmission aux sociétés absorbantes ou nouvelles est prévue ;
  • 4.    Le rapport d'échange des droits sociaux ;
  • 5.    Le montant prévu de la prime de fusion ou de scission.

Le projet ou une déclaration qui lui est annexée, expose les méthodes d'évaluation utilisées et donne les motifs du choix du rapport d'échange des droits sociaux.

 

Article 748 : Le projet de contrat est déposé dans une étude notariale du lieu du siège des sociétés absorbantes et absorbées.

Il fait l'objet d'une publicité dans un journal habilité à recevoir les annonces légales.

 

2  –  Dispositions Relatives aux Sociétés par Actions 

 

Article 749 : La fusion est décidée par l'assemblée générale extraordinaire des sociétés absorbantes et absorbées.

Le patrimoine des sociétés absorbées ou fusionnées, dévolu à la société absorbante ou à la société nouvelle issue de la fusion, dans l'état où il se trouve à la date de la réalisation définitive de l'opération.

Le patrimoine de la société scindée est dévolu dans les mêmes conditions ; sa répartition entre les sociétés absorbantes ou les sociétés nouvelles issues de la scission, est faite selon les modalités fixées par le projet de scission.

 

Article 750 : Le conseil d'administration, les gérants, selon le cas, communiquent le projet de fusion ou de scission et ses annexes aux commissaires aux comptes, s'il en existe, de chacune des sociétés participant à l'opération, quarante-cinq jours au moins avant la réunion l'assemblée des associés ou des actionnaires, appelés à  statuer sur ledit projet.

 

Article 751 : Les commissaires aux comptes de chaque société assistés, le cas échéant, d'experts de leur choix, établissent et présentent un apport sur la rémunération des apports faits à la société absorbante. A cet effet, les commissaires aux comptes peuvent obtenir communication de tous documents utiles auprès de chaque société intéressée.

 

Article 752 : Le rapport des commissaires aux comptes est déposé au siège social et tenu à la disposition des associés ou des actionnaires, pendant le délai de quinze jours qui précède la réunion de l'assemblée appelée à  statuer sur le projet de fusion ou de scission.

En cas de consultation par écrit, ce rapport est adressé aux associés avec le projet de résolution qui leur est soumis.

 

Article 753 : Les commissaires aux apports vérifient notamment que le montant de l'actif net apporté par les sociétés absorbées est au moins égal au  montant de l'augmentation du capital de la société absorbante ou au montant du capital de la société nouvelle issue de la fusion.

La même vérification est faite en ce qui concerne le capital des sociétés bénéficiaires de la scission.

 

Article 754 : L'assemblée générale extraordinaire de la société absorbante statue sur l'approbation des apports en nature, conformément aux dispositions de l'article 673.

 

Article 755 : Lorsque la fusion est réalisée par voie de création d'une société nouvelle, celle-ci peut être constituée sans autres apports que ceux effectués par les sociétés procédant à leur fusion. En ce cas, les    actionnaires de ces sociétés peuvent se réunir, de plein droit, en assemblée générale constitutive de la société nouvelle issue de la fusion et il est procédé conformément aux dispositions régissant la constitution des sociétés par action.

 

Article 756 : La société est débitrice des créanciers de la société absorbée aux lieu et place de celle-ci, sans que cette substitution emporte novation à leur égard.

Les créanciers des sociétés participant à l'opération de fusion et dont la créance est antérieure à la publicité donnée au projet de fusion, peuvent former opposition à celle-ci dans le délai de 30 jours à compter de l'insertion prescrite par l'article 748. Une décision de justice rejette l'opposition ou ordonne, soit le remboursement des  créances, soit la constitution de garanties si la société absorbante en offre et si elles sont jugées suffisantes.

A défaut de remboursement des créances ou de constitution des garanties ordonnées, la fusion est inopposable à ce créancier.

L'opposition formée par un créancier n'a pas pour effet d'interdire la poursuite des opérations de fusion.

Les dispositions du présent article ne mettent pas obstacle à l'application des conventions autorisant le créancier à exiger le remboursement immédiat de la créance en cas de fusion de la société débitrice avec une autre société.

 

Article 757 : Les bailleurs de locaux loués aux sociétés absorbées ou scindées,  peuvent également former opposition à la fusion ou à la scission dans le délai fixé à l'article 736, al. 2.

 

Article 758 : Lorsque la scission doit être réalisée par apports à des sociétés par actions existantes, les dispositions des articles 751, 754 et 789 sont applicables.

 

Article 759 : Lorsque la scission doit être réalisée par apports à des sociétés par actions nouvelles, elle est décidée par l'assemblée générale extraordinaire de la société scindée.

Chacune des sociétés nouvelles peut être constituée sans autre apport que celui effectué par la société scindée. En ce cas,  l'assemblée générale des actionnaires de celle-ci peut se transformer, de plein droit, en assemblée générale constitutive de chacune des sociétés issues de la scission et il est procédé conformément aux dispositions régissant la constitution des sociétés par actions. Toutefois, il n'y a pas lieu à vérification de  l'évaluation des biens apportés par la société scindée. Les actions émises par les sociétés nouvelles sont alors directement attribuées aux actionnaires de la société scindée.

 

Article 760 : Les sociétés bénéficiaires des apports résultant de la scission,  sont débitrices solidaires des créanciers de la société scindée, aux lieu et place de celle-ci, sans que cette substitution emporte novation à leur égard.

 

Article 761 : Par dérogation aux dispositions de l'article précédent, il peut être stipulé que les sociétés bénéficiaires de la scission ne seront tenues que de la partie du passif de la société scindée mise à la charge respective et sans solidarité entre elles.

En ce cas, les créanciers de la société scindée peuvent former opposition à la scission dans les conditions et sous les effets prévus à l'article 756, alinéa 2 et suivants.

 

Article 762 : La société qui apporte une partie de son actif à une autre société et la société qui bénéficie de cet apport, peuvent décider d'un commun accord de soumettre l'opération aux dispositions des articles 758 et 761.

 

3 – Dispositions Relatives aux Sociétés à Responsabilité Limitée

 

Article 763 : En cas de fusion ou de scission de sociétés à responsabilité limitée au profit de sociétés de même forme, les dispositions des articles 756, 76o et 761, alinéas 1er et 2 sont applicables, ainsi que, s'il existe des commissaires aux comptes, celles de l'article 751.

Lorsque la scission doit être réalisée par apports à des sociétés à responsabilité limitée nouvelles, chacune de celles-ci peut être constituée sans autre apport que celui effectué par la société scindée. En ce cas, les associés de celle-ci peuvent agir de plein droit en qualité de fondateurs de chacune des sociétés issues de la scission, et il est procédé conformément aux dispositions régissant la constitution des sociétés à responsabilité limitée. Les parts sociales représentant le capital des sociétés nouvelles sont alors directement attribuées aux associés de la société scindée.

 

4 – Dispositions Diverses 

 

Article 764 : Lorsque les opérations visées à l'article 744 comportent la participation de sociétés par actions et de sociétés à responsabilité limitée, les dispositions des articles 756, 760 et 761 sont applicables.

 

Section 5 – Liquidation

 

1er – Dispositions Diverses

 

Article 765 : Sous réserve des dispositions du présent paragraphe, la liquidation des sociétés est régie par les dispositions contenues dans les statuts.

 

Article 766 : La société est en liquidation dès l'instant de sa dissolution pour quelque cause que ce soit. Sa raison ou sa dénomination sociale est suivie de la mention “ société en liquidation ”.

La personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation, jusqu'à la clôture de celles-ci.

La dissolution d'une société ne produit ses effets à l'égard des tiers qu'à compter de la date à laquelle elle est publiée au registre du commerce.

 

Article 767 : L'acte de nomination des liquidateurs, quelle que soit sa forme, est publié dans le délai d'un mois, dans un journal habilité à recevoir les annonces légales dans la wilaya du siège social.

Il contient les indications suivantes :

  • 1.    La raison sociale ou la dénomination sociale suivie, le cas échéant, de son sigle ;
  • 2.    La forme de la société, suivie de la mention  “ en liquidation ”;
  • 3.    Le montant du capital social ;
  • 4.    L'adresse du siège social ;
  • 5.    Les numéros d'immatriculation de la société au registre du commerce ;
  • 6.    La cause de la liquidation ;
  • 7.    Les nom, prénom usuel et domicile des liquidateurs ;
  • 8.    Le cas échéant, les limitations apportées à leurs pouvoirs.

