Dernière mise à jour : Janvier 2018
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La plate-forme portant consensus national sur la période transitoire

 

 

INTRODUCTION

 

 

Depuis que l'Algérie a recouvré sa souveraineté et son indépendance, couronnement des aspirations et des luttes incessantes du mouvement national et de la révolution de novembre, le pays a subi de profondes mutations tant au plan de sa physionomie qu'à celui de son évolution sociale, culturelle et humaine.

 

Si la phase d'édification a incontestablement enregistré de nombreuses réalisation qui constituent des acquis précieux, elle a néanmoins donné lieu à des errements et des pratiques néfastes ayant sérieusement entamé la crédibilité des institutions et réduit leur efficacité au point d'ébranler leur stabilité.

 

A l'heure où se tient la conférence de consensus national de graves difficultés demeurent. Certaines étaient prévisibles, d'autres sont tout à fait inattendues.

Elles pèsent encore de tout leur poids sur la société et affectent l'issue de la crise tant les divergences sont vives sur les voies et les solutions à retenir.

 

Cependant la recherche d'une solution durable et réellement salvatrice est une œuvre de longue haleine qui demande une maturation et une élaboration qui ne sauraient être que le résultat d'une série de ruptures au plan politique, économique et social. Autant de tâches qu'il y a lieu d'engager.

 

Une période de transition s'avère donc nécessaire pour engager ce processus afin de créer les conditions les plus favorables à la sortie de la crise sur la base d'une plus grande cohésion politique et sociale à même de mobiliser de nouveau les énergies et aussi de mettre en œuvre les potentialités disponibles.

 

Cette période de transition doit permettre à la société de produire les éléments d'une solution sûre et fiable afin d'assurer cette mutation au moindre coût.

 

En somme, il s'agit de restaurer une situation détériorée à bien des égards pour que désormais la société puisse elle-même, dans un cadre mieux approprié, produire ses propres options et mettre en œuvre ses choix librement exprimés.

 

Ceci ne peut se faire, qu'à l'intérieur d'un système politique démocratique et républicain garanti par une Constitution qui soit une référence et un ancrage stabilisateur opposable à tous et où chaque composante se reconnaîtrait au même titre que tout autre.

 

Ainsi la période de transition devra développer et promouvoir un certain nombre d'actions et de tâches prioritaires engageant le pays sur des voies de sortie de crise.

 

Cette sortie de crise, au plan politique, passe nécessairement par le retour au processus électoral. Les conditions que ceci suppose au préalable sont d'ordre non seulement politique mais également de nature économique, sociale et sécuritaire.

 

La réalisation de ces conditions elles-mêmes est confiée à des instances de transition, dont l'organisation et le fonctionnement sont régis à la fois par la Constitution et par des dispositions spécifiques prévues par la plate-forme de transition.

 

La Constitution demeure le socle normatif de cette construction. Elle est  le cadre de référence fondamental qui éclaire la vie publique. Toutefois son application intégrale ne peut être observée totalement, eu égard à l'impossibilité reconnue d'organiser des élections à brève échéance.

 

Cette absence d'instances élues à conduit à y suppléer durant la période de transition.

 

C'est dans cet ordre d'idées que sont prévus une Présidence de l'Etat et un Conseil national de transition en lieu et place du Président de la République et de l'Assemblée populaire nationale non encore élus.

 

Le succès de la période de transition repose certes, sur la qualité des instances mises en place, sur la pertinence des objectifs assignés mais aussi sur les hommes devant les animer. Il dépend également de l'élan que la conférence nationale saura imprimer au processus.

 

L'adhésion des forces politiques et sociales représentant la société confortera la confiance nécessaire à l'exercice du pouvoir et permettra sur un plan général de dépasser les divergences contingentes pour orienter tous les efforts vers le dépassement de la crise et la propulsion du pays sur la voie de la paix civile, la démocratie et le progrès.

 

Objectifs de la transition

 

L'évaluation de la situation à laquelle est confronté le pays dans les domaines politique, économique, social et sécuritaire a permis de mettre en relief les aspects essentiels de la crise.