Sont, en outre, indiquées dans la même insertion :

  • 1.    Le lieu où la correspondance doit être adressée et celui où les actes et documents concernant la liquidation doivent être notifiés ;
  • 2.    Le tribunal au greffe duquel sera effectué, en annexe au registre du commerce, le dépôt des actes et pièces relatives à la liquidation.

A la diligence du liquidateur, les mêmes indications sont portées,  par simple lettre, à la connaissance des actionnaires.

 

Article 768 : Au cours de la liquidation de la société, le liquidateur accomplit, sous sa responsabilité, les formalités de publicité incombant aux représentants légaux et de la société.

Notamment, toute décision entraînant modification des mentions publiées en application de l'article précédent, est publiée dans les conditions prévues par cet article.

 

Article 769 : La dissolution de la société n'entraîne pas de plein droit la résiliation des baux des immeubles utilisés pour son activité sociale, y compris les locaux d'habitation dépendant de ces immeubles.

Si, en cas de cession du bail, l'obligation de garantie ne peut plus être assurée dans les termes de celui-ci, il peut y être substitué, par ordonnance de référé, toute garantie offerte par le cessionnaire ou un tiers, et jugée suffisante.

 

Article 770 : Sauf consentement unanime des associés, la cession de tout ou partie de l'actif de la société en liquidation à une personne ayant eu dans cette société la qualité d'associé en nom, de gérant, d'administrateur,  de directeur général, de commissaire aux comptes ou de contrôleur, ne peut avoir lieu qu'avec l'autorisation  du tribunal, le liquidateur et, s'il en existe, le commissaire aux comptes ou le contrôleur dûment entendus. 

 

Article 771 : La cession de tout ou partie de l'actif de la société en liquidation, au liquidateur ou à ses employés ou à leurs conjoints,  ascendants ou descendants, est interdite.

 

Article 772 : La cession globale de l'actif de la société ou l'apport de l'actif à une société notamment par voie de fusion est autorisée :

  • 1.    Dans les sociétés en nom collectif, à l'unanimité des associés ;
  • 2.    Dans les sociétés à responsabilité limitée, à la majorité exigée pour la modification des statuts;
  • 3.    Dans les sociétés par actions, aux conditions de quorum et de majorité prévues pour les assemblées extraordinaires.

 

Article 773 : Les associés sont convoqués en fin de liquidation pour statuer sur le compte définitif, sur le quitus de la gestion du liquidateur et la décharge de son mandat pour constater la clôture de la liquidation. 

A défaut, tout associé peut demander en justice, la désignation  par ordonnance de référé, d'un mandataire chargé de procéder à la convocation.

 

Article 774 : Si l'assemblée de clôture prévue à l'article précédent, ne peut  délibérer ou si elle refuse d'approuver les comptes du liquidateur,  il est statué, par décision de justice, à la demande de celui-ci ou de tout intéressé.

A cet effet, le liquidateur dépose ses comptes au greffe du tribunal où tout intéressé peut en prendre connaissance et obtenir à ses frais, délivrance d'une copie.

Le tribunal statue sur ces comptes et, le cas échéant, sur la clôture de la liquidation, aux lieu et place de l'assemblée des associés ou des actionnaires.

 

Article 775 : L'avis de clôture de la liquidation, signé par le liquidateur, est publié, la diligence de celui-ci, au Bulletin officiel des annonces légales et, en outre, dans un journal habilité à recevoir des annonces légales.

Il contient les indications suivantes :

  • 1.    La raison sociale ou la dénomination sociale suivie, le cas échéant, de son sigle ;
  • 2.    La forme de la société, suivie de la mention “ en liquidation ” ;
  • 3.    Le montant du capital social ;
  • 4.    L'adresse du siège social ;
  • 5.    Les numéros d'immatriculation de la société au registre du commerce ;
  • 6.    Les nom, prénom usuel et domicile des liquidateurs ;
  • 7.    La date et le lieu de réunion de l'assemblée de clôture, si les  comptes des liquidateurs ont été approuvés par elle ou, à défaut, la date de la décision de justice prévue par l'article précédent, ainsi que l'indication du tribunal qui l'a prononcé ;
  • 8.    L'indication du greffe du tribunal où sont déposés les comptes des liquidateurs.

 

Article 776 : Le liquidateur est responsable, à l'égard, tant de la société que des tiers, des conséquences dommageables des fautes par lui commises dans l'exercice de ces fonctions. 

L'action en responsabilité contre les liquidateurs se prescrit dans les conditions prévues à l'article 696. 

 

Article 777 : Toutes actions contre les associés non liquidateurs ou leurs héritiers ou ayants cause, se prescrivent par cinq ans à compter de la publication de la dissolution de la société au registre du commerce.

 

2 – Dispositions Applicables par Décision Judiciaire 

 

Article 778 : A défaut de clauses statutaires ou de convention expresse entre les parties, la liquidation de la société dissoute sera effectuée conformément aux dispositions du présent paragraphe, sans préjudice de l'application du paragraphe 1er de la présente section.

En outre, il peut être décidé par ordonnance de référé, que cette liquidation sera effectuée dans les mêmes conditions à la demande :

  • 1.    De la majorité des associés, dans les sociétés en nom collectif ;
  • 2.    D'associés représentant au moins le dixième du capital dans les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés par actions ;
  • 3.    Des créanciers sociaux.

Dans ce cas, les dispositions des statuts contraires à celles de la présente section sont réputées non écrites.

 

Article 779 : Les pouvoirs du conseil d'administration ou des gérants prennent fin à dater de l'ordonnance de référé prise en application de l'article précédent ou de la dissolution de la société si elle est  postérieure.

 

Article 780 : La dissolution de la société ne met pas fin aux fonctions des commissaires aux comptes.

 

Article 781 : En l'absence de commissaires aux comptes, et même dans les sociétés qui ne sont pas tenues d'en désigner, un ou plusieurs contrôleurs peuvent être nommés par les sociétés dans les conditions prévues à l'article 781, alinéa 1er . A défaut, ils peuvent être désignés par le président du tribunal statuant sur enquête, à la demande du liquidateur ou en référé, à la demande de tout intéressé, le liquidateur dûment appelé.

L'acte de nomination des contrôleurs fixe leurs pouvoirs, obligations et rémunérations ainsi que la durée de leurs fonctions.

Ils encourent la même responsabilité que les commissaires aux comptes.

Dans tous les cas, cet acte est publié dans les mêmes conditions et délais prévus par l'article 767, que celui des liquidateurs.

 

Article 782 : Un ou plusieurs liquidateurs sont désignés par les associés si la dissolution résulte du terme statutaire ou si elle est décidée par les associés.

Le liquidateur est nommé :

  • 1.    Dans les sociétés en nom collectif, à l'unanimité des associés ;
  • 2.    Dans les sociétés à responsabilité limitée, à la majorité en capital des associés ;
  • 3.    Dans les sociétés par actions, aux conditions de quorum et de majorité prévues pour les assemblées générales ordinaires.

 

Article 783 : Si les associés n'ont pu nommer un liquidateur, celui-ci est désigné par l'ordonnance du président du tribunal, statuant sur  requête.

Tout intéressé peut former opposition à l'ordonnance dans le délai de quinze jours à dater de sa publication dans les conditions prévues à l'article 757. Cette opposition est portée devant le tribunal qui peut désigner un autre liquidateur.

 

Article 784 : Si la dissolution de la société est prononcée par décision de justice, cette décision désigne un ou plusieurs liquidateurs.

Sauf dispositions contraire de l'acte de nomination, si plusieurs liquidateurs ont été nommés, ils peuvent exercer leurs fonctions séparément. Toutefois, ils établissent et présentent un rapport commun.

 

Article 785 : La durée du mandat du liquidateur ne peut excéder trois ans.

Toutefois, ce mandat peut être renouvelé par les associés ou le président du tribunal, selon le liquidateur à été nommé par les associés ou par décision de justice.

Si l'assemblée des associés n'a pu être valablement réunie, le mandat est renouvelé par décision de justice, à la demande du liquidateur.

En demandant le renouvellement de son mandat, le liquidateur indique les raisons pour les lesquelles la liquidation n'a pu être clôturée, les mesures qu'il envisage de prendre et les délais que nécessite l'achèvement de la liquidation.

 

Article 786 : Le liquidateur est révoqué et remplacé selon les formes prévues pour sa nomination.

 

Article 787 : Dans les six mois de sa nomination, le liquidateur convoque l'assemblée des associés, à laquelle il fait un rapport sur la situation active et passive de la société, sur la poursuite des opérations de liquidation et le délai nécessaire pour les terminer.

A défaut, il est procédé à la convocation de l'assemblée, soit par l'organe de contrôle, s'il en existe un, soit par un mandataire désigné, par décision de justice, à la demande tout intéressé.

Si la réunion de l'assemblée est impossible ou si aucune décision n'a pu être prise, le liquidateur demande en justice les autorisations nécessaires pour aboutir à la liquidation.

 

Article 788 : Le liquidateur représente la société. Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour réaliser l'actif, même à l'amiable. Les restrictions à ces pouvoirs, résultant des statuts ou de l'acte de nomination, ne sont pas opposables aux tiers.

Il est habilité à payer les créanciers et répartir le solde disponible.

Il ne peut continuer les affaires en cours ou en engager de nouvelles pour les besoins de la liquidation que s'il y a été autorisé, soit par les associés, soit par décision de justice s'il a été nommé par la même voie. 

 

Article 789 : Le liquidateur établit dans les trois mois de la clôture de chaque exercice, l'inventaire, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits, un rapport écrit par lequel il rend compte des opérations de liquidation au cours de l'exercice écoulé.

Sauf dispense accordée par l'ordonnance de référé, le liquidateur convoque selon les modalités prévues par les statuts, au moins une fois par ans et dans les six mois de la clôture de l'exercice, l'assemblée des associés qui statue sur les comptes annuels, donne les autorisations nécessaires et, éventuellement, renouvelle le mandat des contrôleurs ou commissaires aux comptes.

Si l'assemblée n'est pas réunie, le rapport prévu à l'alinéa 1er ci-dessus, est déposé au greffe du tribunal et communiqué à tout intéressé.

 

Article 790 : En période de liquidation, les associés peuvent prendre communication des documents sociaux, dans les mêmes conditions qu'antérieurement.

 

Article 791 : Les décisions prévues à l'article 789, alinéa 2, sont prises :

  • A la majorité des associés en capital, dans les sociétés en nom collectif, et à responsabilité limitée ;
  • Dans les conditions de quorum et de majorité des assemblées ordinaires, dans les sociétés par actions.
  • Si la majorité requise ne peut être réunie, il est statué, par décision de justice, à la demande du liquidateur ou de tout intéressé.

Lorsque la délibération entraîne modification des statuts, elle est prise dans les conditions prescrites à cet effet, pour chaque forme de société.

Les associés liquidateurs peuvent prendre part au vote.

 

Article 792 : En cas de continuation de l'exploitation de sociale, le liquidateur est tenu de convoquer l'assemblée des associés, dans les conditions prévues à l'article 789. A défaut, tout intéressé peut demander la convocation, soit par les commissaires aux comptes, ou l'organe de contrôle, soit par un mandataire désigné par décision de justice.

 

Article 793 : Sauf clause contraire des statuts, le partage de l'actif net subsistant après remboursement du nominal des actions ou des parts sociales, est effectué entre les associés dans les mêmes proportions que leur participation au capital social.

 

Article 794 : Sous réserve des droits des créanciers, le liquidateur décide s'il convient de distribuer les fonds devenus disponibles en cours de liquidation.

Après mise en demeure infructueuse du liquidateur, tout intéressé peut demander en justice qu'il soit statué sur l'opportunité d'une répartition en cours de liquidation.

Toute décision de répartition de fonds, est publiée dans le journal d'annonces légales dans lequel a été effectuée la publicité à l'article 767.

La décision est notifiée individuellement aux associés.

 

Article 795 : Les sommes affectées aux répartitions entre les associés et les créanciers, sont déposées dans le délai de quinze jours à compter de la décision de répartition, à un compte ouvert dans une banque au nom de la société en liquidation. Elles peuvent être retirées sur la signature d'un seul liquidateur et sous sa responsabilité.

 

Chapitre 4 bis – Société en participation

(Chapitre inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

 

Article 795 ter 1: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Il peut être créé entre deux ou plusieurs personnes physiques des sociétés en participation destinées à réaliser des opérations de commerce.

 

Article 795 ter 2: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société en participation n'existe que dans les rapports entre associés et ne se révèle pas aux tiers. Elle n'a pas la personnalité morale, n'est pas soumise à publicité et peut être prouvée par tous moyens.

Les dispositions du chapitre préliminaire et du titre II, chapitre IV du présent livre ne lui sont pas applicables.

 

Article 795 ter 3: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les associés conviennent librement des objets, des formes ou proportions d'intérêts et des conditions de la société en participation.

 

Article 795 ter 4: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Chaque associé contracte avec les tiers en son nom personnel. Il est seul engagé même au cas où, sans l'accord des autres associés, il révèle leurs noms aux tiers.

 

Article 795 ter 5: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les droits des associés ne peuvent être représentés par des titres négociables.

Toute clause contraire est réputée non écrite.

 

Article 796 : (Article remplacé par l’article 11 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

La société en participation entre particuliers, est interdite.

Toutefois, les entreprises socialistes peuvent constituer entre elles des groupements.

Art 796: Deux ou plusieurs personnes morales peuvent constituer entre elles par écrit, pour une durée déterminée, un groupement en  vue de mettre en œuvre tous les moyens propres à faciliter ou à développer l'activité économique de ses membres, à améliorer ou à accroître les résultats de cette activité.

 

Article 797 : (Article remplacé par l’article 11 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le groupement est constitué par contrat soumis à publicité et qui détermine les conditions et l'objet du groupement.

Une copie du contrat est adressée aux services de tutelle correspondants.

Art 797: Le contrat de groupement détermine l'organisation du groupement, sous réserve des dispositions du présent code. Il est établi par écrit et publié selon les modalités fixées par voie règlementaire.

Il contient notamment les indications suivantes:

  • 1°) La dénomination du groupement,
  • 2°) Les nom, raison sociale ou dénomination sociale, la forme juridique, l'adresse du domicile ou du siège social et s'il y a lieu, le numéro d'immatriculation au registre de commerce, de chacun des membres du groupement,
  • 3°) La durée pour laquelle le groupement est constitué,
  • 4°) L'objet du groupement,
  • 5°) L'adresse du siège du groupement.

Toutes les modifications du contrat sont établies et publiées dans les mêmes conditions que le contrat lui-même. Elles ne sont opposables aux tiers qu'à dater de cette publicité.

 

Article 798 : (Article remplacé par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le groupement n'a pas la personnalité morale. Les tiers n'ont de liens juridiques qu'avec celui des membres du groupement avec lequel ils ont contracté.

Art 798: Le contrat de groupement doit prévoir également:

  • 1°) Les conditions d'acceptation et de révocation de nouveaux membres,
  • 2°) Les attributions de l'assemblée des membres du groupement;
  • 3°) Les modalités de contrôle de la gestion,
  • 4°) Les modalités de dissolution et de liquidation.

 

Article 799 : (Article remplacé par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les droits des membres du groupement sont représentés par des titres nominatifs non négociables.

Art 799: Le groupement ne donne pas lieu par lui-même à réalisation et partage de bénéfices et peut être constitué sans capital.

Les droits de ses membres ne peuvent être représentés par des titres négociables. Toute clause contraire est  réputée non écrite.

 

Article 799 bis : (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le groupement jouit de la personnalité morale et de la pleine capacité à dater de son immatriculation au registre du commerce. Le contrat soumis à publicité légale détermine les conditions et l'objet du groupement.

 

Article 799 bis 1: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Les membres du groupement sont tenus des dettes de celui-ci sur leur patrimoine propre. Ils sont solidaires, sauf convention contraire avec le tiers co-contractant.

Les créanciers du groupement ne peuvent poursuivre le paiement des dettes contre un membre qu'après avoir vainement mis en demeure le groupement par acte extrajudiciaire.

 

Article 799 bis 2: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le groupement est administré par une ou plusieurs personnes. Une personne morale peut être nommée administrateur du groupement sous réserve qu'elle désigne un représentant permanent qui encourt les mêmes responsabilités civile et pénale que s'il était administrateur en son nom propre.

Dans les rapports avec les tiers, un administrateur engage le groupement par tout acte entrant dans l'objet de celui-ci.

Toute limitation de pouvoirs est inopposable aux tiers.

 

Article 799 bis 3: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Le groupement peut émettre des obligations, aux conditions générales d'émission de ces titres, par les sociétés. Il est lui-même composé exclusivement de sociétés qui satisfont aux conditions prévues par la présente loi.

 

Article 799 bis 4: (Article inséré par l’article 10 du décret législatif N°93-08 du 25 avril 1993)

Toute société ou association dont l'objet correspond à la définition du groupement telle que prévue à l'article 796 ci-dessus, peut être transformée en un tel groupement sans donner lieu à dissolution ni à création d'une personne morale nouvelle.