 

Les actions concrètes et prioritaires nécessaires au traitement de cette situation constituent les objectifs de la période de transition.

 

1 - Les objectifs politiques:

 

Les actions à entreprendre sur ce plan consistent à:

- restaurer résolument la paix civile;

- aboutir dans les meilleurs délais possibles au retour au processus électoral dans un cadre démocratique permettant l'expression de choix librement consentie selon un échéancier à arrêter;

- préserver et développer les acquis de la conférence nationale et renforcer la concorde nationale par le fonctionnement harmonieux des instances de la transition, la mobilisation des forces vives de la société et la poursuite du dialogue national;

- consolider les structures et réhabiliter la fonction de l'Etat par une action en profondeur englobant une réforme de l'administration permettant: * d'assurer réellement les fonctions pérennes de l'Etat.

* de contribuer à l'essor de la société en répondant aux besoins des usagers et de l'équité envers chacun.

* de parvenir au respect en toutes circonstances de la neutralité de l'administration.

- moraliser la vie publique et renforcer les fonctions de contrôle;

- ces actions devant s'articuler sur de nouveaux dispositifs législatifs portant notamment sur:

* les lois électorales,

* la loi sur les parties politiques,

* la loi relative à l'information.

 

2 - Les objectifs économiques:

 

La période de transition vise à assurer la relance de l'économie nationale afin de promouvoir et de développer les capacités de production et l'emploi. Ceci par:

- La poursuite et l'approfondissement des réformes en concertation avec les partenaires sociaux en vue de l'adaptation de l'économie nationale aux grandes mutations de l'économie mondiale et le passage maitrisé à l'économie de marché;

- Les restructurations industrielles afin de favoriser l'émergence d'entreprises fiables et performantes de nature à répondre aux besoins de la consommation interne, de dégager des exportations et de contribuer à la formation et à l'emploi des jeunes;

- La promotion soutenue des exportations hors hydrocarbures pour diversifier les sources de financement de l'économie;

- L'exploitation et la consommation rationnelles des richesses afin de contribuer à l'intégration économique et à la couverture à long terme des besoins énergétiques du pays;

- Une politique dynamique et globale en faveur de l'agriculture permettant au pays d'assurer sa sécurité alimentaire et de faire jouer à ce secteur un rôle appréciable, dans le domaine du développement économique et social;

- Les programmes prévus sur les plans industriel et agricole doivent être complété par des actions appropriées dans le domaine des services et de d'autant plus qu'à ce niveau, les possibilités offertes ainsi que la modicité relative des investissements constituent autant de facteurs d'encouragement de l'initiative en matière économique.

 

3 - Les objectifs sociaux:

 

Ils visent à améliorer les conditions de vie du citoyen. Pour ce faire, il convient d'envisager de:

- renforcer la justice sociale par une répartition équitable de la richesse nationale;

- promouvoir l'habitat par:

* le renforcement d'une administration pérenne de nature à créer les conditions nécessaires à la relance des programmes de construction et de renforcement de l'offre de logement;

* la diversification des sources de financement de l'habitat;

* l'orientation de l'intervention financière de l'Etat vers les couches les plus démunies;

* l'émergence d'un marché foncier et immobilier libéré de toute bureaucratie;

* le renforcement de l'aide à l'habitat rural;

* le renforcement de l'autorité de l'Etat en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire;

- élaborer et mettre en application une politique adaptée et hardie en faveur de la jeunesse notamment, par la conception et la mise de programme dans les domaines de la formation et de l'emploi et sur le plan social fondés sur une vision nouvelle et dynamique du problème de la jeunesse.

 

4 - Les objectifs sécuritaires:

 

L'action conjuguée dans les domaines politique, économique et social vise à assurer la sécurité des personnes et des biens et à ramener la paix civile. La lutte contre le terrorisme qui doit se poursuivre sera ainsi soutenue par l'ensemble de la société à travers les autres actions entreprises et la cohésion retrouvée, grâce à la poursuite de la concertation et aux instances mises en place.

 

Parallèlement à cela, des mesures d'apaisement pourraient être envisagées progressivement à l'évolution de la situation.

 

Organisation des instances de la période de transition

 

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