 

Titre 2 – Dispositions Pénales

 

Chapitre 1  –  Infractions Concernant  les Sociétés à Responsabilité Limitée

 

Article 800 : Seront punis d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 2000 à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement :

  • 1.    Ceux qui, frauduleusement, auront fait attribuer à un apport en nature, une évaluation supérieure à sa valeur réelle ;
  • 2.    Les gérants qui, en l'absence d'inventaire ou au moyen d'inventaires frauduleux, auront sciemment, opéré entre les associés la répartition de dividendes fictifs ;
  • 3.    Les gérants qui, même en l'absence de toute distribution de dividendes, auront sciemment, présenté aux associés un bilan inexact en vue de dissimuler la véritable situation de la société ;
  • 4.    Les gérants qui, de mauvaise foi, auront fait des biens ou du crédit de la société, un usage qu'ils savaient contraire à l'intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement ;
  • 5.    Les gérants qui, de mauvaise foi, auront fait des pouvoirs qu'ils possédaient ou des voix dont ils disposaient en cette qualité, un usage qu'ils savaient contraire aux intérêts de la société, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement.

 

Article 801 : Seront punis d'une amende de 2000 DA à 20.000 DA :

  • 1.    Les gérants qui n'auront pas établi, chaque exercice, l'inventaire, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits, le bilan et un rapport sur les opérations de l'exercice ;
  • 2.    Les gérants qui n'auront pas, dans le délai de quinze jours avant la date de l'assemblée, adressé aux associés le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits, le bilan le rapport sur les opérations de l'exercice, le texte des résolutions proposées et, le cas échéant, le rapport des commissaires aux comptes, ou qui n'auront pas tenu l'inventaire à la disposition des associés au siège social ;
  • 3.    Les gérants qui n'auront pas, à toute époque de l'année, mis à la disposition de tout associé, au siège social, les documents suivants concernant les trois derniers exercices soumis aux assemblées : comptes d'exploitation générale, inventaires, comptes de pertes et profits, bilans, rapports des gérants et, le cas échéant, des commissaires aux comptes et procès-verbaux des assemblées.

 

Article 802 : Seront punis d'un emprisonnement d'un mois à trois mois et d'une amende de 2000 DA à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, les gérants qui n'auront pas procédé à la réunion de l'assemblée des associés dans les six mois de la clôture de l'exercice ou, en cas de prolongation, dans le délai fixé par décision de justice, ou qui n'auront pas soumis à l'approbation de ladite assemblée, les documents prévus au 1° de l'article 801.

«Art. 802 : (Article modifié par l’article 18 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Seront punis d'un emprisonnement d'un mois à trois mois et d'une amende de 20.000 DA à 200.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, les gérants qui n'auront pas procédé  à la réunion de l'assemblée des associés dans les six (6) mois de la clôture de l'exercice ou, en cas de prolongation dans un délai n'excédant pas six (6) mois fixé par décision de justice, ou qui n'auront pas soumis à l'approbation de ladite assemblée les documents prévus au 1° de l'article 801 ».

 

Article 803 : Seront punis d'un emprisonnement d'un mois à trois mois et d'une et d'une amende de 2000 DA à 10.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, les gérants qui, sciemment, lorsque l'actif net de la société, du fait de pertes constatées dans les documents comptables, devient inférieur au quart du capital social.

  • 1.    N'auront pas, dans les quatre mois qui suivent l'approbation des comptes ayant fait apparaître ces pertes, consulté les associés afin de décider s'il y a lieu à dissolution anticipée le la société.
  • 2.    N'auront pas déposé au greffe du tribunal, et publié dans un journal habilité à recevoir les annonces légales, la décision adoptée par les associés.

 

Article 804 : Seront punis d'une amende de 200 DA à 5000 DA, les gérants d'une société à responsabilité limitée, qui auront omis de mentionner sur tous actes ou sur tous documents émanant de la société et destinés aux tiers, l'indication de sa dénomination sociale, précédée ou suivie immédiatement des mots << Société à responsabilité limitée ou des initiales “ S.A.R.L ”, de l'énonciation du capital social et de l'adresse de son siège social.

 

Chapitre 2  –  Infractions Concernant les Sociétés par Actions

 

Section 1 – Infractions Relatives à la Constitution des Sociétés par Actions

 

Article 805 : Les dispositions des articles 800 à 804 sont applicables à toute personne qui, directement ou par personne interposée, aura en fait, exercé la gestion d'une société à responsabilité limitée sous le couvert ou aux lieu et place de son gérant légal.

 

Article 806 : Seront punis d'une amende de 2000 DA à 20.000 DA, les fondateurs, le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions, qui auront émis des actions, soit avant l'immatriculation de ladite société au registre du commerce, soit à  une époque quelconque, si l'immatriculation a été obtenue par fraude.

 

Article 807 : Seront punis d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 2.000 à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement :

  • 1.    Ceux qui sciemment, dans la déclaration notariée constatant les souscriptions et les versements, auront affirmé sincères et véritables des souscriptions qu'ils savaient fictives ou auront déclaré que des fonds qui n'ont pas été mis définitivement à la disposition de la société ont été effectivement versés, ou auront remis au notaire une liste des actionnaires mentionnant des souscriptions fictives ou le versement de fonds qui n'ont pas été mis définitivement à la disposition de la société ;
  • 2.    Ceux qui, sciemment, par simulation de souscriptions ou de versements, ou par publication de souscriptions ou de versements qui n'existent pas ou de tous autres faits faux, auront obtenu ou tenté d'obtenir des souscriptions ou des versements ;
  • 3.    Ceux qui, sciemment, pour provoquer des souscriptions ou des versements, auront publié les noms de personnes désignées contrairement à la vérité comme étant ou devant être attachées à la société à titre quelconque ;
  • 4.    Ceux qui, frauduleusement, auront fait attribuer à un apport en nature, une évaluation supérieure à sa valeur réelle.

 

Article 808 : Seront punis d'un emprisonnement de trois mois à un an et d'une amende de 2000 DA à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, les fondateurs, le président du conseil d'administration,  les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions ainsi que les titulaires ou porteurs d'actions qui,  sciemment, auront négocié :

  • 1.    Des actions sans valeur nominale ou dont la valeur nominale est inférieure au minimum légal ;
  • 2.    Des actions d'apport avant l'expiration du délai pendant lequel, elles ne sont pas négociables ;
  • 3.    Des promesses d'actions.

 

Article 809 : Sera punie des peines prévues à l'article 808, toute personne qui,  sciemment, aura, soit participé aux négociations, soit établi la  valeur des actions ou promesses d'actions visées à l'article précédent.

 

Article 810 : Sera punie d'un emprisonnement d'un mois à trois mois et d'une amende de 2000 DA ou 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, toute personne qui sciemment, aura accepté ou conservé les fonctions de commissaire aux apports, nonobstant les incompatibilités et interdictions légales.

 

Section 2 – Infractions Relatives à la Direction et l’Administration des Sociétés par Actions

 

Article 811 : Seront punis d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 2000 à 20.000 DA, ou de l'une de ces deux peines seulement :

  • 1.    Le président, les administrateurs et les directeurs généraux d'une société par actions qui, en l'absence d'inventaire ou au moyen d'inventaires frauduleux, auront sciemment opéré, entre les actionnaires, la répartition de dividendes fictifs ;
  • 2.    Le président, les administrateurs et les directeurs généraux d'une société par actions qui, même en l'absence de toute distribution de dividendes, auront, sciemment, publié ou présenté aux actionnaires, un bilan inexact, en vue de dissimuler la véritable situation de la société ;
  • 3.    Le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions qui, de mauvaise foi, auront fait des biens ou du crédit de la société, un usage qu'ils savaient contraire à l'intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement ;
  • 4.    Le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions qui, de mauvaise foi, auront fait des pouvoirs qu'ils possédaient ou des voix dont ils disposaient, en  cette qualité, un usage qu'ils savaient contraire aux intérêts de la société à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement.

 

Article 812 : Sera punie d'une amende de 500 DA à 2.000 DA, le président ou l'administrateur président de la séance qui n'aura pas fait constater les délibérations du conseil d'administration par des procès-verbaux formant un registre spécial tenu au siège de la société.

 

Article 813 : Seront punis d'une amende de 2000 DA à 20.000 DA, le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions :

  • 1.    Qui n'auront pas établi, chaque exercice, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits,  l'inventaire, le bilan et un rapport écrit sur la situation de la  société et l'activité de celle-ci pendant l'exercice écoulé.
  • 2.    Qui n'auront employé, pour l'établissement de ces documents, les  mêmes formes et les mêmes méthodes d'évaluation que les années précédentes, sous réserve des modifications apportées conformément à l'article 548.

 

Section 3 – Infractions Relatives aux Assemblées d’Actionnaires des Sociétés par Actions

 

Article 814 : Seront punis d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende de 2000 DA à 20.000 DA, ou de l'une de ces deux peines seulement : 

  • 1.    Ceux qui sciemment, auront empêché un actionnaire de participer à une assemblée d'actionnaires ;
  • 2.    Ceux qui en se présentant faussement comme propriétaires d'actions, auront participé au vote dans une assemblée d'actionnaires, qu'ils aient agi directement ou par personne interposée ;
  • 3.    Ceux qui, se seront fait accorder, garantir ou permettre des avantages pour voter dans un certain sens ou pour ne pas participer au vote, ainsi que ceux qui auront garanti ou permis ces avantages.

 

Article 815 : Seront punis d'un emprisonnement de deux mois à six mois et d'une amende de 2000 DA à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, le président ou les administrateurs d'une société par actions, qui n'auront pas " réuni " l'assemblée générale ordinaire dans les six mois de la clôture de l'exercice ou, en cas de  prolongation, dans le délai fixé par décision de justice ou qui  n'auront pas soumis à l'approbation de ladite assemblée, les documents prévus aux alinéas 2 et 3 de l'article 545.

 

Article 816 : Seront punis d'une amende de 2.000 DA à 20.000 DA, le président, ou les administrateurs d'une société par actions qui n'auront pas convoqué, à toute assemblée, dans le délai légal, les actionnaires titulaires depuis un mois au moins de titres nominatifs, soit par lettre ordinaire, soit, si les statuts le prévoient ou si les intéressés en ont fait la demande, par lettre recommandée à leurs frais.

 

Article 817 : Sera puni d'une amende de 2.000 à 10.000 DA, le président d'une société par actions qui n'aura pas porté à la connaissance des actionnaires par lettre recommandée, la date prévue pour la réunion des assemblées, trente-cinq jours au moins avant cette date.

 

Article 818 : Seront punis d'une amende de 2.000 à 20.000 DA, le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions, qui n'auront pas adressé à tout actionnaire qui en a fait la demande, une formule de procuration, ainsi que :

  • 1.    La liste des administrateurs en exercice ;
  • 2.    Le texte et l'exposé des motifs des projets de résolution  inscrits à l'ordre du jour ;
  • 3.    Le cas échéant, une notice sur les candidats ou conseil d'administration ;
  • 4.    Les rapports du conseil d'administration et des commissaires aux comptes, qui seront soumis à l'assemblée ;
  • 5.    S'il s'agit de l'assemblée générale ordinaire annuelle, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits et le bilan.

 

Article 819 : Seront punis d'une amende de 2.000 à 20.000 DA, le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions, qui n'auront pas mis à la disposition de tout actionnaire, au siège social ou au lieu de la direction administrative :

  1. 1.    Pendant le délai de quinze jours qui précède la réunion de l'assemblée générale ordinaire annuelle, les documents suivants :

A – L’inventaire, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits, le bilan et la liste des administrateurs ;

B – Les rapports du conseil d'administration et des commissaires aux comptes qui seront soumis à l'assemblée ;

C – Le cas échéant, le texte et l'exposé des motifs des résolutions  proposées, ainsi que les renseignements concernant les candidats au conseil d'administration ;

D – Le montant global, certifié exact par les commissaires aux comptes, des rémunérations versées aux personnes les mieux rémunérées, le nombre de ces personnes étant de 10 ou de 5 selon que l'effectif du personnel excède ou non deux cents salariés.

  1. 2.    Pendant le délai de quinze jours qui précède la réunion d'une assemblée générale extraordinaire, le texte des résolutions proposées, du rapport du conseil d'administration et le cas échéant,  du rapport des commissaires aux comptes du projet de fusion ;

  2. 3.    Pendant le délai de quinze jours qui précède la réunion de l'assemblée générale, la liste des actionnaires arrêtée au seizième jour qui précède ladite réunion et comportant les nom, prénom usuel,  domicile de chaque titulaire d'actions inscrit à cette date sur le registre de la société, ainsi que le nombre d'actions dont chaque actionnaire est titulaire ;

  3. 4.    A toute époque de l'année, les documents suivants concernant les trois derniers exercices soumis aux assemblées générales : compte d'exploitation générale, inventaires, comptes de pertes et profits, bilans, rapports du conseil d'administration, rapports des commissaires aux comptes, feuilles de présence et procès-verbaux des assemblées.

 

Article 820 : Seront punis d'une amende de 2.000 DA à 5.000 DA, le président ou les administrateurs d'une société par actions qui sciemment :

  1. 1.    n'auront pas fait tenir, pour toute réunion des assemblées ordinaires, des actionnaires, une feuille de présence émargée par les actionnaires présents et les mandataires, certifiée exacte par le bureau de l'assemblée, et contenant :

A – Les nom, prénom usuel et domicile de chaque actionnaire présent et le nombre d'actions dont il est titulaire, ainsi que le  nombre de voix attaché à ces actions ;

B – Les nom, prénom usuel et domicile de chaque mandataire et le nombre d'actions de ses mandants, ainsi que le nombre de voix attaché à ces actions ;

C – Les nom, prénom et domicile de chaque actionnaire représenté et le nombre d'actions dont il est titulaire, ainsi que le nombre de voix attaché à ces actions ou, à défaut de ces mentions, le nombre des pouvoirs donnés à chaque mandataire ;

  1. 2.    n'auront pas annexé à la feuille de présence les pouvoirs à chaque mandataire ;

  2. 3.    n'auront pas procédé à la constatation des décisions de toute assemblée d'actionnaires par un procès-verbal signé des membres du bureau, conservé au siège social dans un recueil spécial et mentionnant la date et le lieu de la réunion, le mode de convocation, l'ordre du jour, la composition du bureau, le nombre d'actions  participant au vote et le quorum atteint, les documents et rapports    soumis à l'assemblée, un résumé des débats, le texte des résolutions mises aux voix et le résultat des votes.

 

Section 4 – Infractions Relatives aux Modifications du Capital Social

 

1er – Augmentation du Capital

 

Article 821 : Seront punis des peines prévues à l'article précédent, le président de séance et les membres du bureau de l'assemblée qui n'auront pas respecté, lors des assemblées d'actionnaires, les dispositions régissant les droits de vote attachés aux actions.

 

Article 822 : Seront punis d'une amende de 2.000 DA à 20.000 DA, le président,  les administrateurs d'une société par actions qui, lors d'une augmentation de capital, auront émis des actions :

  • A – Soit avant qu'une modification des statuts résultant de ladite augmentation de capital ait fait l'objet d'une inscription modificative au registre du commerce ;
  • B – soit à une époque quelconque, si ladite inscription modificative a été obtenue par fraude ;
  • C – soit encore, sans que les formalités de constitution de ladite société ou celles de l'augmentation de capital, aient été régulièrement accomplies.

 

Article 823 : Seront punis d'une amende de 2.000 DA à 40.000 DA, le président,  les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions qui, lors d'une augmentation de capital :

  • 1.    N'auront pas bénéficier les actionnaires, proportionnellement au montant de leurs actions, d'un droit de préférence à la souscription des actions en numéraire.
  • 2.    N'auront pas réservé aux actionnaires un délai de trente jours au moins à dater de l'ouverture de la souscription, pour l'exercice de leur droit de souscription.
  • 3.    N'auront pas attribué les actions rendues disponibles, faute d'un nombre suffisant de souscriptions à titre préférentiel, aux actionnaires ayant souscrit, à titre réductible, un nombre d'actions supérieur à celui qu'ils pouvaient souscrire à titre préférentiel, proportionnellement aux droits dont ils disposent.

Les dispositions du présent article sont inapplicables dans le cas où l'assemblée générale a supprimé le droit préférentiel de souscription.

 

Article 824 : Seront punis d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 2.000 DA à 250.000 DA, ceux qui auront commis les infractions prévues à l'article précédent, en vue de priver les actionnaires, ou certains d'entre eux, d'une part de leurs droits dans le patrimoine de la société.

 

Article 825 : Seront punis d'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de 2.000 DA à 50.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, le président, les administrateurs ou les commissaires aux comptes d'une société par actions qui, sciemment, auront donné ou confirmé les indications inexactes dans les rapports présentés à l'assemblée générale appelée à décider la suppression du droit préférentiel de souscription actionnaires.

 

Article 826 : Les dispositions des articles 807 à 810 relatives à la constitution des sociétés par actions, sont applicables en cas d'augmentation de capital.

 

2 – Réduction du Capital

 

Article 827 : Seront punis d'une amende de 2.000 DA à 20.000 DA, le président,  ou les administrateurs d'une société par actions qui, sciemment,  auront procédé à une réduction du capital social :

  • 1.    Sans respecter l'égalité des actionnaires ;
  • 2.    Sans communiquer le projet de réduction du capital social aux  commissaires aux comptes, quarante cinq jours au moins avant la réunion de l'assemblée générale appelée à statuer ;
  • 3.    Sans assurer la publicité de la décision de réduction du capital dans un journal habilité à recevoir les annonces légales.

 

Section 5 – Infractions Relatives au Contrôle des Sociétés par Actions

 

Article 828 : Seront punis d'un emprisonnement six mois à deux ans et d'une amende de 2.000 DA à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, le président ou les administrateurs d'une société par actions qui n'auront pas provoqué la désignation des commissaires aux comptes de la société ou ne les auront pas convoqués à toute assemblée d'actionnaires.

 

Article 829 : Sera punie d'un emprisonnement de deux mois à six mois et d'une amende de 2.000 DA à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, toute personne qui aura sciemment, accepté, exercé ou conservé les fonctions de commissaire aux comptes, nonobstant les incompatibilités légales.

 

Article 830 : Sera puni d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 2.000 DA à 50.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement,  tout commissaire aux comptes qui aura, sciemment, donné ou confirmé des informations mensongères sur la situation de la société ou qui  n'aura pas révélé au procureur de la République, les faits délictueux  dont il aura eu connaissance.

Les dispositions de loi pénale relatives à la violation du secret professionnel, sont applicables aux commissaires aux comptes.

 

Section 6 – Infractions Relatives à la Dissolution des Sociétés par Actions

 

Article 831 : Seront punis d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 2.000 DA à 50.000 DA ou de l'une deux ces deux peines seulement,  le président, les administrateurs, les directeurs généraux ou toute  personne au service de la société qui auront, sciemment, mis obstacle aux vérifications, aux contrôles des commissaires aux comptes ou qui  leur auront refusé la communication sur place de toutes les pièces utiles à l'exercice de leur mission, et notamment de tous contrats, livres, documents et registres de procès-verbaux.

 

Article 832 : Seront punis d'un emprisonnement de deux mois à six mois et d'une amende de 2.000 DA à 10.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, le président ou les administrateurs d'une société par actions, qui, sciemment, lorsque l'actif net de la société, du fait de pertes constatées dans les documents comptables, devient inférieur au quart du capital :

  • 1.    N'auront pas, dans les quatre mois qui suivront l'approbation des comptes ayant fait apparaître ces pertes, convoqué l'assemblée générale extraordinaire à l'effet de décider s'il y a lieu à dissolution anticipée de la société ;
  • 2.    N'auront pas déposé au greffe du tribunal, publié dans un journal habilité à recevoir les annonces légales et inscrit au registre du commerce, la décision adoptée par l'assemblée générale.

 

Section 7 – Infractions Spécifiques aux Sociétés par Actions

 

Article 833 : Seront punis d'une amende de 2.000 DA à 5.000 DA, le président, les administrateurs, les directeurs généraux ou les gérants d'une société par actions qui auront omis de mentionner, sur tous actes ou sur tous  documents émanant de la société et destinés aux tiers, l'indication  de la dénomination sociale, précédée ou suivie immédiatement des mots : “ société par actions ”, du lieu du siège social et de l'énonciation du capital social.

 

Article 834 : Les dispositions du présent chapitre visant le président, les administrateurs ou les directeurs généraux de sociétés par actions, seront applicables à toute personne qui, directement ou par personne interposée, aura en fait, exercé la direction, l'administration desdites sociétés sous les couvert ou aux lieu et place de leurs représentants légaux.

 

Section 8 – Infractions Relatives aux Actions

 

Article 835 : Seront punis d'une amende de 2.000 DA à 5.000 DA, les fondateurs, le président, les administrateurs d'une société qui auront émis, pour le compte de celle-ci, des actions d'une valeur nominale inférieure au minimum légal.

 

Article 836 : Les dispositions de l'article ci-dessus visant le président, les administrateurs et les directeurs généraux de sociétés par actions, seront applicables à toute personne qui, directement ou par personne   interposée, aura, en fait, exercé la direction, l'administration ou la gestion desdites sociétés sous le couvert ou aux lieu et place de leurs représentants légaux.

 

Chapitre 3 - Infractions Communes aux Diverses Formes de Sociétés Commerciales

 

Section 1- Infractions Relatives aux Filiales et Participations

 

Article 837 : Seront punis d'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de 2.000 DA à 20.000 DA, ou de l'une de ces deux peines seulement, les présidents, les administrateurs, les directeurs généraux de toute société, qui sciemment :

  • 1.    N'auront pas fait mention dans le rapport annuel, présenté aux associés sur les opérations de l'exercice, d'une prise de participation dans une société ayant son siège sur le territoire de la République algérienne démocratique et populaire ou de l'acquisition de la moitié du capital d'une telle société ; les mêmes peines sont applicables aux commissaires aux comptes pour défaut de la même mention dans leur rapport ;
  • 2.    N'auront pas, dans le même rapport, rendu compte de l'activité des filiales de la société pas branche d'activité et fait ressortir les résultats obtenus ;
  • 3.    N'auront pas annexé au bilan de la société, le tableau prévu à l'article 558 et comportant les renseignements en vue de faire apparaître la situation desdites filiales et participations.

«Art. 837 : 4°) (Article complété par l’article 17 de l’ordonnance N°96-27 du 9 décembre 1996)

Auront pris des participations dans une société en violation des dispositions de l'article 731 du présent code.

5° - N'auront pas établi, présenté et ou publié les comptes consolidés tels que prévus par l'article 732 bis 3 du présent code ».

 

Section 2 – Infractions Relatives à la Liquidation 

 

Article 838 : Sera puni d'un emprisonnement de deux mois à six mois et d'une amende de 2.000 DA à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, le liquidateur d'une société qui, sciemment :

  • 1.    N'aura pas, dans le délai d'un mois de sa nomination, publié dans un journal du habilité à recevoir les annonces légales dans la wilaya du siège social, l'acte le nommant liquidateur et déposé au registre du commerce, les décisions prononçant la dissolution ;
  • 2.    N'aura pas convoqué les associés, en fin de liquidation, pour statuer sur le compte définitif, sur le quitus de sa gestion et la décharge de son mandat, et pour constater la clôture de la liquidation, ou n'aura pas dans le cas prévu à l'article 774, déposé ses comptes au greffe du tribunal, ni demandé en justice l'approbation de ceux-ci.

 

Article 839 : Sera puni des peines prévues à l'article précédent, au cas où la liquidation d'une société intervient conformément aux dispositions des articles 778 à 794, le liquidateur qui, sciemment :

  • 1.    N'aura pas dans les six mois de sa nomination, présenté, un rapport sur la situation active et passive, sur la poursuite des opérations de liquidation, ni sollicité les autorisations nécessaires pour les terminer ;
  • 2.    N'aura pas établie, dans les trois mois de la clôture de l'exercice, l'inventaire, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits, et un rapport écrit dans lequel il rend compte des opérations de liquidation au cours de l'exercice écoulé ;
  • 3.    N'aura pas permis aux associés d'exercer en période de liquidation, leur droit de communication des documents sociaux dans les mêmes conditions qu'antérieurement ;
  • 4.    N'aura pas convoqué au moins une fois par an, les associés pour leur rendre des comptes annuels en cas de continuation de l'exploitation ;
  • 5.    Aura continué d'exercer ses fonctions à l'expiration de son  mandat, sans en demander le renouvellement ;
  • 6.    N'aura pas déposé à un compte ouvert dans une banque au nom de la société en liquidation, dans le délai de quinze jours à compter de la décision de répartition, les sommes affectées aux répartitions entre les associés et les créanciers, n'aura pas déposé au service des dépôts et consignations, dans le délai d'un an à compter de la clôture de la liquidation, les sommes attribuées à des créanciers ou à des associés et non réclamées par eux.

 

Article 840 : Sera puni d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 2.000 DA à 20.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement, le liquidateur qui, de mauvaise foi :

  • 1.    Aura fait des biens ou du crédit de la société en liquidation,  un usage qu'il savait contraire à l'intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle il était intéressé directement ou indirectement ;
  • 2.    Aura cédé tout ou partie de l'actif de la société en liquidation contrairement aux dispositions des articles 770 et 771.

 

Article 841 : Des décrets détermineront en tant que de besoin, les modalités d'application de la présente ordonnance.

 

Titre 3 – Des dispositions particulières aux entreprises publiques économiques.

 

(Titre inséré par les dispositions de la loi N°88-04 du 12 janvier 1988 et abrogé par l’article 28 de l’ordonnance N°95-25 du 25 septembre 1995)

 

Chapitre 1 – Des dispositions communes

 

Article 2 : Les entreprises publiques économiques sont des personnes morales régies par les règles de droit commercial.

Elles sont constituées en sociétés par actions ou en forme de société à responsabilité limitée «Sarl».

 

Article 3 : En la forme de société par actions ou de société à responsabilité limitée, l'entreprise publique économique est, en tant que telle, titulaire autonome de droits et d'obligations.

Elle peut acquérir la propriété et autres droits réels immobiliers et ester en justice.

 

Article 4 : L'actif social répond, seul, des obligations sociales envers les créanciers sociaux.

 

Article 5 : Outre les actions, les entreprises publiques économiques, peuvent, nonobstant toute disposition législative contraire, émettre toute valeur mobilière nécessaire à leur activité.

Les variétés et formes des actions et autres valeurs visées à l'alinéa ci-dessus ainsi que les conditions de leur émission sont déterminées par voie réglementaire.

 

Article 6 : Toute entreprise publique économique peut détenir des actions et/ou des parts sociales d'une autre entreprise publique économique, même si celle-ci détient une fraction de son capital.

 

Chapitre 2 – Des dispositions complémentaires particulières aux entreprises publiques économiques par actions

 

Article 7 : L'entreprise publique économique est créée en la forme de société par actions, sur décision du Gouvernement par le ou les fonds de participation agissant en qualité de membres fondateurs.

Elle peut également être créée sur décision de tout organe légalement habilité à fonder une entreprise publique et agissant en qualité de membre fondateur.

 

Article 8 : L'entreprise publique économique peut se constituer en un seul acte, établi en la forme légalement requise, entre les fondateurs ou à la diligence de l'un d'eux.

Lorsqu'un seul des fondateurs fait établir le projet de statut, il procède à la convocation de l'assemblée générale constitutive pour la constitution successive.

 

Article 9 : L'assemblée générale constitutive est constituée d'un représentant dûment mandaté de chacun des souscripteurs d'actions libérées pour, au moins, le tiers (1/3) de leur valeur nominale.

Le nombre de souscripteurs peut varier sans minimum ni maximum requis.

 

Article 10 : Les actions en numéraire sont libérées, lors de la souscription du tiers (1/3), au moins, de leur valeur nominale.

La libération du surplus intervient dans un délai qui ne peut excéder deux ans à compter de la date de création de l'entreprise.

 

Article 11 : L'entreprise publique économique organisée en la forme de société commerciale par actions est administrée par un conseil d'administration composé, au minimum, de sept membres et, au maximum, de douze membres, dont deux représentants de droit, soit :

  • ü  Deux membres de droit, représentant les travailleurs élus dans les conditions prévues par l'ordonnance N°71-74 du 16 novembre 1971 susvisée,
  • ü  Cinq représentants, au minimum, et dix représentants, au maximum nommés ou renouvelés dans leurs fonctions par l'assemblée générale ordinaire.

Et, s'il échet, l'Etat peut, en outre, désigner deux administrateurs.

 

Article 12 : Les membres du conseil d'administration sont tenus des mêmes obligations et encourent les mêmes responsabilités civile et pénale que les administrateurs en nom propre.

 

Article 13 : Sauf pour ceux désignés de droit, les administrateurs sont nommés pour une durée de six (6) ans, renouvelable par tiers (1/3) tous les deux (2) ans.

Chacun d'eux ne peut exercer, concomitamment, cette fonction d'administrateur qu'auprès de trois (3) entreprises au plus.

 

Article 14 : La rémunération des membres du conseil d'administration est constituée exclusivement par les jetons de présence et les tantièmes.

 

Article 15 : La fréquence des réunions du conseil d'administration, les conditions de quorum et de majorité ainsi que les cas d'empêchement et conditions et modalités de remplacement des administrateurs sont précisés par les statuts.

 

Article 16 : Lorsque la direction générale n'est pas assurée par le président du conseil d'administration, le directeur général de l'entreprise publique économique dispose, dans les limites des statuts, des pouvoirs suivants:

  • Passer tous contrats et marchés, faire toute soumissions, prendre part à toutes adjudications,
  • Faire ouvrir et fonctionner tout compte auprès des chèques postaux et institutions de banque, et de crédit, tous comptes courants et avances et/ou comptes de dépôt dans les conditions légales en vigueur,
  • Signer, accepter, et endosser tous billets, traites, chèques, lettres de change et autres effets de commerce,
  • Cautionner et avaliser dans les conditions fixées par la loi,
  • Recevoir toutes sommes dues à l'entreprise publique, effectuer tous retraits de cautionnement, en espèces ou autrement, dans les limites autorisées, et donner quittances et décharges,
  • Ester en justice,
  • Exercer le pouvoir hiérarchique sur l'ensemble des travailleurs de l'entreprise publique économique, dans le respect des dispositions légales en vigueur.

Il assume ses pouvoirs sous la responsabilité et le contrôle dudit conseil d'administration qui peut lui déléguer tout autre pouvoir et donner mandat nécessaire à la gestion de l'entreprise.

 

Article 17 : L'assemblée générale ordinaire des actionnaires, organe souverain du droit de propriété sur les actions de l'entreprise publique économique, détermine par ses décisions, dans les formes prescrites par la loi :

  • La charte ou contrat de société de l'entreprise publique économique,
  • Les statuts dans toutes leurs dispositions, sauf s'il en est autrement disposé en vertu de la loi.

Dans ce cadre, elle a pour prérogatives, de :

  • Nommer les administrateurs autres que ceux statutaires ou représentant les travailleurs et peut les révoquer pour des causes dont elle est seule juge,
  • Déterminer l'emploi des bénéfices et fixer les dividendes dans les limites statutaires,
  • Statuer sur les rapports présentés par le conseil d'administration et les commissaires aux comptes,
  • Discuter, approuver ou rejeter le bilan et les comptes ou en opérer le redressement,
  • Adopter le projet de plan à moyen terme de l'entreprise,
  • Donner aux administrateurs les approbations prévues par la loi,
  • Désigner les commissaires aux comptes et fixer leur rémunération,
  • Décider ou autoriser toutes émissions d'obligations ou autres titres négociables ainsi que la constitution de sûretés particulières à leur conférer.

 

Article 18 : L'assemblée générale extraordinaire des actionnaires de l'entreprise publique économique, régulièrement convoquée et constituée, peut, dans les limites autorisées et dans le respect des règles du quorum et de majorité fixées par les statuts de l'entreprise:

  • Augmenter ou réduire le capital social dans les conditions légales,
  • Décider la fusion de l'entreprise publique économique avec une autre, procéder à la scission de l'entreprise publique économique en plusieurs personnes morales distinctes, sans dissolution de l'entreprise publique économique,
  • Proroger l'entreprise ou en décider la dissolution,
  • Prendre des participations dans d'autres entreprises publiques économiques,
  • Transformer la nature juridique de l'entreprise,
  • Autoriser des transactions et des concordats,
  • Transférer le siège social.

 

Article 19 : Nonobstant toute autre disposition législative contraire, les règles de quorum et de majorité des assemblées générales extraordinaires et ordinaires sont déterminées par les statuts.

 

Article 20 : Les actions souscrites en numéraire, au titre de l'augmentation du capital social, sont libérées d'un tiers (1/3) au moins de leur valeur nominale et, le cas échéant, de la totalité de la prime d'émission.

La libération du surplus doit intervenir en une ou en plusieurs fois dans le délai de deux (2) ans à compter du jour où l'augmentation du capital est devenue définitive. En cas d'apport en nature ou de stipulations d'avantage particuliers, un ou plusieurs commissaires aux apports sont désignés par l'assemblée générale extraordinaire, à la demande du président extraordinaire, à la  demande du président du conseil d'administration.

 

Article 21 : Les cas, conditions et modalités de dissolution de l'entreprise publique économique sont déterminés par une loi particulière.

 

Article 22 : Les cessions d'actions des entreprises publiques économiques ne sont possibles qu'entre des entreprises publiques économiques.

Les cas, conditions et modalités de recouvrement des sommes souscrites et non libérées ainsi que les cessions des actions des entreprises publiques économiques seront déterminées par une loi particulière.

 

Chapitre 3 – Des dispositions complémentaires particulières aux entreprises publiques économiques en forme de « Société à responsabilité limitée »

 

Article 23 : L'assemblée générale de l'entreprise publique économique, en la forme de société à responsabilité limitée, est constituée de l'ensemble des associés et/ou par leurs mandataires, ainsi que par les représentants des travailleurs.

Elle est présidée par le président du conseil de surveillance.

 

Article 24 : Les assemblées générales sont convoquées par le président du conseil de surveillance dans les formes et délais prévus par la loi, soit pour des réunions ordinaires statutaires, soit à l'initiative du conseil de surveillance, lorsque l'intérêt de la société l'exige, soit à la demande des associés représentant le quart, au moins, des parts sociales.

 

Article 25 : L'assemblée générale ordinaire se réunit deux fois par an aux périodes fixées par les statuts.

Les autres fois, il est convoqué une assemblée générale extraordinaire des associés.

 

Article 26 : Les décisions que la loi ou les statuts réservent expressément aux associés ne peuvent être prises régulièrement et valablement qu'en assemblée générale.

 

Article 27 : Organe souverain de l'entreprise, l'assemblée générale :

  • 1) Examine et adopte le rapport moral d'activité du conseil de surveillance et des gérants,
  • 2) Examine et adopte les comptes après audition du rapport du ou des commissaires aux comptes,
  • 3) Décide de la répartition du bénéfice net conformément aux lois et règlements en vigueur,
  • 4) Décide de la désignation du remplacement ou de la révocation des membres du conseil de surveillance,
  • 5) Autorise et fixe les seuils de compétence du conseil de surveillance et les domaines qu'elle se réserve,
  • 6) Adopte, s'il échet, le règlement intérieur du conseil de surveillance et fixe les attributions non délégables du président du conseil de surveillance,
  • 7) Se prononce sur l'augmentation des parts sociales, la diminution du capital social et la transformation juridique de l'entreprise en société par actions,
  • 8) Adopte le plan à moyen terme de l'entreprise,
  • 9) Met en œuvre les actions en responsabilité du gérant et/ou du conseil de surveillance,
  • 10) Se prononce sur toute transaction dont la valeur nominale est égale ou supérieure au cinquième du capital social,
  • 11) Décide l'acceptation de la dissolution à l'amiable,
  • 12) Agrée la cession de parts sociales.

 

Article 28 : Les règles de quorum et de majorité requises pour les décisions de l'assemblée générale ordinaire ou extraordinaire sont fixées par les statuts.

 

Article 29 : L'entreprise publique économique, en la forme de société à responsabilité limitée, est administrée par un conseil de surveillance composé de cinq membres au maximum :

  • Trois représentants, dont le président, nommés et renouvelés par l'assemblée générale,
  • Un représentant des travailleurs, élu dans les conditions prévues par l'ordonnance N°71-74 du 16 novembre 1971 susvisée,
  • S’il échet, un représentant désigné par l'Etat.

 

Article 30 : Le mandat des membres du conseil de surveillance élus par l'assemblée générale est de trois ans, renouvelable par tiers tous les ans.

 

Article 31 : La rémunération des membres du conseil de surveillance est constituée exclusivement par les jetons de présence et les tantièmes.

 

Article 32 : La qualité de membre du conseil de surveillance est incompatible avec celle de gérant.

 

Article 33 : Les décisions du conseil de surveillance sont prises en la forme et selon les règles de quorum et de majorité prévues par les statuts.

 

Article 34 : Le conseil de surveillance a pour mission générale de superviser, au nom des associés, la gestion de l'entreprise. Il dispose à cette fin et par délégation de l'assemblée générale du pouvoir général d'administration, dans la limite prévue par les statuts.

Dans ce cadre, il s'assure de la tenue des livres, comptes et écritures, légalement prescrits pour les sociétés commerciales, et suit l'évolution des éléments patrimoniaux de l'entreprise, notamment la caisse, les avoirs en valeurs mobilières et en liquidités.

 

Article 35 : Le conseil de surveillance représente la société à responsabilité limitée dans toutes les actions de la vie civile, soit par son président, soit par mandat donné à tout gérant par acte authentique, soumis à publicité.

 

Article 36 : Le conseil de surveillance présente, annuellement à l'assemblée générale son rapport moral et ses propositions de répartition des bénéfices.

Il soumet à l'examen de l'assemblée générale, le rapport d'activité du ou des gérants, les comptes, bilans et inventaires, accompagnés du rapport du commissaire aux comptes.

 

Article 37 : La gestion et l'exploitation de l'entreprise publique économique, en la forme de société à responsabilité limitée, sont assurées par un ou plusieurs gérants.

Le ou les gérants sont proposés par le conseil de surveillance et nommés par l'assemblée générale.

Ils exercent leurs prérogatives de gestion et l'exploitation telles qu'elles leur sont définies par les statuts de l'entreprise.

 

Chapitre 4 – Des groupements économiques d’intérêts communs

 

Article 38 : Nonobstant toutes dispositions législatives contraires, les entreprises publiques économiques peuvent constituer des groupements économiques par contrat, établi en la forme requise par la loi et soumis à publicité.

Ledit contrat, élaboré par les organes habilités des entreprises publiques économiques concernées, détermine les conditions et l'objet du groupement.

 

Article 39 : Le groupement n'a pas de personnalité morale. Les tiers n'ont de liens juridiques qu'avec celui des membres du groupement avec lequel ils ont contracté.

Toutefois, le contrat peut déterminer l'étendue des pouvoirs délégués au groupement, les conditions de leur exercice et les limites des engagements dudit groupement.

 

Article 40 : Les droits et obligations de chacun des membres du groupement sont réglés par le contrat.

 

Chapitre 5 – Dispositions finales

 

Article 41 : Les dispositions de l'ordonnance N°75-59 du 26 septembre 1975 susvisée demeurent en vigueur tant qu'elles ne sont pas modifiées ou complétées de manière expresse par une disposition de la présente loi.

 

Article 42 : Les dispositions de l'ordonnance N°67-24 du 18 janvier 1967, susvisée concernant la création par les assemblées populaires communales d'entreprises locales sont remplacées par la possibilité offerte à ces mêmes assemblées de décider, dans les formes légalement prévues, d'investissements économiques confiés au Fonds de participation des collectivités locales.

 

Article 43 : Les dispositions de l'ordonnance N°69-38 du 23 mai 1969 susvisée, concernant la création par les assemblées populaires de wilayas d'entreprises locales, sont remplacées par la possibilité offerte à ces mêmes assemblées de décider, dans les formes légalement prévues, d'investissements économiques confiés au fonds de participation des collectivités locales.

 

Article 44 : Les pouvoirs de contrôle prévus par les ordonnances N°67-24 du 18 janvier 1967 et 69-38 du 23 mai 1969 susvisées, ne s'exercent pas à l'égard des entreprises publiques économiques soumises à des règles propres de contrôle.

 

Article 45 : L'assemblée des travailleurs exerce ses prérogatives, telles que fixées par l'ordonnance N°71-74 du 16 novembre 1971 susvisée, par l'intermédiaire de ses représentants au conseil d'administration ou au conseil de surveillance de l'entreprise publique économique.

Lesdits représentants lui font rapport de leurs activités à chacune des réunions de l'assemblée.

En outre, les autres organes techniques de la gestion socialiste des entreprises feront, dans le cadre de la législation en vigueur, l'objet d'une adaptation à l'organisation de l'entreprise publique économique, par une loi particulière.

 

Article 46 : Sont abrogées toutes dispositions contraires à celles de la présente loi, notamment les dispositions :

 

  • De l'ordonnance N°75-23 du 29 avril 1975,

  • De l'ordonnance N°75-44 du 17 juin 1975,

  • De l'ordonnance N°75-76 du 21 novembre 1975,

  • Des articles 138, 140, alinéa 2, 142, 146, alinéa 1 et 207 à 211 de l'ordonnance N°67-24 du 18 janvier 1967,

  • Des articles 80, 81, alinéa 2, 83, 83-1 et 83-2 de l'ordonnance N°69-38 du 23 mai 1969,

  • Des articles 2, 5 et 57 à 85 de l'ordonnance N°71-74 du 16 novembre 1971.

    • Des articles 2, 5 et 57 à 85 de l'ordonnance N°71-74 du 16 novembre 1971.

 

Article 842 : La présente ordonnance entre en vigueur à compter du 5 juillet 1975 et sera publiée au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.

Fait à Alger, le 26 septembre 1975.

Houari BOUMEDIENE.

 

Sources : J.O N°101 du 19 décembre 1975, page 1074